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Les citations de Bob

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Dernières citations ajoutées

Descendons à ces triques, jambes de paon ou aiguilles à tricoter de ma grand'mère
124546 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | trique, aiguilles à tricoter

Chré nom d'un nom ! – t'as les yeux comme ceux d'une chouette
124545 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | crénom d'un nom !

Ho, hé, l'inspecteur de la salubrité publique, envoyez donc vite un de vos boueurs ici pour ramasser ce tas d'immondices !…
124544 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | 46446

Ho, hé, allons donc, sacré orang-outang, sale magot, – tu n'as seulement pas balayé le devant de ta porte
124543 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | magot

La vermine, les mouches, les chenilles, et tous les insectes de ces races-là sont après toi à te ronger… Mais tu aurais dû attendre au moins qu'ils t'eussent rongé jusqu'aux os pour venir ici
124542 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | jusqu'à l'os

ce n'est pas ta place dans une salle comme celle-ci, au milieu des sylphides et des coryphées, que tu ne vois pas, il est vrai, attendu que t'as les ardents bouchés par la pourriture, ho ! hééé, allons donc, circule vite, tu infectes toute la salle
124541 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | ardents

Qué que tu veux, moutard, bougre de petit mufle
124540 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | qu'éque

Ohh ! mille bombes, vais-je m'en donner… Au large, les caravanes de débardeurs, – de rouliers, – de chicards, – de badouillards…
124539 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | badouillard

Chrré nom d'un nom, quelle charge !… Ohh ! mille bombes, vais-je m'en donner…
124538 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | crénom d'un nom !

Chrré petit démon de femme…
124537 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | cré

JUNON. – C'est l'infernal ?… Aïe, le cordon de ma pantoufle qui vient de se casser. JUPITER. – Noue-le vite… mille bombes…
124536 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | mille bombes !

Colle-toi sur mon avant, et pinçons un brin de ce galop.
124535 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | pincer

Patapoufff, Bacchus, sa bacchante, et Triton, qui viennent d'essuyer un parterre…
124534 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | patapouf !, prendre un billet de parterre

LA MÊME VOIX. – Ha, ah, il a, il a a pris sa mitre au logis.
124533 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | 84688

JUPITER. – Hé ben, ombre de Vulcain, si tu ouvres encore une fois la gueule, – d'un coup de pied je te précipite dans l'île de Lemnos…
124532 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | ouvrir la gueule

UNE VOIX. – C'est le saute-ruisseau et la cuisinière de son patron… Connu !… connu !… beaux masques…
124531 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | saute-ruisseau, connu !, 84687

JUNON. Ohhhh !… mon petit bichon, – j'ai froâ, – rentrons vite.
124530 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | 71986

JUPITER. – […] Hé, madame la buraliste, deux billets, un pour moi et un pour ma moitié… UNE VOIX. – C'est pas vrai… c'est pas de moitié… c'est un homme en femme… c'est une frime ! JUPITER. – Mille tonnerre ! quel est le petit bipède qui se permet de me contredire ?…
124529 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | frime, bipède, mille tonnerres !

JUNON. Dis donc Gust... Jupiter, « crrr… jamais je ne saurai dire ce diable de nom, » as-tu pris le passe ? – en cas que je veuille me retirer de bonne heure.
124528 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | passe

Ho, hé, peuple, au large, ou d'un seul coup de baguette je t'extermine !…
124527 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | au large

– c'est celui qui demeure dans la rue chose. – Non, c'est la corsetière du coin.
124526 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | Chose

PLUSIEURS VOIX, – Ho, ho, en v'là des chicards ! – c'est celui qui demeure dans la rue chose. – Non, c'est la corsetière du coin. – Ho, cett'balll !…
124525 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | balle

Des milliers se contentant de répéter pendant cinq ou six heures de temps toujours les mêmes mots
124524 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | X de temps

Mais le nombre de ceux qui dégoisent des choses qui ont un sens n'est pas grand ; car, sur une population de sept à huit mille âmes que contient quelquefois une salle, c'est tout au plus si le nombre des individus qui réellement s'engueule s'élève à cinq ou six. – Des milliers se contentant de répéter pendant cinq ou six heures de temps toujours les mêmes mots, s'élevant à une quarantaine
124523 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | engueuler

