Définition de : canaille

canaille & canaille de ; la canaille ; une canaille n.f., adj.

Définition

Collectif : basse classe du peuple, populace, classes dangereuses, pègre ; ensemble de personnes méprisables ; Individuel : fripouille, voleur, délinquant, voyou, insulte ; terme de mépris (à caractère social marqué) ; vil et méprisable

ANG : low class of people
fréquence : 134
registre ancien : 2 registre moderne : 2

synonyme : insulte, terme de mépris, formule de mépris, voyou, vaurien, truand, criminel usage : typo délinquant

Chronologie

1624 1665 1725 1735 1747 1790 1791 1791 1792 1800 1802 1815 1828 1829 1829 1830 1832 1840 1835 1842 1842 1846 1849 1849 1852 1859 1860 1862 1864 1869 1880 1881 1881 1883 1886 1887 1888 1888 1889 1889 1892 1892 1893 1894 1895 1896 1896 1896 1896 1897 1898 1899 1899 1899 1899 1900 1901 1902 1902 1904 1904 1904 1905 1905 1907 1908 1909 1909 1909 1910 1910 1911 1911 1911 1912 1912 1914 1914 1915 1915 1916 1916 1917 1917 1918 1919 1922 1923 1925 1927 1927 1927 1927 1927 1931 1932 1932 1935 1935 1937 1939 1939 1942 1942 1945 1946 1948 1949 1949 1952 1952 1954 1954 1955 1955 1955 1957 1960 1961 1965 1966 1971 1972 1972 1972 1974 1976 1980 1982 1999 2013 2013 xxxx xxxx

