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Les citations de Bob

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Dernières citations ajoutées

FANFAN, luttant contre l'envie de pleurer. J'ai que tu m'as fait jouer à la hausse et que j'ai tout perdu !… […] THÉODULE, derrière Benotton et Fanfan. Ah ! sapresti ! c'est un nettoyage !…
123062 | 1865. La famille Benoiton | sapresti, nettoyage

Je me lance dans la diplomatie !… Torse sérieux, gilet profond, commencement de genou sur le crâne, ce qui vous campe un homme qui a vécu… Me voilà ambassadeur ; on me pousse ! j'arrive et je te décore, ça te va-t-il ?…
123061 | 1865. La famille Benoiton | genou, se pousser

THÉODULE. Mes dettes payées, je fais mon petit scandale dans la rue. BENOITON. Pour ?… THÉODULE. Pour me poser, donc !… Il n'y a rien qui pose comme un scandale. Pendant vingt-quatre heures, on ne parle que de moi, me voilà célèbre ; et comme je suis avec ça pas mal mauvais sujet, les femmes raffolent de moi.
123060 | 1865. La famille Benoiton | poser qqun

Attendu que les dettes sont l'engrais du génie !… Tous les grands hommes, avant de percer… criblés de dettes !… Vois plutôt Alcibiade ! En voilà un qui a rudement fait son affaire… Et Mirabeau, et Pitt et Fox !…
123059 | 1865. La famille Benoiton | percer

THÉODULE. Je passe mon bachot, n'est-ce pas ?… Je suis refusé… BENOITON. Comment, refusé !… THÉODULE. Oh ! mais la… roide !… BENOITON. Alors, je t'engage… THÉODULE. À continuer, oui ; mais ça ne me mord pas, j'en ai assez !…
123058 | 1865. La famille Benoiton | mordre

BENOITON. Pour arriver, on fait ce que j'ai fait, garnement, on travaille !… THÉODULE, avec mépris, se levant. Ah ! bien ! travailler !… c'est bon pour ceux qui n'ont rien dans le ventre.
123057 | 1865. La famille Benoiton | en avoir dans le ventre

BENOITON. Qu'est-ce que vous faites depuis hier… drôle ?… THÉODULE. Je me lance, papa ! BENOITON. Il se lance ! où ça ?… THÉODULE. Dans le monde, donc ! Pour arriver !
123056 | 1865. La famille Benoiton | arriver

CAMILLE. Voilà papa !… THÉODULE. Comme ça se trouve. Je suis à sec !…
123055 | 1865. La famille Benoiton | comme ça se trouve !

THÉODULE. Jusqu'à quatre heures du matin, où nous avons été promener les dames au bois de Boulogne. CAMILLE. Ah ! il y avait des dames ?… THÉODULE. Une mare !… Mimi Taptape !… Cascadette ! Bébé J't'en Fiche, et Tata Rigolo !…
123054 | 1865. La famille Benoiton | une mare

THÉODULE. La Sauterelle lilléraire !… C'est moi qui fais l'article modes sous le nom de la Chevalière de Rocquepompon, et avec un chien !…
123053 | 1865. La famille Benoiton | chien

Ce qu'on y fait !… On fume, quoi ! on boit, on joue… […] Au billard, au lansquenet, au bac… où j'ai pas mal perdu, entre parenthèses !… Et puis on discute les intérêts communs des colléges !… sans compter que nous avons notre organe… et un peu chouette.
123052 | 1865. La famille Benoiton | 39792, bac, chouette, un peu X

CAMILLE. Il y a un cercle des collégiens ?… […] Et comment est-ce qu'il s'appelle, ce cercle-là ? JEANNE. Le cercle vicieux ? THÉODULE. Le Potach' club !… CAMILLE. Et qu'est-ce qu'on y fait, dans ce Potach' club ?… THÉODULE. Tiens, est-elle bête donc !… Ce qu'on y fait !… On fume, quoi ! on boit, on joue…
123051 | 1865. La famille Benoiton | potache

JEANNE, le regardant et lui prenant le menton. Nous avons notre petit plumet !
123050 | 1865. La famille Benoiton | avoir son plumet

