Définition de : brailler

  • brailler
    • ■ Crier, faire du bruit, parler fort ; ■ chanter fort et mal ; ■ râler, pleurer bruyamment, se plaindre bruyamment
    • fréquence : 121
    • id : 16099

Définition

■ Crier, faire du bruit, parler fort ; ■ chanter fort et mal ; ■ râler, pleurer bruyamment, se plaindre bruyamment

ANG : to brawl
fréquence : 121
registre ancien : 4 registre moderne : 5

synonyme : crier, hurler, chanter famille : brailler

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1220.

1725 1792 1823 1828 1830 1831 1832 1835 1851 1863 1884 1885 1889 1891 1892 1895 1896 1896 1899 1903 1904 1908 1909 1911 1912 1914 1916 1916 1916 1916 1917 1921 1922 1926 1927 1927 1931 1932 1935 1935 1935 1936 1937 1943 1947 1948 1949 1949 1949 1949 1950 1952 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1954 1954 1954 1954 1955 1955 1956 1956 1957 1957 1958 1958 1960 1960 1961 1961 1963 1964 1965 1965 1967 1967 1966 1969 1969 1972 1973 1974 1974 1976 1976 1977 1979 1981 1982 1982 1983 1984 1984 1985 1990 1993 1993 1994 1995 1995 1995 1998 1998 1999 2001 2002 2004 2004 2004 2006 2007 2008 2011 2011 2011 2015 xxxx

Citations

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BRAILLER, verbe. I. Emploi intrans. A. Familier 1. [Le suj. désigne une pers., un groupe de pers.] Éclater vocalement d'une manière assourdissante, intempestive et ordinairement désagréable. a) Crier, parler plus haut que nécessaire. Synon. vociférer, gueuler (pop.). J'ai besoin (...) de causer sans brailler, de rire sans me tordre (PAILLERON, L'Âge ingrat, 1879, II, 14, p. 94) : 1. ... c'était une cohue furieuse et hurlante. (...). Toute cette foule criait, chantait, braillait. Les hommes, le chapeau en arrière, la face rougie, avec des yeux luisants d'ivrognes, s'agitaient en vociférant par un besoin de tapage naturel aux brutes. MAUPASSANT, Contes et nouvelles, t. 1, La Femme de Paul, 1881, p. 1217. [En constr. incise] : 2. Aussi, peut-être se souvint-il brusquement qu'il était colonel, officier du C. I. A. un corps où on ne plaisante pas et le supérieur d'Eddie Milburn. Lieutenant! brailla-t-il. Cessez de vous ridiculiser. M.-G. BRAUN, Apôtres de la violence, Paris, Fleuve Noir, 1962, p. 105. P. métaph. Une locomotive manœuvrait (...), et elle braillait à pleins poumons (BARBUSSE, Le Feu, 1916, p. 101). Au fig., péj. Professer ses convictions d'une manière tapageuse : 3. ... tous ceux qui plaignent les peuples, qui braillent sur la question des prolétaires et des salaires (...) les Communistes, les Humanitaires, les philanthropes vous comprenez, tous ces gens-là sont notre avant-garde. BALZAC, Les Comédiens sans le savoir, 1846, p. 361. P. méton., rare. [Le suj. désigne un ensemble de cris, de vociférations] Une clameur brailla ( G. D'ESPARBÈS, Le Briseur de fers, 1908, p. 242). b) En partic. Chanter très fort, sans harmonie et d'une voix disgracieuse. Synon. fam. beugler, s'égosiller. Et vous autres, tas de cochons, tâchez de brailler en mesure ! (COURTELINE, Messieurs-les-Ronds-de-cuir, 1893, VIe tabl., 3, p. 253). P. métaph. Des orgues de Barbarie braillaient (R. ROLLAND, Jean-Christophe, Antoinette, 1908, p. 901). Au fig. C'était soir de mardi gras et les rues braillaient pleines de masques (J. LORRAIN, Sensations et souvenirs, 1895, p. 135). 2. [Le suj. désigne plus spéc. un enfant] Pleurer avec de grands cris : 4. Une fois que maman s'avait disputée avec sa patronne, j'ai été au poste avec mon petit frère Mimile dans les bras; il braillait tellement pour têter, que le brigadier a renvoyé maman tout de suite. FRAPIÉ, La Maternelle, 1904, p. 179. B. P. ext., VÉN. [Le suj. désigne un chien de chasse] Crier, aboyer sans être sur la voie du gibier. Rem. Attesté dans la plupart des dict. généraux. II. Emploi trans. [Le compl. est en fonction d'obj. interne] A. Fam. [Le suj. désigne une pers., un groupe de pers.; l'obj. désigne ce qui est susceptible d'être exprimé vocalement] Dire ou chanter quelque chose d'une voix très forte, éraillée. Synon. fam. beugler. Brailler une chanson. Chassaigne et sa femme, braillant des injures, se précipitent (POURRAT, Gaspard des Montagnes, Le Pavillon des amourettes, 1930, p. 56) : 5. La guinguette, sous sa tonnelle De houblon et de chèvrefeuil, Fête, en braillant la ritournelle, Le gai dimanche et l'argenteuil. T. GAUTIER, Émaux et camées, 1852, p. 15. P. métaph. Un haut-parleur braillait une chanson crapuleuse (T'SERSTEVENS, L'Itinéraire espagnol, 1933, p. 17). B. P. ext. [L'obj. désigne un sentiment, un état d'âme, une opinion] : 6. Gesticulant dans la cohue, Sulphart braillait sa joie. Qui n'a pas gagné va gagner! C'est à la chance et à l'idée du joueur... DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 45. Rem. On rencontre dans la docum. le part. passé substantivé braillée, région. ,,Parole prononcée en braillant`` (J. HUMBERT, Nouv. gloss. genevois, 1852, p. 61). Tu m'assourdelles avec tes braillées (ID., ibid.). PRONONC. ET ORTH. 1. Forme phon. : [], (je) braille []. Cf. -aille et -ailler. 2. Homon. et homogr. brailler (s.v. braille2 rem.). ÉTYMOL. ET HIST. Ca 1220 « crier » (RAIMBERT DE PARIS, Ogier le Danois, 12259 dans T.-L.); 1690 (FUR. : Brailler. Parler beaucoup & fort haut, & sans dire rien de bon ni de solide). Du lat. vulg. *bragulare (dér. de bragere, braire*); v. aussi REW3, no 1263. STAT. Fréq. abs. littér. : 157. BBG. SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], passim; t. 3 1972 [1930], p. 443. (tlfi:brailler) /

  • From braire (to bray) (MAR)
  • Lat. vulg. *bragulare, de *bragere « braire » → Braire (GR)
  • Vers 1220 (GR) /

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