languefrancaise.net

Citations relevées dans “Le Rat du Châtelet”

  • la jeune hôtesse de la maison dans laquelle il demeurait […] se paye des violons avec les billets de caisse qu'il n'a pas eu la précaution d'emporter de chez lui, et que cette complaisante dame a bien voulu se donner la peine d'aller prendre dans son tiroir. – (se donner des violons)
  • Mon affaire va à trois plombes de bachasse, disait l'un. – (bachasse, plombe, affaire)
  • L'autre répondit : j'irai à Viorc de Flandres. – (à vioque, faire flandres)
  • Un troisième disait à son camarade : quel bagou aurais-tu pris, si les railleux t'avaient coltiné avec six peignes dans ta profonde, et un dauffe sous ton frusque, pris dans la cambriolle, avec douze blavins, quatre bogues de jouc, six louches et deux bêtes à cornes de cé, et reconnoblé chez le cardeuil. – (frusque, bagout, prendre, railleux, colletiner, peigne, profonde, dauffe, cambriole, blavin, bogue en jonc, louche, bête à cornes, , bogue, reconoblé, quart-d'oeil)
  • Donne-moi du mince, je vas m'acquiller ta babillarde. – (mince, maquiller, babillarde)
  • Si tu n'es pas reconnoblé là haut, poitou – (poitou, reconoblé, 26985)
  • aboulez une rouillarde d'eau-daffe et deux rouillardes de picton et pictanchons. – (pitancher, abouler, rouillarde, eau d'affe, picton)
  • As-tu de l'auber ? Si tu n'as pas d'auber, poitou. – (poitou, auber)
  • Enfin, vous dis-je, un sacré baragouinage que le diable n'y comprendrait goutte – (baragouinage)
  • En même temps on procéda à une cérémonie bisarre, que ces malheureux appellent capucinade. Le jour qu'un nouveau débarqué arrive, il fait le soir son entrée dans la chambre ; le conseil s'assemble, et lui demande s'il a de l'argent. Quelquefois prévenu par quelqu'un, il a confié sa bourse à un autre, et dit qu'il n'a pas le son [sic] : alors, commence une cérémonie. L'un des plus anciens est étendu par terre, tandis que, chemise levée, et chantant une antienne accoutumée, les défilant chacun leur tour, s'étendent sur le cadavre du prétendu mort pour le baiser au front ; le tour du novice arrive, le mort l'accroche par les pieds avec les siens, et ses bras autour du cou ; puis les deux prevôts armés d'un mouchoir roulé et doublé, qu'ils appellent un foutrau, le fustigent jusqu'à ce qu'il déclare où est son argent ; si réellement on voit qu'il n'en a pas, on le met coucher dessous près de la griache ; c'est une espèce de tonneau, dans lequel ils font leurs ordures, et il est obligé de le vuider tous les matins jusqu'à ce qu'un semblable le remplace. – (capucinade)
  • les deux prévôts armés d'un mouchoir roulé et doublé, qu'ils appellent un foutrau, le fustigent jusqu'à ce qu'il déclare où est son argent – (foutrau)
  • si réellement on voit qu'il n'en a pas, on le met coucher dessous près de la griache ; c'est une espèce de tonneau, dans lequel ils font leurs ordures – (griache)
  • Neficot, dit-il, allume le miston. Ce particulier fût tout-à-fait reconnu de tous ses confrères qui l'accueillirent en lui disant, sur quoi es-tu fait ? Sur une cambriolle, répondit-il. – (allumer le miston, miston, allumer)
  • ses confrères qui l'accueillirent en lui disant, sur quoi es-tu fait ? Sur une cambriolle, répondit-il. –Y a-t-il de regout ? –Oui j'ai été fait en travaillant la bauche ; la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (regoût, être fait, travailler la bauche, brider la lourde, cambriole)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (marque)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (cribler au charron)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (brider)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (lourde)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue – (longue)
  • la marque crible au charron, bride la lourde de la longue, les mistringues aboulent, on me trimbale chez le cardeuil – (mistringue, abouler, trimballer, quart-d'oeil)