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Citations

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

CANAILLE, subst. fém. et adj. Péjoratif I. Emploi subst. A. Vieilli : [Collectif] 1. Partie la plus basse du peuple considérée comme méprisable dans ses idées, ses goûts, ses actes. Ameuter la canaille; la vile canaille; la canaille anarchique et sauvage (AMIEL, Journal intime, 1866, p. 500). Synon. populace, pègre, racaille : 1. Êtes-vous donc fait pour l'apprécier, [le peuple] et pour connoître les hommes, vous qui, depuis que votre raison s'est développée, ne les avez jugés que d'après les idées absurdes du despotisme et de l'orgueil féodal; vous qui accoutumés au jargon bizarre qu'il a inventé, avez trouvé simple de dégrader la plus grande partie du genre humain, par les mots de canaille, de populace; ... ROBESPIERRE, Discours, Sur le marc d'argent et les journées d'ouvriers, t. 7, 1791, p. 166. 2. Oh, je finirai par crier la vérité : Je hais les pauvres! les ignobles Pauvres! Les infâmes Pauvres! Les sans-le-sou, la puante canaille! Je les hais, et de toute la haine que peut nourrir une âme basse de paria pour les castes supérieures. LARBAUD, A. O. Barnabooth, 1913, p. 118. 2. P. ext. Rebut d'un groupe (position, groupe social, professionnel, intellectuel, etc.). La canaille radicale anglaise (CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 3, 1848, p. 109) : 3. ... il [De Maistre] a la haine et la nausée du médiocre, du vulgaire. Son point de mire à lui, son étoile polaire, c'est une opinion qui ne soit surtout pas celle de la canaille des esprits; le gentilhomme-sénateur se retrouve ici dans le penseur. Tout ce qui a triomphé et qui est devenu plus ou moins commun à quelques égards, De Maistre le méprise, le conspue et le voudrait anéantir. SAINTE-BEUVE, Port-Royal, t. 3, 1848, p. 177. B. Usuel. [Désigne des individus] Individu malhonnête et sans scrupules. Une affreuse, une grande canaille. Tu es, à ses yeux, un espion, une canaille, un drôle (BALZAC, Les Illusions perdues, 1843, p. 423). Cette vieille canaille de propriétaire (ARAGON, Les Beaux quartiers, 1936, p. 111). Synon. vaurien, escroc, scélérat : 4. Je veux que tout Paris le sache, que le monde entier, Monsieur, sache que vous êtes un mufle. Un mufle doublé d'une canaille, une canaille doublée d'un fauve, un fauve doublé d'un niais... G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Notaire du Havre, 1933, p. 227. SYNT. Fameuse, infâme, petite, sacrée, sale canaille. [En constr. d'apostrophe] « Canaille!... Canaille! » qu'elle hurlait (CÉLINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 321). Par antiphrase (comme terme d'affection). Cette canaille de Rembrandt est un puissant idéaliste (BAUDELAIRE, Salon, 1846, p. 104). Chères petites canailles (MONTHERLANT, Le Songe, 1922, p. 72). Synon. coquin, fripon, polisson. II. Emploi adj. A. [En parlant d'un attribut ou d'une attitude de la pers.] Qui dénote la vulgarité, la malhonnêteté ou la perversité. Un air, un geste canaille, des goûts canailles. Cela a un côté canaille, pessimiste, qui me déplaît (PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 501) : 5. L'empreinte faubourienne, le pli crapuleux... Séphora les laissait voir par éclairs dans les lignes bibliques de son visage, les retrouvait dans l'ironie, dans le rire canaille de sa bouche de Salomé. A. DAUDET, Les Rois en exil, 1879, pp. 250-251. Emploi substantivé (en litt., en mus., dans les B.-A.). Le canaille. Le genre canaille : 6. On va toujours du guindé au canaille. Pour éviter le commun on tombe dans l'emphase et, d'autre part, la simplicité est si voisine de la platitude! FLAUBERT, Correspondance, 1853, p. 370. B. [Appliqué à une pers.] Malhonnête, sans scrupules : 7. Des gens de rien vinrent alors en affluences, Endettés sans honneur, créanciers sans pitié, Canailles tout à fait, criminels à moitié. ... VERLAINE, Vive le Roy, 1896, p. 846. [Avec une nuance de sympathie] Sa compagne roucoulante, une fine-mouche, un rien canaille, une colombine de faubourg (R. MARTIN DU GARD, Souvenirs autobiographiques, 1955, p. LXXV). Prononc. et Orth. : [] ou [-naj]. [a] post. ds PASSY 1914, Pt ROB., WARN. 1968 (cf. aussi FÉR. 1768, FÉR. Crit. t. 1 1787, LAND. 1834, FÉL. 1851, LITTRÉ et DG; cf. encore GRAMMONT Prononc. 1958, p. 29, et BUBEN 1935, § 32); [a] ant. ds DUB., Pt Lar. 1968 et Lar. Lang. fr. Cf. -aille. Ds Ac. 1694-1932. Fait partie des ,,noms simples ou composés, que, par dérivation impropre, la langue familière ou populaire emploie adjectivement [et qui] sont invariables lorsque, la dérivation impropre étant restée incomplète, ces noms sont encore sentis comme expressions elliptiques : Des manières canaille (= des manières semblables à celles de la canaille)`` (GREV. 1964, § 377); cf. aussi les parfums un peu canaille ds ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, Le 6 octobre, 1932, p. 296. Étymol. et Hist. 1. Ca 1470 « bas peuple » (GILLES DES ORMES, réponse à G. Chastellain, Le Lyon rampant ds Œuvres, éd. Kervyn de Lettenhove, t. 7, p. 210); 2. 1639 « personne malhonnête » (CORNEILLE, Médée, V, 3 ds DG). Empr. à l'ital. canaglia (dér., avec suff. péj. -aglia, de cane « chien »), littéralement « troupe de chiens », attesté dep. le XIIIe-XIVe s. (Bonichi ds BATT.); a remplacé l'a. fr. chienaille/chenaille (av. 1195, AMBROISE, Estoire de la guerre sainte, 1132 ds T.-L. 1544 ds GDF.) (TLFi) /

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