CAMILLE. D'où viens-tu, mauvais sujet ?… THÉODULE, avec importance. De mon cercle ! (Il s'assied gauche.) JEANNE. Quel cercle ? THÉODULE. Le cercle des collégiens donc ! […] CAMILLE. Il y a un cercle des collégiens ?… THÉODULE. Un peu ! on nous a refusé l'autorisation, mais nous avons trouvé un atelier au Gros-Caillou, où nous sommes installés… Je ne vous dis que ça…
123049 | 1865. La famille Benoiton | un peu

JEANNE. Voilà une belle raison ! (Sentant.) Ah ! que ça sent bon ! Qu'est-ce que c'est que ça ?… THÉODULE. Un cabaña ! JEANNE. Oh ! laisse-moi tirer une bouffée !…
123048 | 1865. La famille Benoiton | bouffée

JEANNE. Ah ! bien ! tu peux te vanter que papa est fièrement monté contre toi, va ! THEODULE. À cause ?… CAMILLE. Parce que tu n'es pas rentré cette nuit !
123047 | 1865. La famille Benoiton | pouvoir se vanter de, fièrement, à cause ?

CAMILLE. Salut, grand ! – Oh ! ce costume ! et ta tunique ? THÉODULE. Merci, la tunique pour aller aux courses : regardez-moi ça, – un knickerbocker ! (Il pirouette sur lui-même.) Quel chic !
123046 | 1865. La famille Benoiton | merci

Je lui ai dit aussi de mettre des fleurs plein la voiture… mademoiselle Colomba, des Folies, en avait l'autre jour tout autour d'elle ; c'est d'un crâne effet…
123045 | 1865. La famille Benoiton | 47125, 83090

Eh ! bien, oui, la, je suis trop vif, c'est convenu ; mais du diable si je pensais à me mettre en colère ; c'est toi…
123044 | 1865. La famille Benoiton | du diable si

MARTHE. Je ne dépense pas plus qu'une autre femme… DIDIER. Qui dépense autant, non ! une vingtaine de mille francs par an !… seulement !… MARTIE. Ce n'est que le revenu de ma dot ! DIDIER, debout, vivement. Ah ! j'attendais ce mot-là !… Alors, il vous semble juste et légitime que cet argent passe à vos caprices !… […] Votre dot est pour vos épingles et tire-toi de là, mari, comme tu pourras !
123043 | 1865. La famille Benoiton | épingles

Vive Dieu !… Clotilde, pensez-vous à ce que vous dites ?
123042 | 1865. La famille Benoiton | vive Dieu !

CLOTILDE. Je vous la fis rencontrer au Bois, par hasard, le samedi. Le lundi vous étiez, chez le père… et dix jours après, on signait le contrat.
123041 | 1865. La famille Benoiton | au Bois

DIDIER, sans la voir d'abord, il entre par la gauche. Où ai-je fourré ces papiers ? (Il cherche et aperçoit Clotilde.) Ah ! c'est vous, Clotilde, comment va ce matin ? CLOTILDE. Pas mal.
123040 | 1865. La famille Benoiton | 83573

CHAMPROSÉ. Mademoiselle, chère amie, vous dira : (Du ton le plus élégant.) que j'avais une araignée dans le plafond, mais elle a parlé ! je suis sauvé, et je me sauve. (Se reprenant et saluant Jeanne avec une extrême politesse.) Pardon, mademoiselle, je me la brise !… (Il sort.)
123038 | 1865. La famille Benoiton | avoir une araignée au plafond, se la briser

JEANNE. Enfin, monsieur, expliquez-vous ! qu'est-ce que vous voulez ? CHAMPROSÉ. Je ne sais plus, mademoiselle, ou plutôt, si… J'étais venu avec l'intention formelle… mais d'abord, monsieur votre petit frère… et puis (Menaçant.) monsieur votre père… (Mouvement de Benoiton effrayé.) et puis vous-même… ces brassards, ces jambards ! JEANNE, impatientée. Vraiment, monsieur, on reste chez soi, quand on a des toquades pareilles !… CHAMPROSÉ, frappé. Toquades !… la grenouille !… Ah ! bien, non, décidément, l'argot ! je ne m'y ferai jamais ! (Il se dirige vers le fond, Clotilde entre par la droite.) CLOTILDE, entrant, à Champrosé. Eh ! bien, où courez-vous ? CHAMPROSÉ. Chez moi ! CLOTILDE. Alors, vous êtes ?… CHAMPROSÉ. Guéri de ma toquade, oui !… CLOTILDE, étonnée. Sa toquade !
123039 | 1865. La famille Benoiton | toquade

