se marrer

se marrer (tableau rapide)
se marrer Rire, s'amuser, se moquer, se tordre de rire ; se moquer de qqun, faire rire (parfois méprisant), amuser, rigoler ; □ laisse-moi rire (incrédulité, mépris) ; □ faire rire (amuser) ; faire rire (incrédulité, ironie) ; ≠ avoir du mal, des difficultés, souffrir ; pas là pour s'amuser, sérieux, au travail
synonyme rire, s'amuser
date 1920
fréquence 161

se marrer

& se mârer ; se marer ; se marrer doucement ; laisse-moi me marrer ; marrer ; marer ; faire marrer ; tu me fais marrer ; ≠ ne pas se marrer ; pas là pour se marrer ; marer

Définition

Rire, s'amuser, se moquer, se tordre de rire ; se moquer de qqun, faire rire (parfois méprisant), amuser, rigoler ; □ laisse-moi rire (incrédulité, mépris) ; □ faire rire (amuser) ; faire rire (incrédulité, ironie) ; ≠ avoir du mal, des difficultés, souffrir ; pas là pour s'amuser, sérieux, au travail

registre ancien : 7 registre moderne : 6

Synonyme : rire, s'amuser Famille : marrer, se marrer

Citations
2008 On se marre tous comme des gogoles et Miss Scofield elle aime pas, mais alors pas du tout la plaisanterie. source : 2008. Kiffer sa race
2006 –aie confiance. –Confiance en qui ? Tu m'fais marrer. source : 2006. Entre les murs
1935 –Dans le bizeness, on n'est pas l'esclave d'un patron, certes, mais il y a l'amant de coeur. / Elle éclate de rire. –Le maquereau, ça signifie ? Tu penses alors que dès l'instant qu'on s'explique on a forcément un maquereau ? Tais-toi donc, tu me fais marrer. Combien que j'ai de copines ? Peut-être une vingtaine, et j'en connais pas cinq qui sont en ménage. Et encore, tu peux être sûr que leur type les a pas à la retourne. […] Moi, j'ai toujours été à mon compte source : 1935. Viande à brûler
1977 J'ai fait marrer tout l'monde source : 1977. La boum
1979 Pis on s'est réconcilié devant une bière en se marrant source : 1979. C'est mon dernier bal
1979 Ça fait marrer mes conneries ? source : 1979. Peau aime
1981 Et ça fait marrer vos lardons source : 1981. J'ai raté télé foot
1945 De quoi se marrer… source : 1945. Mon journal depuis la Libération
1982 Avec ce que tu leur as collé dans la tronche, les mecs de l'identification ne vont pas se marrer source : 1982. Qui vous parle de mourir ?
1984 Tu m'fais marrer avec ton trial… C'est d'la rigolade ! Moi, j'ai fait le rallye Paris-Dakar ! source : 1984. Ricky VII
1953 C'est pas fort de s'marrer de leur poire aux bleus. Nous, on était aussi cloches en arrivant source : 1953. Allons z'enfants
1978 Et puis, il y avait une trouille chez certains qui m'avait fait marrer, c'était que je sois un braqueur. source : 1978. Les garçons de passe - Enquête sur la prostitution masculine
1958 Vous me faires marrer. Depuis trois mois que je vous le dis, mais il y en a pas un qui ose regarder les choses en face. source : 1958. Rage blanche
1953 L'autopsie a eu lieu… les rapports sont formels ! –Les rapports… les rapports… laisse-moi m'marrer ! Ça c'est passé à la cambrousse avec, probablement, un vieux toubib qui connaît peau d'balle source : 1953. Prosper en croque

<14 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

MARRER (SE), verbe pronom. Pop. et fam. S'amuser beaucoup, rire sans retenue. Synon. se bidonner, se gondoler. À la fin, on pouvait plus se retenir tellement qu'on se marrait. On en éclatait par le nez (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p.128). Chacun pour soi et Dieu pour tous, on n'est pas sur terre pour se marrer (SARTRE, Mort ds âme, 1949, p.99): ... quand le convoi stoppa (...), ce fut un éclat de rire général: le général de Castelnau se marrait, les officiers de son état-major se marraient, ils étaient tous venus à la gare pour réceptionner les fameux chiens de guerre destinés à l'armée française... CENDRARS, Main coupée, 1946, p.239. En partic. [Avec une idée de dérision, de raillerie] Non, quelle armée! Et on parle de chasser les Boches? Laissez-moi me marrer (DORGELÈS, Croix de bois, 1919, p. 27). J'aime pas combattre avec des capricieux. Pour l'instant il s'étale, pourtant, joue le héros! De quoi se marrer (MALRAUX, Espoir, 1937, p.678). Loc. verb. à valeur factitive. Faire marrer qqn. Il nous fait bien marrer quand il imite la messe, dit Madame Duseuil (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p.71). Vous me faites marrer ! dit Henri. Vous êtes tous là à attendre des choses de moi (BEAUVOIR, Mandarins, 1954, p.366). Prononc. et Orth.: [], (il se) marre []. QUENEAU, Pierrot, 1942, p.81: se marait. Étymol. et Hist. 1. 1883 se marer «s'ennuyer» (G. MACÉ, Notes ds ESN.); 1910 verbe trans. marrer « ennuyer » (ID., ibid.); 2. verbe pronom. a) 1883 (?) « rire tout son soûl » (ds ESN.); 1889 (G. MACÉ, Mes lundis..., ibid.); b) 1916 « rire de quelque chose qui n'appelle pas ordinairement le rire » (BARBUSSE, Feu, p.233). 1 orig. incertaine, prob. de l'esp. mareo «ennui» (dep. XVIIIe s. d'apr. AL.), marear «ennuyer» (dep. XVIIIe s., MORATIN, ibid.), marearse « avoir le mal de mer » (dep. le XVIIe s., M. ALEMAN, ibid.), (v. ESN.), le passage sém. étant du même type que celui du mot noise* (du lat. nausea « mal de mer »); plutôt que dér. de marre* (FEW t. 16, p.535b). 2 prob. par antiphrase de se marrer1, se marrer signifiant également « rire (amèrement) de quelque chose qui devrait plutôt faire pleurer » (v. 2b), (v. FEW loc. cit.; BL.-W.3-5), plutôt que de marée « cuite » (v. ESN.). Fréq. abs. littér.: 194. (tlfi:marrer) /

De marre (GR) / Peu usité (Marcy, 1901) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

  • 1920 par antiphrase : d'abord « s'ennuyer », 1886 (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Formulaire de commentaire (s'ouvre dans une nouvelle page).