Définition de : bouffer

bouffer (tableau rapide)
bouffer ■ Manger, manger beaucoup ; faire un repas, se nourrir ; ■ consommer : essence, l'oxygène ; ■ manger (au fig.) ; ■ lécher érotiquement (sexe oral) ; ■ subir : recevoir (un coup...), faire (des km), etc . ; □ idée de minimum vital (gagner de quoi b., donner à b.) ; □ être comestible
synonyme manger, nourrir
fréquence 253

bouffer

& à bouffer ; en bouffer ; se bouffer qqchose ; rebouffer ; se bouffer ; se faire bouffer

v.tr.

Définition

■ Manger, manger beaucoup ; faire un repas, se nourrir ; ■ consommer : essence, l'oxygène ; ■ manger (au fig.) ; ■ lécher érotiquement (sexe oral) ; ■ subir : recevoir (un coup...), faire (des km), etc . ; □ idée de minimum vital (gagner de quoi b., donner à b.) ; □ être comestible ALL : viel essen / ANG : to eat greedily ; to eat

registre ancien : 8 registre moderne : 7

Synonyme : manger, nourrir Famille : bouf- (manger, nourriture)

2711.jpg: 452x700, 107k (26 août 2014 à 02h32) 2711_bouffer_des_kilometres.jpg: 405x629, 125k (20 janvier 2018 à 03h04) 2711_c_est_chaud_vous_pouvez_bouffer.jpg: 545x768, 155k (03 octobre 2019 à 21h05)

Citations
1867 Allons, pégriot (petit voleur), viens bouffer (manger) avec nous. – Et tous trois allèrent s'asseoir autour d'une table ornée de victuailles. source : 1867. Les Malfaiteurs / edit
1794 qu'une fois sorti, il aurait une bonne place ; mais que, lui rapportât-elle cent livres par jour, il les boufferait ; parceque, s'il amassoit, on le guillotinerait aussi pour avoir son argent source : 1795 (an III). Almanach des prisons / edit
1979 La rouille a tout bouffé la peinture et les chromes source : 1979. La tire à Dédé / edit
1979 On y a fait manger ses bretelles source : 1979. C'est mon dernier bal / edit
1963 Des termites, ça bouffe tout les termites ! source : 1963. Les Tontons Flingueurs / edit
1983 Si tu veux viens bouffer source : 1983. Déserteur / edit
1988 Parkings et bureaux ont bouffé Paris source : 1988. Rouge-gorge / edit
1937 tout accablés, guenilleux… efflanqués… qu'auraient passé dix ans dans le dur… sous les banquettes à bouffer du détritus… avant de parvenir source : 1937. Bagatelles pour un massacre / edit
1945 Remettez-vous, dis-je. On ne va pas vous bouffer source : 1945. Nestor Burma contre C.Q.F.D. / edit
1955 Un bel aérateur pour bouffer les odeurs source : 1955. Complainte du progrès / edit
xxxx Ce que j'en ai bouffé de kilomètres / Depuis que j'ai planté là le boulevard source : xxxx. Le trimardeur (monologue), dans Cahier manuscrit de chansons / edit
1927 Rien à bouffer que trois croûtes de pain rassis. source : 1927. Souvenirs de la vie de plaisir sous le second Empire / edit
1995 Fais gaffe à ce bidule [réchaud à essence] […]. On est vachement calfeutrés, ici, et ça bouffe l'oxygène en plus de puer. source : 1995. La princesse du sang / edit
1915 Tiens, l'est cinq heures. Décampons : on va bouffer. J'te paye à bouffer. source : 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard / edit
1987 J'ai appris la bonne nouvelle [fin grève de la faim]. Je suis très content pour toi. Il va falloir que tu rebouffes vite, si tu veux sortir au plus tôt. source : 1987. Voyage à l'intérieur des prisons - Témoignage / edit
1997 Je te fais grâce du café : de la chicorée Leroux et de l'eau. Ça se bouffe et se boit, t'inquiète pas. source : 1997. La Citouche. Regard sur « la Navale », dans Un militant, trois poules / edit
1914-1919 Enfin ! Mon plumard ! À bouffer !! La vie de famille, enfin !!! source : 1914-1919. Les carnets de l'aspirant Laby. Médecin des tranchées / edit
1982 un de ses H 34 bouffe autant d'huile que d'essence et il doit se poser au bout d'une heure en plein djebel pour refaire le niveau. source : 1982. Les hélicos du djebel. Algérie 1955-1962 / edit
2002 parce que l'un d'eux s'est fait bouffer sa carte par le distributeur source : 2002. Canard enchaîné / edit