On dirait, depuis quelque temps, que dans les bals masqués le règne de la danse et de l'intrigue a passé, et qu'il a fait place à un autre règne que l'on appelle l'engueulage. En effet, autrefois, comme vous le savez, c'est tout au plus si l'on aurait entendu à une très-petite distance des personnes qui causaient entre elles, et pourtant le nombre en était grand ; tandis qu'aujourd'hui, allez dans toutes ces sortes de réunions, à peine aurez-vous mis le pied sur le seuil de la porte vous n'entendrez que des voix et rien que des voix
124522 | 1842. La nuit du chicard au bal masqué | engueulage

RODIER. Quand ça serait la corne des pompiers… CONSTANT. Qu'est-ce que ça prouve ? CHARLOT. Ça prouve qu'il y a le feu. PETIT-LOUIS. L'important est que ça ne soye pas ici… RODIER. On serait arrangé… PETIT-LOUIS. On rôtirait comme des poulets.
124521 | 1911. Atelier d'aveugles | arrangé, soye

PETIT-LOUIS. Le quart-d'oeil n'était pas là… Il n'est jamais là… En voilà un qui ne se la foule pas !… RODIER. Des types qu'on ne trouve jamais quand on a besoin d'eux !…
124520 | 1911. Atelier d'aveugles | ne pas se fouler

RODIER. C'est vrai. Mais il est peut-être rentré. CHARLOT. Attendez… On va savoir… Le cornet acoustique est là pour un coup. (Il va au bureau de Martin et souffle dans le cornet.) Si Joseph est au magasin, il va répondre. (Tous, le front levé, écoutent.)
124519 | 1911. Atelier d'aveugles | pour un coup

Sûr qu'on est mieux ici qu'en face… sur les fortifs…
124518 | 1911. Atelier d'aveugles | sûr que

On n'a rien à craindre. On est à l'abri. On ne risque pas d'être renversé par un coup de vent ou par une auto… C'est toujours ça, pas vrai ?
124517 | 1911. Atelier d'aveugles | c'est toujours ça

CONSTANT. Oui, je crois l'avoir bien fermée, mais c'est une vieille bicoque, toute détraquée… CHARLOT. C'est pour ça qu'on nous l'a donnée. C'est assez bon pour les aveugles.
124516 | 1911. Atelier d'aveugles | 68187

Et puis, qu'est-ce que ça peut vous faire… qu'il fasse jour ou nuit ?
124515 | 1911. Atelier d'aveugles | 79659

Mais je n'ai qu'à ouvrir la fenêtre un moment. (Il a gagné, en tâtonnant, la fenêtre ; mais au moment où il l'entr'ouvre, un violent coup de vent rabat et fait claquer les persiennes.) CHARLOT, debout, hors de lui. Bouclez la lanterne ! Vous n'êtes pas mabouls ? Par un temps pareil ! Le poêle allumé ! Vous voulez donc nous foutre le feu ici…
124514 | 1911. Atelier d'aveugles | lanterne

Croiriez-vous, messieurs, que le jour même de l'entrée de l'usurpateur à Paris, j'ai donné un coup de pied au chien de ce commissaire, tandis qu'il regardait d'un autre côté…
46284 | 1829. Mémoires d'un forçat ou Vidocq dévoilé (tome quatrième) |

Il avait raison, tout à l'heure : un troupeau sous sa surveillance, voilà ce que vous êtes. Ça vous manque, à vous, de ne pas être mordus. Chacun son goût !
124513 | 1911. Atelier d'aveugles | 54777

Vous… si vous ne voulez pas avoir affaire à moi, je vous engage à fermer votre malle.
124512 | 1911. Atelier d'aveugles | ferme ta malle !