Depuis que nous sommes ensemble, Albert a eu trois toquades, sans parler des innombrables passades. Ça s'est calmé comme des accès de fièvre, et je n'en ai pas pâti le moins du monde.
112237 | 1935. Viande à brûler | toquade, passade, 62547

Pour l'heure, Ida Ruys a la toquade des chrysanthèmes
178463 | 1930. Le bal des folles | toquade

CHAMPROSÉ, vexé. Permettez, des murs qui ont supporté huit assauts sous Charles VI. BENOITON. Ah ! bien, ils n'ont pas supporté le neuvième… Ça été fait là… – Prutt!
123037 | 1865. La famille Benoiton | 83861

Oui ! Quand je dis château, par exemple, c'est bien pour vous faire plaisir ; une vieille bicoque ruinée et bonne à démolir !…
123036 | 1865. La famille Benoiton | bicoque

Oui, cette imagination d'artiste… qu'elle a pêchée je ne sais où…
123035 | 1865. La famille Benoiton | pêcher

CHAMPROSÉ, à part. Je suis fâché d'être venu, moi !… Je recommence à avoir chaud !…
123034 | 1865. La famille Benoiton | 32407

BENOITON. Montre à monsieur ton petit coffre-fort ! FANFAN. Mon coffre-fort !… Ah ! ouiche ! Il n'est pas sérieux, mon coffre-fort ! BENOITON. Comment ! il n'est pas sérieux ? FANPAN. Eh ! non ! il est en bois peint !
123033 | 1865. La famille Benoiton | ouiche

Est-il jobard, ce Fanfan, d'accaparer comme ça tous les Sud !… mais à quatre heures et demie, qui est-ce qui faisait une tête… quand on a su qu'il n'y aurait plus de timbres séparatistes !… J'ai revendu les miens avec un bénéfice !…
123032 | 1865. La famille Benoiton | faire une tête

FANFAN. À deux heures, et c'est nous qui menons le marché… Vous comprenez… tu comprends ? – Parce que nous avons des timbres de partout, à cause de nos papas !… Alors, nous nous entendons tous les trois, et les petits boursiers du pays… (Riant,) nous les roulons !…
123031 | 1865. La famille Benoiton | rouler

FANFAN. Ce sont de fameux partis, mes soeurs… Est-ce que vous venez pour en épouser une ?
123030 | 1865. La famille Benoiton | fameux

CHAMPROSÉ, lorgnant celles qu'il tient à la main. Mon doux Seigneur !… Pourquoi des bottes ? CLOTILDE. Pour montrer beaucoup et faire désirer plus encore.
123029 | 1865. La famille Benoiton | 83859

CLOTILDE, à Prudent. Qu'ont-ils donc ? PRUDENT, gagnant la porte à gauche. Ah ! ne m'en parlez pas ; les vieux !… on ne peut jamais les faire entrer dans le grand courant…
123028 | 1865. La famille Benoiton | ne m'en parlez pas

FORMICHEL, sur le seuil, à Benoiton, en regardant son fils. Sapredié !… Il est roide, tout de même. BENOITON. Oh ! pour roide, il est roide !…
123027 | 1865. La famille Benoiton | sapredié, pour X on X

PRUDENT. On est sérieux ou on ne l'est pas !… Nous ne sommes pas ici, n'est-ce pas, pour cueillir des pâquerettes ?
123026 | 1865. La famille Benoiton | 78235, cueillir des pâquerettes

FORMICHEL. Ce matin, j'irai droit au but,… comme un homme de mouvement parlant à un homme pratique.
123025 | 1865. La famille Benoiton | 42177

BENOITON, entrant tout endormi et se frottant les yeux. Voilà, cher ami, voilà !… j'étais avec mes livres et votre voix m'a tout à coup…
123024 | 1865. La famille Benoiton | se frotter les yeux

MARTHE. Je n'ai pas d'argent. MULLER. Je ne puis malheureusement pas faire crédit à madame de ces dentelles qui ne sont pas à moi ; mais je lui ferai remarquer que trois mille francs sont une misère…
123023 | 1865. La famille Benoiton | une misère

