Définition de : bistrot

bistrot & bistro ; bistrotte (fém.) ; bistrote (fém.) ; bistro-tabac ; □ aller au bistrot n., n.m.

Définition

■ Marchand de vin ; débitant de boissons, aubergiste, patron de bar, cafetier < ; ■ débit de boissons, café, bar, petit restaurant ; □ aller au débit

ALL : Wirt / ANG : a bar keeper, a retail wine merchant ; drink-seller
fréquence : 292
registre ancien : 7 registre moderne : 4

synonyme : bistrotier, débitant de boissons, cafetier, propriétaire d'établissement, débit de boissons, bar, café famille : bistro usage : Argot de l'alcool et de l'ivresse

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1884.

1884 1888 1889 1894 1895 1896 1897 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1905 1907 1907 1908 1909 1910 1911 1911 1911 1912 1914 1914 1915 1915 1915 1915 1916 1916 1916 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1914 1919 1920 1921 1922 1923 1924 1925 1925 1925 1926 1927 1927 1927 1927 1928 1929 1929 1930 1930 1931 1932 1932 1932 1933 1933 1933 1935 1935 1935 1935 1935 1935 1936 1936 1936 1936 1937 1937 1937 1937 1938 1938 1938 1939 1939 1939 1939 1939 1942 1943 1943 1943 1944 1945 1945 1946 1946 1946 1946 1947 1947 1947 1947 1948 1948 1949 1949 1949 1949 1949 1950 1950 1950 1950 1950 1951 1952 1952 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1954 1954 1954 1954 1954 1954 1954 1954 1954 1955 1955 1955 1955 1955 1956 1956 1956 1956 1956 1957 1957 1957 1957 1957 1958 1958 1959 1960 1960 1960 1960 1960 1960 1960 1961 1961 1961 1963 1963 1963 1963 1964 1964 1965 1965 1965 1965 1966 1967 1968 1966 1968 1968 1969 1969 1969 1970 1971 1971 1971 1971 1971 1972 1973 1973 1973 1974 1974 1975 1975 1975 1976 1976 1976 1977 1977 1977 1977 1977 1977 1978 1978 1978 1979 1979 1979 1979 1979 1979 1979 1979 1980 1980 1980 1980 1981 1981 1981 1981 1981 1981 1981 1982 1982 1982 1982 1982 1983 1984 1984 1984 1985 1985 1986 1986 1987 1988 1989 1989 1990 1990 1990 1991 1993 1993 1993 1994 1995 1995 1995 1997 1998 1998 1998 1999 1999 2000 2000 2001 2001 2002 2002 2002 2003 2004 2004 2004 2004 2004 2004 2005 2007 2007 2008 2009 2011 2011 2012 2013 xxxx

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Citations

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BISTRO(T), OTE, (BISTRO, BISTROT)subst. A. Fam. Petit café, petit restaurant sympathique et modeste. Courir les bistrots : 1. Il allait se faire de bons copains des gars qui seraient allés au front comme lui il dénicherait un petit bistro convenable pour manger à midi, il trouverait une chambre pas trop loin, pour pouvoir se lever tard. DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 312. 2. Après le meeting on est allé dans un bistro manger de la choucroute et boire de la bière, ... S. DE BEAUVOIR, Les Mandarins, 1954, p. 553. B. P. méton. Le patron de cet établissement. Tulacque était bistro à la barrière du Trône (BARBUSSE, Le Feu, 1916, p. 22) : 3. Ils ont un compte au cabaret, et se décident à travailler deux ou trois jours de temps en temps, lorsque le bistrot menace de se fâcher. ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, La Douceur de la vie, 1939, p. 199. Au fém. Bistrote. Femme qui tient un café : 4. Avec un long épi, il [Vieublé] était occupé à chatouiller de loin le creux de la main de la bistrote, qui faisait la belle avec ses compagnes. DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 178. PRONONC. ET ORTH. : []. Lar. 20e écrit bistro, DUB. et Lar. encyclop. Suppl. 1968 écrivent bistrot. ROB., Lar. encyclop., QUILLET 1965 et ROB. Suppl. 1970 admettent bistro ou bistrot; ce dernier ajoute la forme bistrote ,,n.f. Femme qui tient un café.`` ÉTYMOL. ET HIST. 1884 arg. pop. bistro « cabaretier » (G. MOREAU, Souvenirs de la Petite et de la Grande Roquette, t. 2, p. 3); 1892 bistrot (TIMM.) ; d'où le fém. bistrote [1914 d'apr. ESN. sans attest.] ; 1919, supra ex. 4. Orig. obsc.; à rattacher au poit. bistraud « petit domestique » d'orig. inc. (cf. FEW t. 22, 2, p. 61a ; v. aussi ESN., s.v. bistaud) si l'on suppose que le mot a tout d'abord désigné l'aide du marchand de vin, plutôt qu'à relier à bistingo « cabaret » 1845 (RAISSON, Une Sombre histoire, I, 40 dans Fr. mod., t. 19, 1951, p. 203), bustingue (avec coquille?) « hôtel où couchent les bohémiens » 1848 (A. PIERRE, Arg. et jargon, ibid.) et bistringue, bastringue*, tous d'orig. obsc.; l'hyp. qui voit dans le mot, l'adaptation du russe bistro « vite » remontant aux cosaques assoiffés occupant Paris en 1814 n'est pas suffisamment fondée. Le -t final qui permet le fém. bistrote (cf. supra prononc. et orth.) est dû aux nombreux mots fr. en -ot à valeur affective (cf. NYROP t. 3, § 287-291). STAT. Fréq. abs. littér. : 217. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) néant, b) néant; XXe s. : a) 35, b) 901. BBG. BERNELLE (A.). La Langue leur a fourché... Vie Lang. 1960, p. 485. ESNAULT (G.). Bistro. Fr. mod. 1951, t. 19, p. 203. ESNAULT (G.). Généalogie de bistro. Vie Lang. 1954, pp. 175-177. GALL. 1955, p. 230. LE BRETON GRANDMAISON. Le Monde de la limonade. Vie Lang. 1971, pp. 548-551. SAIN. Lang. par. 1920, p. 111, 268. SAIN. Sources t. 3 1972 [1930], p. 71. (tlfi:bistrot)