On n'a pas menacé Martin… personne ne l'a menacé. On voulait rigoler… se payer sa tête, tout simplement. BLANCHON. Et le couteau… c'était aussi pour rire ?
124511 | 1911. Atelier d'aveugles | se payer la tête de

PETIT-LOUIS. Il est parti ? CHARLOT, secouant la porte. Oui, et la saleté nous a enfermés ! RODIER. C'est vrai qu'il va chercher le commissaire de police ? PETIT-LOUIS. Probable !
124510 | 1911. Atelier d'aveugles | 35585, probable

Tu paieras ça, bourrique !
124509 | 1911. Atelier d'aveugles | le payer

MARTIN. Oui. Et j'ajoute ceci : à partir de demain, l'entrée de la maison sera interdite à toute personne étrangère à l'atelier. RODIER. À nos guides aussi ? MARTIN. Vos guides vous quittant généralement en bas, à la porte, ne prendront pas ma décision en mauvaise part, j'en suis convaincu. BLANCHON et RONCIN. Non. PETIT-LOUIS. C'est à voir. MARTIN. C'est tout vu.
124508 | 1911. Atelier d'aveugles | c'est tout vu

MARTIN. L'air que vous respirez ici vaut mieux que celui que vous prendriez en face sur les fortifs, ou à côté, chez Arsène. CHARLOT. C'est vous qui le dites !
124507 | 1911. Atelier d'aveugles | 79915

CHARLOT. On n'est pas des bêtes de somme. On a besoin de souffler. MARTIN. Je ne vous empêche pas de souffler ici.
124506 | 1911. Atelier d'aveugles | 35449

J'ai réussi à voir un jour, par surprise, la chambrée, l'ignoble soupente où cet Arsène vous entasse… les grabats dont on ne change jamais les draps, toute la vermine des garnis à la semaine, à la nuit, à l'heure…
124505 | 1911. Atelier d'aveugles | garni

Jolie famille ! Vous ne vous apercevez donc pas que votre véritable exploiteur, c'est ce marchand de sommeil et d'alcool ?
124504 | 1911. Atelier d'aveugles | marchand de sommeil

BEC-DE-GAZ, avant de sortir, à reculons. À revoir, Charlot… et les autres ! À tout à l'heure, chez Arsène !
124503 | 1911. Atelier d'aveugles | 84686

Vous ne me faites pas peur non plus. Gare aux coups de pied, en attendant, si vous m'aboyez de trop près aux jambes. (Il siffle.) À la niche, Médor !
124502 | 1911. Atelier d'aveugles | Médor

BEC-DE-GAZ, reculant. C'est bon, c'est bon… Vous ne perdrez rien pour attendre. On se retrouvera. MARTIN. Oh ! ne croyez pas que vos menaces m'intimident. On se retrouvera où vous voudrez. Je suis averti de vos intentions, c'est le principal.
124501 | 1911. Atelier d'aveugles | ne rien perdre pour attendre

Vous ne serez pas nuisible aux autres, soit en les détournant de l'atelier, soit en y introduisant à boire comme vous avez déjà fait… et pas plus tard qu'aujourd'hui sans doute.
124500 | 1911. Atelier d'aveugles | pas plus tard que tout de suite

RODIER. Vous ne savez pas ce qu'il a imaginé pour réduire notre dépense ? BEC-DE-GAZ. Non. RODIER. Tous les fonds de verres et de bouteilles, il les verse dans un broc… et il nous vend le mélange un sou le verre… Un sou seulement. BEC-DE-GAZ. C'est donné ! CONSTANT. Il appelle ça : un omnibus. PETIT-LOUIS. Parce que c'est complet ! BEC-DE-GAZ. Un omnibus ! Sacré Arsène ! Il n'y a que lui pour des inventions pareilles ! CONSTANT. Oui, c'est une bonne idée ! BEC-DE-GAZ. Et ça se laisse boire, son omnibus ? RODIER. Ça dépend des jours ; c'est pas mauvais.
124498 | 1911. Atelier d'aveugles | omnibus, se laisser X

BEC-DE-GAZ. Un omnibus ! Sacré Arsène ! Il n'y a que lui pour des inventions pareilles !
124499 | 1911. Atelier d'aveugles | sacré X