MULLER, seul avec Marthe. Madame garde les dentelles qui sont dans sa chambre ? MARTHE, de même. C'est trop cher ! MULLER, serrant ses gravures. Dites que c'est donné, madame, un point d'Angleterre admirable… une occasion unique !
123022 | 1865. La famille Benoiton | pas donné

quelquefois, Marie-Ange mettait du marc de fruit dans son café. Elle t'en aurait bien donné une goutte : « Ça le fortifie, ce mignard ! » La Bonne Grand-Mère ne voulait pas. « Rien qu'un canard ! C'est une [sic] homme, à présent ! –Non »
47871 | 1964. Les rues de Levallois | canard

JEANNE et CAMILLE. Le canot ! DIDIER. Ah ! le canot, diable !… Eh bien ! pour quelle heure ? CAMILLE, tirant sa montre, ainsi que Jeanne. Trois heures ! DIDIER, regardant la sienne. Précises !… CAMILLE et JEANNE. Précises ?… DIDIER. Oui… Eh bien ! (Il se sauve par la porte de droite.) ce sera pour un autre jour ! JEANNE, riant. Quel joli lâcheur !
123021 | 1865. La famille Benoiton | lâcheur

JEANNE, l'imitant. Pour une seconde !… Allez donc !… Il arrive ! Le voilà Pschits !… Disparu !
123020 | 1865. La famille Benoiton | pffuit

CAMILLE. Ah ! merci ! Ah ! bien, non ! Adolphine en colère !… Je la trouve mauvaise !… (Elle monte au piano.) ADOLPHINE, aigrement, à l'adresse de Jeanne. Parce que je n'ai pas votre fortune, n'est-ce pas ?… JEANNE se lève. Oh ! la, la, maman !… ( Elle remonte et va rejoindre Camille.) ADOLPHINE. Mon père a été plus riche que le vôtre, ma chère !… […] MARTHE. Adolphine, tu deviens ridicule, tout de bon !
123019 | 1865. La famille Benoiton | maman !

CAMILLE. Ah ! merci ! Ah ! bien, non ! Adolphine en colère !… Je la trouve mauvaise !… (Elle monte au piano.)
123018 | 1865. La famille Benoiton | la trouver mauvaise, oh ! la ! la ! la ! la !

MULLER, donnant une gravure à Camille. Voici un très-joli vêtement d'été en batiste de Suède, madame, une création à moi. CAMILLE, la regardant. C'est joli ! JEANNE. Pas assez tapageur !
123017 | 1865. La famille Benoiton | tapageur

MARTHE, regardant un modèle. Ah ! celui-là me plaît assez, monsieur Muller. (Elle donne la gravure à Jeanne.) MULLER. Madame a bon goût !… C'est la dernière nouveauté ! JEANNE, regardant. Oh ! le jupon rouge soutaché de jais blanc a bien plus d'oeil.
123016 | 1865. La famille Benoiton | avoir de l'oeil

La mère ! Je demande à voir la mère, où est la mère ? CLOTILDE. La mère ? Elle est sortie ! CHAMPROSÉ. C'est complet ! je me sauve !
123015 | 1865. La famille Benoiton | c'est complet !, se sauver

CHAMPROSÉ, ahuri, à Jeanne. Ce n'est donc pas madame Benoiton ? CLOTILDE, tandis que Julie fait revenir Adolphine. Eh ! non, c'est Adolphine ! CHAMPROSÉ. Le rossignol, ah ! saperlotte ! mais enfin, il y a une madame Benoiton. La mère ! Je demande à voir la mère, où est la mère ?
123014 | 1865. La famille Benoiton | saperlotte !

