lourde

motdéfinitionrelationscitationsdatescommentaires

date : 1628 registre ancien : 9 registre moderne : 8 fréquence : 146

lourde & (lourbe) ; fermer la lourde ; refermer la lourde ; boucler la lourde ; déboucler la lourde n.f.

Porte ; porte de prison, porte de la salle de police ; □ fermer la porte, refermer la porte ; □ ouvrir la porte ALL : Tür / ANG : a door / IT : porta

Synonyme : porte Morphologie : b/d Famille : lourde (porte)

1844 Il y a des crapauds aux vanternes, impossible d'enquiller par là. Voyons la lourde 1844. Les vrais mystères de Paris 1790 la marque crible au charron, bride la lourde de la longue 1790. Le Rat du Châtelet 1929 Ferme la lourde, espèce d'enflé 1929. Je suis un geux 1918 Tango et Clou avaient tout simplement, à la scie, découpé un panneau entier de la « lourde » 1918. Loin de la rifflette 1975 le maton il avait même pas débouclé la grille je pouvais même pas faire la bise à X quand il a refermé la lourde le maton j'ai pleuré 1975. Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France 1821 Il faut balancer la lourde pour arriver à la malouse. 1821. Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest 1821 La tournante ne débride la lourde, il faut la chomir. 1821. Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest 1725 À ton âge j'étois des poches le fléau. / Je savois débrider la lourde sans tournante 1725. Le Vice puni, ou Cartouche, poëme 1947 mais tout rappelait la prison, et surtout le guichet et le mouchard qui ornaient la « lourde ». 1947. Prisons tragiques. Prisons comiques. Prisons grivoises 1841 Le souteneur rendu plus furieux encore par son expulsion forcée, frappait à coups de pieds dans la porte en criant dans son langage familier : qu'il allait enfoncer la lourde 1841. Des dangers de la Prostitution ; par Aimée Lucas <10 citation(s)>

LOURDE, subst. fém. Arg. Porte. Remuer, ouvrir, défoncer la lourde ; mettre, foutre à la lourde. Il se ramène, il bondit, il caracole jusque devant notre porte... Il attrape le bec de cane... Il secoue la lourde comme un pommier... (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 535). Je bouclais la lourde et les fenêtres du rez-de-chaussée (CENDRARS, Homme foudr., 1945, p. 26). REM. Lourder, verbe trans., arg. Mettre à la porte, mettre dehors sans ménagement. Se faire lourder de son boulot. Cromagnon, pour venir à bout des alcooliques, il n'a que la ressource de les lourder... Encore il ne peut virer que les plus nuisibles, ceux qui titubent trop souvent (A. BOUDARD, L'Hôpital, Paris, La Table Ronde, 1972, p. 170). Prononc.: []. Étymol. et Hist. 1628 « porte » (O. CHÉREAU, Le Jargon ou Lang. de l'arg. réformé, p. 14). Substantivation au fém. de l'adj. lourd* après ell. d'un subst. tel que porte. D'apr. ESN. il n'y aurait pas réf. à l'idée de poids, ou d'obstacle de la porte, mais au fait que cette dernière exclut sans charité d'apr. le sens « impoli » de l'adj. (cf. l'ex. de GUILLAUME DE DIGULLEVILLE cité s.v. lourd) ou qu'elle tourne d'apr. le sens « qui a le tournis » attesté surtout dans les dial., v. FEW t. 5, p. 467b et 468a. Bbg. SAIN. Arg. 1972 [1907] p. 75. (tlfi:lourde) /

Pop. au XIXe ; fém. de lourd (GR) / de l'argot des malfaiteurs, passé dans la LP (Dauzat1918) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Écrivez et postez. (aide)

Signature Code 175