Arsène m'en parlait encore tout à l'heure. C'est un bon tôlier. Il vous aime bien. CONSTANT. Il est gentil pour nous. On prétend qu'il pousse à la consommation. C'est pas vrai. Pour ce que ça lui rapporte !
124497 | 1911. Atelier d'aveugles | pousser à la consommation

Il m'a dit seulement que vous aviez l'intention… (Il s'arrête en voyant Charlot mettre un doigt sur ses lèvres.)
124496 | 1911. Atelier d'aveugles | doigt sur les lèvres

Le contre-coup ne veut plus que vous descendiez à quatre heures casser la croûte, chez Arsène, en sifflant un litre ?
124495 | 1911. Atelier d'aveugles | contrecoup

Si vous voulez qu'il vous le dise lui-même, je l'amènerai au Palace de Montsouris, chez Arsène, pisque c'est toujours votre logeur.
124494 | 1911. Atelier d'aveugles | pisque

Et tous les deux gagnent en deux heures le double de ce que vous gagnez dans votre journée, en vous esquintant.
124493 | 1911. Atelier d'aveugles | esquinter

Le Frisé, lui, avec son violon, fait les crèmeries, les bistrots qui donnent la croustille… Il est tzigane-purée.
124492 | 1911. Atelier d'aveugles | croustille

CHARLOT. Oui. Eh bien ? Ils ont repeuplé le Pont des Arts ? BEC-DE-GAZ. Tu voudrais pas. Dodore, qu'a de l'organe, secoue la baronne, gazouille dans les cours, quoi !
124490 | 1911. Atelier d'aveugles | secouer la baronne, 84685, 58849

BEC-DE-GAZ. Celui que j'installe quelque part, il n'a rien à craindre des flics ni de personne. PETIT-LOUIS. C'est vrai. T'es respecté. BEC-DE-GAZ. J'ai pas les mains dans mes poches. On peut avoir confiance en moi.
124491 | 1911. Atelier d'aveugles | ne pas avoir les mains dans les poches

CONSTANT, bas à Petit-Louis. C'est le Bicot ? PETIT-LOUIS, haut. Oui. Un poteau, un costaud, un frangin, un pur. (À Bec-de-Gaz.) Tu vois qu'on t'a pas oublié. Les camarades Constant et Rodier te connaissent, sans te connaître ; nous leur avons assez souvent parlé toi… T'es de marque.
124489 | 1911. Atelier d'aveugles | pur, de marque

Bec-de-Gaz, physionomie de rôdeur, a poussé doucement la porte et s'est annoncé en sifflant à la sourdine, d'une façon particulière.
124488 | 1911. Atelier d'aveugles | 36767

PETIT-LOUIS. En voilà une surprise ! On te croyait dégringolé. CHARLOT. Ou à l'ombre.
124487 | 1911. Atelier d'aveugles | dégringolé

CHARLOT. Hein ?… c'est-il toi ?… Bec-de-Gaz ?…? BEC-DE-GAZ, refermant la porte derrière lui. Eh bien ! oui, c'est moi.
124486 | 1911. Atelier d'aveugles | ti

Le jour où vous le rebuterez, il fermera l'atelier. Vous serez bien avancés ! PETIT-LOUIS. Savoir s'il a le droit de fermer la boîte.
124485 | 1911. Atelier d'aveugles | boîte

CHARLOT. Hé ! ha ! La poire est mûre ? PETIT-LOUIS. Elle mûrit.
124484 | 1911. Atelier d'aveugles | la poire est mûre

PETIT-LOUIS. Moi, je vais me chauffer les pinces au poêle. CONSTANT. Moi aussi. RODIER. Moi, c'est aux pieds que j'ai froid.
124483 | 1911. Atelier d'aveugles | pince

SIMONNOT. C'est défendu… CHARLOT. Raison de plus !
124482 | 1911. Atelier d'aveugles | 78948

J'ai affaire en bas. (Il se lève et sort.) CHARLOT, se levant. Bon voyage ! On va pouvoir griller une sèche.
124481 | 1911. Atelier d'aveugles | bon voyage