  • les mistringues aboulent, on me trimbale chez le cardeuil, on me rapiote, mais poitou – (rapioter, poitou)
  • les mistringues aboulent, on me trimbale chez le cardeuil, on me rapiote, mais poitou ; j'avais planqué mes peignes et ma camelotte dans la longue – (peigne, longue, camelote, planquer)
  • Le cardeuil m'a demandé si j'avais été en canton ; j'ai répondu que je ne savais pas ce que voulait dire canton ; que j'étais innocent. – (canton)
  • Mais, comme la marque crossait indignement, il m'a fait abouler ici. – (crosser, abouler, marque)
  • Tu montras demain devant Nicolas de Satou ; il te demandera qu'est-ce que tu allais faire dans cette maison. Tu diras que tu allais faire tes besoins – (Nicolas de Satou)
  • Est-ce que j'ai besoin, reprit l'arrivant, que tu me refiles le bagou ; crois tu que je suis si loffe que de débiner… – (refiler le bagou, lof, débiner)
  • Pitanchous, pitanchous, les cantonniers allons de l'eaudaffe. – (pitancher, cantonnier)
  • Je serai décarré avant huit jours ; je refilerai deux maltaises la bas, et poitou – (être décaré)
  • Je serai décarré avant huit jours ; je refilerai deux maltaises la bas, et poitou – (maltaise)
  • le fait est que vous êtes dedans, pour quelque chose, ou pour rien, c'est tout de même – (mettre dedans)
  • vous serez obligé d'attendre qu'on s'apperçoive que c'est en vain qu'on vous retient, et qu'il n'y a plus rien à gratter – (gratter)
  • parlez-lui de la place de clériau qu'il s'est trouvé trop heureux d'occuper chez un procureur de son pays – (clériau)
  • ont pris le parti de ce jeune homme, que les patrouillards Parisiens se sont enfuis de tous côtés – (patrouillard)
  • je me permis une petite apostrophe sur les dangers de l'inexpérience de la plupart de ces jeunes habits bleus – (26997)
  • il a trouvé, comme bien d'autres, dans la révolution, le secret d'escroquer la qualité de citoyen, en achetant un habit bleu, et s'enrôlant dans un district – (26997)
  • Puisqu'il n'y a pas de parains, poitou. Ne vas pas débiner. Ne reconnoblez pas les peignes ni la camelotte. – (débiner, parrain, peigne, camelote)
  • J'ignore comment je ne me suis pas mille fois fracassé par les différens bonds et rebonds que j'ai essuyés dans ce pénible voyage. – (70708)
  • Ici, il se tût un instant ; puis il reprit avec un délire qui n'avait plus de bornes. – (passer les bornes)
  • à leur manière de s'amuser et de plaisanter, je découvris en eux de ces jeunes gens, auxquels la société a donné, sans trop savoir pourquoi le nom de gens du bon ton, gens comme il faut ; autant que ces titres peuvent s'étendre. – (80485, comme il faut)
  • Deux autres vuidaient gaillardement un flacon. Un autre faisait des vers à sa rebelle. – (30525)
  • Je me trouvai alors dans un vaste cachot, qui, je crois, contenait une légion de près de trois cens hommes : les uns criaient, et se battaient, les autres buvaient, chantaient ; c'était un tintamarre de tous les diables. – (de tous les diables)
  • La mort n'est-elle pas préférable, cent fois, à un seul jour d'une pareille existence ?… – (63492)
  • Enfin, vous dis-je, un sacré baragouinage que le diable n'y connaîtrait goutte. – (goutte)
  • les mistringues ont tout apporté chez le cardeuil, mais poitou, je n'ai rien reconnoblé. – (mistringue, reconoblé)
  • deux louis aux guichetiers pour boire à ma santé, en leur recommandant de prêter la main à mon affaire, et je ne vois pas que cela aille bien vite. – (prêter la main)
  • M. de Nontper fut obligé de le chasser a coups de pied dans le derrière – (derrière)
  • Je veux seulemeut vous faire voir que les malversations en tout genre, sont ses vertus de pratiques ; semer de toutes parts la zizanie, jetter le désordre, sont de ses jouissances favorites. – (53451)
  • Cet original fait maintenant le pédant ; le joli coeur. – (faire le joli coeur)

<48 citation(s)>