THÉODULE, à droite, prenant son képi. Merci, les évanouissements de femme. Est-ce que je donne encore dans ces godants-là ! (Il sort.)
123013 | 1865. La famille Benoiton | merci, godan

CAMILLE. Ah ! le dîner ! (Elle redescend prendre son ombrelle sur le banc de droite.) J'ai une faim, moi, et toi ? JEANNE. Moi aussi ! […] JEANNE, prenant le bras de Camille et l'entraînant. Allons becqueter !
123012 | 1865. La famille Benoiton | becqueter, 83855

De sorte que j'ai une envie de rester ici qui n'est comparable qu'à mon désir de tourner bride.
123011 | 1865. La famille Benoiton | tourner bride

cette petite dinde qui pleurniche là sur sa cruche ; on peindrait ça au coldcream !
123010 | 1865. La famille Benoiton | dinde

J'ai un peu modelé aussi. J'avais une jolie voix, mais depuis un rhume, je ne peux plus repincer le mi ! J'aime mieux peindre !
123009 | 1865. La famille Benoiton | pincer le mi

JEANNE. Non ! ah ! j'y suis ! l'autre, l'autre hiver… un soir, au Lyrique… à une première ! […] Un joli four, n'est-ce pas, ce soir-là ?… CLOTILDE. Ah ! le fait est que ce théâtre avec sa calotte de feu… JEANNE, riant et allant à Clotilde. Ah ! marraine qui ne comprend pas ! ah ! Elle est bonne ! CLOTILDE. Quoi ?… CHAMPROSÉ. Mademoiselle parle de la pièce. CLOTILDE. La pièce ? CHAMPROSÉ. Oui, seulement ce n'est pas tout à fait du français, chère cousine… CLOTILDE. C'est de l'argot ?… JEANNE, protestant. Ah !… CHAMPROSÉ, vivement. Mettons du parisien ! – Mademoiselle est artiste ?
123008 | 1865. La famille Benoiton | four

CAMILLE. Oui, à Versailles ! Mauvaise piste ; mais c'est égal, paries-tu dix louis ? […] Où ai-je fourré mon betting-book ? […] CHAMPROSÉ, effaré. Mais c'est une ringueuse !…
123007 | 1865. La famille Benoiton | ringueur

CAMILLE, allant s'asseoir près de son père. Il a surtout une pouliche alezan brûlé, avec deux balzanes […] Et un avant-main ! ah ! le joli cheval. JEANNE, passant derrière Camille et allant à Benoiton. On en mangerait !
123006 | 1865. La famille Benoiton | on en mangerait

où nous avons vu… oh ! un chef-d'oeuvre… la merveille des merveilles ![…] vois-tu, papa ! après ça, il faut tirer l'échelle !
123005 | 1865. La famille Benoiton | on peut tirer l'échelle

En attendant, c'est notre voisine, Mme Courvalot, qui nous a conduites dans son panier pour l'essayer chez mistress Edwart, où nous avons vu… oh ! un chef-d'oeuvre… la merveille des merveilles !
123004 | 1865. La famille Benoiton | panier

JEANNE. C'est vous, petit père ! BENOITON, les embrassant. Bonjour, fillettes !
123003 | 1865. La famille Benoiton | petit père

BENOITON, l'amenant sur le devant de la scène. Mais enfin, si tu ne veux pas entrer dans les affaires, qu'est-ce que tu feras, garnement ? THÉODULE. Si j'ai mon idée, moi ! si je veux percer autrement, qu'est-ce que ça te fait ? CLOTILDE. C'est clair ! Pourvu qu'il perce ! THÉODULE. Et je percerai. CHAMPROSÉ. Et il percera !
123002 | 1865. La famille Benoiton | percer

FORMICHEL. Raison de plus, quand on a de la fortune, jeune homme, on la fait valoir. THÉODULE, se versant à boire. Je t'en moque, c'est le contraire !… C'est elle qui vous fait valoir.
123001 | 1865. La famille Benoiton | je t'en moque

qui nous permet d'avoir pour longtemps du pain sur la planche… –Et de nous la couler douce
10017 | 1912. Les Pieds Nickelés ministres, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912) | avoir du pain sur la planche

FORMICHEL se lève. Qu'est-ce que vous ferez de ce gaillard-là, quand il sera bachelier ? BENOITON. Ah ! je n'en sais rien ! Le polisson sait trop bien qu'il a du pain sur la planche ! FORMICHEL. Raison de plus, quand on de la fortune, jeune homme, on la fait valoir…
123000 | 1865. La famille Benoiton | avoir du pain sur la planche

Oh ! ma foi, non ! les femmes ! si vous saviez comme j'en suis revenu !
122999 | 1865. La famille Benoiton | 37277