RONCIN. Chante, Simonnot… On va chanter avec toi… (Ils reprennent tous, très doucement, très lentement, le refrain.) CHARLOT. Un bouchon ! Combien que vous êtes payés pour nous endormir ? […] BLANCHON, à mi-voix. Les brutes !… Ils sont aveugles… et ils font taire l'alouette !
124480 | 1911. Atelier d'aveugles | y mettre un bouchon

CHARLOT. C'est la fabrication du chien, autrement dit de la brosse à laver, qui te rend sentimental ?
124479 | 1911. Atelier d'aveugles | 84683

Avec notre bourse de six cents francs chacun, on aurait toujours trouvé une école professionnelle. RODIER. À Paris ou en province. MARTIN. Une école où l'apprentissage serait rétribué comme ici ? Allons, à vous aussi, on a monté la tête…
124478 | 1911. Atelier d'aveugles | monter la tête

ils risquaient de foutre le feu à la piaule… comme la fois qu'on m'a sauvé tout petit, dans l'état où me voilà !
124477 | 1911. Atelier d'aveugles | 84682

Je suis mieux ici que dehors… à tendre la main, ou qu'à la maison, à recevoir des atouts, quand le père et la mère se battaient sur moi.
124476 | 1911. Atelier d'aveugles | tendre la main

CHARLOT. Ça n'empêche pas de causer en attendant. Devinez : quel est le métier qu'on ne peut pas exercer sans avoir des poils dans la main ? PETIT-LOUIS. Notre métier, pardié ! Le foutu métier de brossier. […] RODIER. À tous les poils que t'as dans la main, malgré toi, t'en ajoutes un qui ne doit rien à personne.
124475 | 1911. Atelier d'aveugles | poil dans la main

CHARLOT. Ça n'empêche pas de causer en attendant. Devinez : quel est le métier qu'on ne peut pas exercer sans avoir des poils dans la main ? PETIT-LOUIS. Notre métier, pardié ! Le foutu métier de brossier. CHARLOT. Le métier qu'on apprend aux aveugles comme nous, censément pour les mettre à même de gagner leur vie. Ah ! la, la ! Soupé !
124474 | 1911. Atelier d'aveugles | en avoir soupé

Y a pas à dire, je suis presque un vieux bibard maintenant. –T'exagères, Jacquot, remarqua Marmouset. À quarante ans ! –En tous cas je suis fini ! ça c'est sûr…
78563 | 1922. Au Lion Tranquille | bibard, 59110

(À la cantonade.) Alfred ! des madères à ces dames et deux mominettes ! (Voix ordinaire.) On croûte ensemble, j'offre à dîner. On le casse, le sigue, pour fêter le roi des chiqueurs.
124472 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84663, mominette, casser un billet

On croûte ensemble, j'offre à dîner.
124473 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | croûter

Et encore, figurez-vous, il m'accusait d'avoir fait le sigue au vol. C'était moi le criminel ! un peu plus, j'étais vert.
124471 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | être vert

Voilà une combine ! et un doigté ! Ah ! mon Biquet n'est pas une tronche de gaye!… (Il rit d'un rire enfantin et pervers, comme si la main experte de Juju lui passait des chatouilles.)
124470 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | tronche de gaye

TINTIN, enthousiasmé. –Non, mesdames, écoutez, c'est un joli travail. Vous allez voir s'il a du crime… (Mimique de Tintin, retraçant le coup merveilleux du Biquet, réussi à un cheveu près. Ému, attendri, ses yeux noirs, si marles d'ordinaire, se faisant naïfs comme ceux d'un jeune panâ écoutant sa bonne aventure.)
124469 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | avoir du crime, panâs, marle

Hein, mon lieutenant, croyez-vous qu'i's ont du crime ?… En sentinelle derrière un arbre gros comme trois bon'hommes… J'ai juste laissé passer un abatis, et i's m'l'ont cueilli au vol, dzing !
59955 | 1917. Nuits de guerre (Hauts de Meuse) | avoir du crime, dzing