<19 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

B.− Emploi trans., p. ext., p. réf. au gonflement des joues et avec l'idée dominante d'excès. 1. Pop. Manger avec avidité. Bouffer comme un loup à jeun, comme un ogre, comme un chancre. Synon. bâfrer : 2. − Comment, encore à bouffer! Eh bien! vous n'avez pas le trac! Quand on a soixante jours de prison dans la peau ce n'est pas pour qu'on emploie le temps à s'empiffrer comme des oies? Courteline, Le Train de 8 h 47,1888, IIIe part., 3, p. 237. SYNT. Bien, mal bouffer; avoir de quoi bouffer; ne penser qu'à bouffer. − En partic. [Le suj. désigne un bois, un meuble, un vêtement] Être bouffé aux vers, aux mites. P. métaph. : 3. − Ah! mon vieux, ça, alors, c'est un beau spectacle : le dogue de la maison Old England, le seul vrai, Hong-kong soi-même, il pourrit sur pied, il est bouffé aux vers! Malraux, Les Conquérants, 1928, p. 32. Rem. 1. Attesté dans les dict. gén. du XIXe et du XXes. à partir de Ac. Compl. 1842. Ne figure pas dans l'Ac. 2. Bouffer est le plus souvent empl. absol. mais on trouve aussi fréquemment des constr. avec compl. dir. d'obj. telles que bouffer de la charcuterie, de la conserve, son dîner, son pain, de la viande. 2. Expr. métaph. et fig., lang. arg. et pop. Bouffer qqc. ou qqn. a) [Avec l'idée d'une consommation très ou trop poussée] − Bouffer du fric, du pognon, la dot de sa femme. Dépenser sans discernement, dilapider. − [Le suj. désigne un piéton, un cycliste ou un automobiliste] Bouffer du, des kilomètre(s). Marcher ou rouler beaucoup, voire trop : 4. [le chauffeur :] − « Nous entrions à Moulins à deux heures (...) et nous étions partis à huit ! Jamais M. Xavier n'a bouffé tant de kilomètres en si peu de temps... P. Bourget, Un Drame dans le monde,1921, p. 235. − P. anal. [En parlant d'un véhicule] Bouffer dix litres au cent, bouffer de l'huile. Consommer abondamment. − Vouloir tout bouffer. Avoir des désirs immodérés. Ils avaient l'air de vouloir tout bouffer : on verrait jusqu'où ils iraient (Sartre, Le Sursis,1945, p. 30). c) 1re moitié XVIe s. « gonfler ses joues par excès d'aliments » et p. ext. « manger goulûment » (C. Marot, 2e Epist. du Coq a l'Asne, p. 205 dans Gdf. Compl.) qualifié de ,,pop.`` dans Boiste 1800 (tlfi:bouffer) /

  • Selon SAINXIX, bouffer a remplacé briffer et bâfrer parce qu'il exprime l'action d'une manière plus expressive que les deux autres (et remonte au XVIe) (SAINXIX)
  • de bouffer (gonfler ses joues) par le moy. franç. bouffard « gros mangeur » et bouffeur, même sens (GR)
  • Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc)
  • XIX (mil.) (mais 1535, Marot, « gonfler ses joues par excès d'aliments ») (GR) / 1re moitié XVIe s. « gonfler ses joues par excès d'aliments » et p. ext. « manger goulûment » (C. MAROT, 2e Epist. du Coq a l'Asne, p. 205 dans GDF. Compl.) qualifié de pop. dans BOISTE 1800 ; d'où 1867 p. métaph. arg., (A. DELVAU, Dict. de la lang. verte : Bouffer (se), Se battre [...] on dit aussi Se bouffer le nez) (TLFi) /

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  • 178330 Que battre une affaire, c'est organiser tout un rantanplan de mensonge autour d'un mauvais coup dont on est accusé. (On bat son affaire devant le juge, devant les flics,
  • 178329 une garetsie n'est pas une « maladie tropicale […] », mais tout bonnement une cigarette.
  • 178328 Fleury-Mérogis n'existe pas : c'est Ryfleu qu'il faut dire.
  • 178327 Théoriquement, en cellule, pour faire chauffer son café, on n'a droit qu'au thermoplongeur bien connu des boy-scouts. C'est, comme chacun sait, une résistance cylindrique
  • 178326 À force, bien sûr, on apprend certains cheminements, deux ou trois arcanes, quelques envers du miroir.
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