  • Origine provinciale ; le mot a probablement désigné au début l'aide du marchand de vin et ensuite la patron lui-même (SAINXIX)
  • D'origine confuse : certains le datent de l'arrivée des Cosaques à Paris lors de l'invasion de 1814 (les hommes de troupes qui n'avaient pas le droit d'y entrer officiellement faisaient rapidement en criant bistro = vite) mais GIR pense que le terme est d'origine française et que c'est une déformation de mastroquet, lui-même issu de la constraction de stroc = setier (cf. Vidocq, les voleurs) et de demi : mi-stroc qui a donné mistroquet ; ce mot devient listroquem en louchebem → bistroquet → bistroque → troquet → bistroquet → bistrot (GIR-BIST)
  • A d'abord désigné le cabaretier avant de désigner le débit de boisson ; étymologie incertaine : peut-être emprunté au poitevin « bistraud » (petit gardeur de vaches domestiques, d'où commis d'auberge). Autre étymologie peu vraisemblable : les Cosaques à Paris, en 1814, commandaient à boire en disant « bistro, bistro » (= vite en russe) : les cabaretiers auraient pris le mot pour eux (MCC)
  • Corruption de mastroquet (AYN)
  • orig. incert.; p.-ê. du poitevin bistraud « petit domestique », qui aurait désigné l'aide du marchand de vin; ou encore des formes bistingo (1845), bistringue, bastringue, d'orig. obscures; quant à une adaptation du russe byistro « vite », venue des cosaques demandant à boire à Paris en 1814, c'est une pure fantaisie en l'absence de toute attestation du mot à l'époque ou peu après; mais l'hypothèse la plus vraisemblable rattache le mot à bistouille (par la var. attestée bistrouille et un verbe bistrouiller). → Bistouille (GR)
  • D'origine confuse, le mot bistrot date pour certains, de l'arrivée des Cosaques dans la région parisienne durant la guerre de 1814. Les hommes de troupe qui n'avaient absolument pas le droit de fréquenter un quelconque estaminet, déjouant toute surveillance s'y précipitaient à chaque occasion en criant : bistro, bistro !... ce qui paraît-il signifie : vite... vite... Après avoir absorbé ce qui leur était servi, ils disparaissaient aussi rapidement qu'ils étaient venus. C'est de cette époque dit-on que le parisien avide de nouveauté prit l'habitude d'appeler le café, le bistro. Bistrot sans T final évidemment, mais nombreux sont ceux, et nous en sommes, qui l'écrivent avec la lettre en question, pourquoi ? Nous pensons que le mot litigieux est vraiment français et qu'il provient d'une suite d'allitérations et de déformations de mastroquet tout simplement. En louchebem (ce langage particulier aux bouchers) mastroquet devient listroquem. Reprenant le mot au vol l'argot à son tour le malaxe et le refond pour en faire listroquet, listroque, troquet, bistroquet et finalement le raccourci bistrot avec un t car il ne faut pas oublier que l'on dit en parlant de son tenancier ou de sa tenancière qu'il est un bistrotier ou une bistrote. (Giraud, Bistrots, 1960)
  • 1884 (GR) /

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