Il montre, sur la table, noeud de sapin luisant et résistant. –Tiens, je cognais là-dessus ; tu vises la marque où j'ai attigé ? (Il désigne ensuite un coin de terre molle, sans sable, sous le bosquet du flirt, à dix centimètres de la place où la pièce a été relevée.)
124468 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | viser

Juju, courant sus à son amant. –Ah ! sondeur ! C'est le pédé que tu maquillais ce matin ; je le reconnais, un pape. Alors, tu l'as encore, le sigue sérieux ? Vite, rends-le, mon p'tit homme. (Au risque de rececoir une bourre, elle fouille le Biquet, trouve le louis.) Tenez, m'sieu Tintin. Enfin, ça y est. C'est pas trop tôt.
124467 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84678, lédé, 84679, 84680, tronche de gaye, bourre

Vous permettez ?… (Il ramasse la pièce. Très gai.) Ah ! mince ! Nib de rentrée de fonds ! Mesdames, messieurs ! ayez pitié d'un pauvre bonnard ! Oui, je suis monsieur le Bon. C'est un sou doré.
124466 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | bonnard, monsieur Le Bon

Prévenu, averti, le comte se tiendrait à quatre, n'aurait garde de se livrer, de tomber dans un traquenard
12651 | 1899. Escal-Vigor | se tenir à quatre

TINTIN, s'approche du couple en bonne voie de marida. Salut hoché au veuf ; chapeau tiré correctement à la gonzesse de taule.
124465 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | marida

LA GONZESSE DU RADE, Elle s'embêtait, seule.
124464 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | embêter

tu veux depuis longtemps, me scionner. Nous serons deux. C'est des coups qu'il faut réussir. Tu pourrais, des fois, tomber sur le manche.
124463 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | des fois, tomber sur le manche

Et après ça, tu cries au pégriot ! c'est toi le pègre. Tu gueules au charron, pour arriver à ce que tu veux depuis longtemps, me scionner.
124462 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84677, cribler au charron, scionner

Maintenant, ça ne me coûte pas de te casser ça : Je jette le louis, c'est –on. Mais tu le fais au vol, c'est vache.
124461 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | casser

Onze heures ; derrière le marché, entre les Carmes et la Montagne. Le pétard ? TINTIN. –Non, trop de foin. Les lames. On se pique, on se découd l'bide, ça n's'entend pas, personne qui s'détronche. LE BIQUET. –Inscrit.
124460 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84676

Onze heures ; derrière le marché, entre les Carmes et la Montagne. Le pétard ? TINTIN. –Non, trop de foin. Les lames. On se pique, on se découd l'bide, ça n's'entend pas, personne qui s'détronche.
124459 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | pétard, foin, lame, piquer, bide, découdre le bide, se détroncher

Rien que pour ça, je veux la bataille, tu entends ? LE BIQUET. –Je suis ton homme. Onze heures ; derrière le marché, entre les Carmes et la Montagne.
124458 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 73290

TINTIN. Est-ce que c'est des manières ? D'ou sortez-vous, qu'on vous raccompagne… On ne foutrait pas si goujatement un pétard dans une cour, à un pierre qui fait la manche. Rien que pour ça, je veux la bataille, tu entends ?
124457 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | pétard, manche

au bout de ce temps tu auras un sixième de la manche (la quête)
16275 | 1828. Mémoires de Vidocq – Les voleurs | manche

TINTIN. –Est-ce que c'est des manières ? D'où sortez-vous, qu'on vous raccompagne…
124456 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84673, 84674

Les deux poteaux, en froid, font semblant de chercher ; ils sont trop actionnés à reprendre à mi-voix leur querelle.
124455 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | 84672

Couq double, coup nul ; kif-kif pour chacun. Dans ce cas là, y a pas lieu de sortir les rallonges.
124454 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | rallonge

Vous avez lu les Amants adultères ? Non. Ça vaut l'os ; le vanne est bon, pour du moderne. C'est dans la bibliothèque de ma patronne.
124453 | 1903. Dialogues d'apaches – Le sigue | valoir l'os