¶ poteau

poteau & (pauteau ; poto ; potau) ; □ mon vieux poteau ; □ ah ! les poteaux ! n.m.

Définition

Ami, camarade ; associé, complice ; (malfaiteur ; chef de bande) ; peut-être employé en appellatif ; □ exclamation entre amis ; (rarement pour une femme)

ANG : a good friend, devoted friend ; friend, chum
fréquence : 112
registre ancien : 8 registre moderne : 8

synonyme de poteau : ami, camarade, complice
famille : pot- (ami), mes [ami/aïeux/etc.]

Chronologie (aide)

La plus ancienne attestation connue est : 1400.

1873 1884 1887 1887 1887 1889 1889 1894 1897 1897 1897 1897 1898 1899 1900 1901 1901 1903 1904 1905 1907 1908 1909 1910 1911 1911 1911 1912 1914 1914 1914 1914 1915 1915 1915 1915 1915 1915 1916 1916 1916 1916 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1918 1918 1918 1920 1921 1921 1922 1923 1924 1925 1925 1925 1926 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1927 1930 1935 1938 1939 1939 1943 1947 1947 1949 1951 1952 1956 1956 1960 1960 1963 1965 1965 1966 1969 1975 1975 1976 1979 1979 1980 1981 1991 2001 2003 2007 2018 1911 xxxx xxxx

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Citations (aide)

<13 citation(s)>

Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

POTEAU, subst. masc. II. Arg., pop. A. Ami fidèle. Les autres copains et poteaux, dit Marthereau, faut pas croire qu'i' soyent mieux ni plus bien que nous (BARBUSSE, Feu, 1916, p. 148). Berlassier et Sarcelotte: de vrais camarades ceux-là, des solides; des sûrs, des poteaux (GENEVOIX, Raboliot, 1925, p. 54). Vous pouvez parler de James Dee (...) à ses anciens poteaux de l'équipe de rugby (AYMÉ, Mouche, 1957, p. 30). B. Homme du milieu. Les messieurs et leurs dames voisinaient avec les poteaux et les gonzesses, leur passaient des bouteilles, chantaient avec eux des refrains obscènes (L. DAUDET, Fant. et viv., 1914, p. 133). Prononc. et Orth.: B. Fig. en parlant d'une pers. 1. 1259 « soutien, appui » (RUTEBEUF, Du Pharisien, 68 ds OEuvres, éd. E. Faral et J. Bastin, t. 1, p. 253: maint postiau de sainte Yglise) ; 1400 « appui, ami » (Arch. nat. JJ 155, pièce 273 ds DU CANGE, s.v. postellum : ses posteaulx, c'est a dire les meilleurs de ses amis), ex. isolés; av. 1873 compter sur un potot (arg. des forçats d'apr. ESN.) ; 2. 1883 arg. des voleurs « chef de bande » (FUSTIER, Suppl. dict. Delvau, p. 543) ; 1914 « homme du milieu » les poteaux et les gonzesses (L. DAUDET, loc. cit.). Dér. (à l'aide du suff. -el, -eau*) du subst. a. fr. post « poteau » (déb. XIIe s. BENEDEIT, St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 1380), du lat. postis « jambage de porte », au plur. «porte», à l'époque class.; « pieu, pilotis » au Moy. Âge (av. 532 ds NIERM.). CHAUTARD Vie étrange Argot 1931, p. 296. HOTIER 1973 [1972], p. 71. SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 68. (tlfi:poteau)

  • Terme d'argot. (1887. Le monde des prisons, p. 33)
  • Poteau, pole, as a sustainer. (MAR)
  • Se dit maintenant pote. (PN-c)
  • Ceux qui parmi les malfaiteurs sont appelés poteaux ont reçu l longue trad. du maniement du langage : souteneur = poteau ; ce sont les poteaux qui reprennent les mots oubliés pour les lancer de nouveau dans la circulation. (SCHW1889)
  • Support, soutien. (AYN)
  • P. Guiraud met en doute l'identité des mots (poteau moderne de 1873 et poteau de 1400), et voit dans l'emploi mod. un dér. de pot. → Potache. (GR)
  • Celui sur lequel on s'appuie. (Henry Solus, dans Barrès)
  • Ce à quoi l'on s'appuie. (Lenôtre1918)
  • 1400 : « ses posteaux, c'est-à-dire les meilleurs de ses amis », lettre de rémission citée par Bloch ; puis 1873 (GR) /

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