BENOITON. Si tu me consultais au moins, gamin, avant d'acheter… THÉODULE, revenant à lui. Oh ! ma foi, la Bourse, ce n'est pas mon fort, tu sais ?
122998 | 1865. La famille Benoiton | 74774

Ah ! bien, non, papa, ne parlons pas bachot, hein !… c'est assez tannant au collége.
122997 | 1865. La famille Benoiton | tannant

Et me voilà par le bois de Boulogne où j'ai produit un rude effet sur la petite Antonia des Délass-Com !…
122996 | 1865. La famille Benoiton | Délas' Com'

THÉODULE. Bonjour, tout le monde ! BENOITON. Ah ! c'est toi ! Tu sors du collège ? THÉODULE, l'embrassant. Tiens, c'est congé donc ! Un peu que je l'ai lâché d'un cran le babut !
122995 | 1865. La famille Benoiton | lâcher d'un cran, bahut, un peu que X

CLOTILDE. Et l'Italie ?… Vous n'avez pas vu l'Italie !… PRUDENT. En courant ! c'est encore si arriéré ce pays-là ! CLOTILDE. Pourtant, les musées ?… PRUDENT. Oh ! bien, qui en a vu un, en a vu dix ! Toujours des saintes familles ou des portraits de gens qu'on ne connaît pas !… Qu'est-ce que ça me fait à moi ?…
122994 | 1865. La famille Benoiton | qui en a vu un, en a vu dix

Eh bien ! je vous réponds qu'il a profité, le gaillard ! À huit ans, cela vous brassait déjà sa petite règle d'intérêts composés. Et on avait, monsieur, son petit brouillard et son petit grand-livre pour inscrire le DOIT et AVOIR de son petit budget.
122993 | 1865. La famille Benoiton | 83852

Mais du calcul ! Du calcul à mort ! – Avec ça un peu de géographie commerciale, quelques éléments de chimie, de géométrie, de mécanique… et même un peu d'histoire, dans tes moments perdus !…
122992 | 1865. La famille Benoiton | à mort

FORMICHEL. Le mien n'avait pas sept ans que je lui disais : – Ce n'est pas tout ça, mon bonhomme ; nous sommes sur terre pour faire fortune… Retrousse-moi ces manches-là, et ne barbotons pas dans le latin et le grec qui ne se parlent plus !
122990 | 1865. La famille Benoiton | c'est pas tout, mais, retrousser ses manches

Retrousse-moi ces manches-là, et ne barbotons pas dans le latin et le grec qui ne se parlent plus ! BENOITON. Ce qui est antipratique au premier chef !
122991 | 1865. La famille Benoiton | 83851

BENOITON. Vous n'avez pas le temps. DIDIER, tirant sa montre. Si ! (On entend au loin le cornet du chemin de fer.) STEPHEN. Non ! voilà le cornet !
122989 | 1865. La famille Benoiton | cornet

Quand, trop absorbé par nos jeux, j'en oubliais l'heure, le « cornet » de la fosse 3 […] me rappelait à la réalité
29011 | 1993. Et l'expresso remplaça la bistouille | cornet

BENOITON. Si on ne récompense pas ceux qui donnent l'exemple de la fortune ! CLOTILDE et CHAMPROSÉ. Oui !… BENOITON, dont l'irritation va croissant. Et qui bâtissent ! (Il se lève.) Alors, je ne sais plus, moi, qu'ils décorent tout de suite plus ceux qui veulent démolir ! CLOTILDE, CHAMPROSÉ, DIDIER. C'est clair !
122988 | 1865. La famille Benoiton | c'est clair

Le bébé va bien ? CLOTILDE. Votre petite Madeleine dormait comme un ange quand je suis rentrée.
122987 | 1865. La famille Benoiton | dormir comme un ange

CHAMPROSÉ. Des garçons ? CLOTILDE. Deux : un collégien, cancre de la plus belle venue… et un petit bonhomme haut comme ça, élevé d'après la méthode positive et qui promet…
122986 | 1865. La famille Benoiton | cancre, 83850, haut comme ça

Vous mériteriez Adolphine, vous ! CHAMPROSÉ. Ah ! il paraît qu'Adolphine ?… placement difficile !… CLOTILDE. Ah ! Dieu ! CHAMPROSÉ. Un rossignol ! merci !… non, pas de mauvaise plaisanterie !… Mariez-moi sérieusement !
122985 | 1865. La famille Benoiton | rossignol

Je regarde par-dessus les haies… je vois une femme !… CLOTILDE. Et c'est moi !… CHAMPROSÉ. Et c'est vous ! si ce n'est pas providentiel, je n'y connais rien !…
122984 | 1865. La famille Benoiton | 83849

J'en étais là, guettant une voiture sur le boulevard et contemplant toute chose avec l'ahurissement du provincial ; car quand on a quitté Paris pendant dix-huit mois, ma chère amie… […] On est rouillé ! c'est inouï !… Un changement, des nouveautés… Les toilettes des femmes surtout que je regardais comme ça : Ah !…
122983 | 1865. La famille Benoiton | rouillé

Ma conscience me disait : Voilà ton mariage remis aux calendes, et ce n'est point ta faute ! Quelle joie pure et sans mélange !…
122982 | 1865. La famille Benoiton | aux calendes

je me dis, en débarquant, à Paris : Il n'y a que Clotilde pour me trouver femme ! c'est sa partie !… Vous trempez toujours dans l'hyménée ? CLOTILDE. Toujours ! CHAMPROSÉ. Très-curieuse, cette vocation déterminée pour le mariage des autres ! Enfin, ne discutons pas les manies d'amateur !
122981 | 1865. La famille Benoiton | tremper

J'étais là en compagnie d'un mien ami, qui prétend avoir découvert le port et la citadelle. Je veux être damné si j'ai vu un moellon
122980 | 1865. La famille Benoiton | je veux être damné si

Quant à vous marier, je l'ai juré ! Et pour mon propre honneur, je vous marierai, n'importe comment, n'importe à qui… ou j'y perdrai mon nom !
122979 | 1865. La famille Benoiton | je réussirai, ou j'y perdrai mon nom

Mais, ma chère, la pudeur a quinze ans ! Avril passé, bonsoir violettes ! Et je ne sais rien de plus sot qu'une grande bégueule d'innocence montée en graine, qui se donne là des airs de confusion
122978 | 1865. La famille Benoiton | monté en graine

Je vous trouve, il y a deux mois, un garçon bien né, assez riche, un peu mélancolique, c'est vrai […] vous allez… vous allez… et le mélancolique, suffoqué de cette joie printanière, s'échappe… et court encore.
122977 | 1865. La famille Benoiton | X court toujours

Ah ! c'est encore Mlle Adolphine ! (Elle redescend à gauche.) Le diable l'emporte celle-là, elle est toujours fourrée chez nous !
122976 | 1865. La famille Benoiton | être fourré qqpart

Apprenez, maître sot, que madame Clotilde d'Évry, ma maîtresse, est veuve d'un mari qui lui a laissé vingt bonnes mille livres de rente au soleil
122975 | 1865. La famille Benoiton | bien au soleil

moi qui étais si heureux avec monsieur, quand il était encore garçon ! – Une jolie idée qu'elle a eue là de nous marier, votre maîtresse ; c'est donc sa manie à cette femme-là ?
122974 | 1865. La famille Benoiton | joli

ils devraient joliment se plaire ; l'un ne dit pas blanc que l'autre ne crie noir !
122973 | 1865. La famille Benoiton | dire blanc et noir

C'est pourtant nous qui avons fait ce mariage-là ! Ils se convenaient si bien ! – Madame, une grande sèche, – monsieur un petit boulot !… On dit qu'il faut des contrastes.
122972 | 1865. La famille Benoiton | boulotte (fém.)

Sur une femme honnête, vous compterez vingt biches de bas étage, rangées en cercle autour d'elle, et débattant à voix haute, entre un vieillard cacochyme et un surnuméraire des finances, une question de gros sous.
122971 | 1865. La question des biches | gros sous

On fait de temps en temps des razzias de ces polisseuses de trottoirs.
122970 | 1865. La question des biches | polisseuse de trottoirs

que les fils de famille cessent de s'afficher avec des filles et de leur donner en public des coups de chapeau quand en particulier ils leur donnent des coups de cravache
122969 | 1865. La question des biches | 59068

il me racontait quelqu'une des anecdotes dont il est bourré.
122968 | 1865. La question des biches | bourré