Définition de : chiper

  • chiper
    • Prendre (tous les sens) : ■ voler (par euphémisme), dérober, chaparder (qqchose de peu de valeur, de peu d'importance, vol véniel), faire des larcins ; ■ attraper, attraper (maladie) ; attraper, prendre (X années de prison) ; ■ prendre, saisir ; ■ prendre (sur le fait, en flagrant délit) ; ■ prendre (moralement) ; □ se faire prendre en flagrant délit
    • fréquence : 101
    • id : 2800

chiper & chipper ; chiper qqchose à qqun ; □ se faire chiper v.tr.

Définition

Prendre (tous les sens) : ■ voler (par euphémisme), dérober, chaparder (qqchose de peu de valeur, de peu d'importance, vol véniel), faire des larcins ; ■ attraper, attraper (maladie) ; attraper, prendre (X années de prison) ; ■ prendre, saisir ; ■ prendre (sur le fait, en flagrant délit) ; ■ prendre (moralement) ; □ se faire prendre en flagrant délit

ANG : to steal
fréquence : 101
registre ancien : 7 registre moderne : 4

synonyme : voler, dérober, prendre indûment, attraper, prendre, saisir, prendre, saisir, emporter

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1759.

1828 1830 1835 1842 1845 1845 1851 1851 1852 1859 1866 1872 1886 1886 1888 1889 1889 1892 1892 1893 1894 1896 1898 1899 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1904 1904 1905 1907 1908 1908 1910 1911 1915 1915 1916 1916 1916 1916 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1918 1920 1921 1925 1926 1927 1927 1927 1929 1930 1930 1932 1932 1933 1933 1933 1934 1935 1935 1935 1937 1939 1939 1942 1947 1947 1948 1950 1951 1953 1954 1956 1960 1960 1967 1969 1969 1973 1977 1981 1981 1981 1999 2006 xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx

Citations

<24 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

CHIPER, verbe trans. Familier A. 1. Voler un objet de peu de valeur; voler subrepticement (cf. barboter, faucher, piquer). Le garçon partait en maraude pour chiper le rasoir de l'un et le blaireau de l'autre (G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Suzanne et les jeunes hommes, 1941, p. 187) : 1. Ils allongeaient la main en passant le long des étalages, chipant un pruneau, une poignée de cerises, un bout de morue. ZOLA, Le Ventre de Paris, 1873, p. 783. P. métaph. Ah! le monstre a commencé jeune, il s'y entend à chiper les cœurs (A. DAUDET, La Petite paroisse, 1895, p. 50). Pourquoi chiper, moi incroyante, au calendrier religieux un prétexte à bombance (H. BAZIN, Lève-toi et marche, 1952, p. 124) : 2. C'était une sente très étroite qui s'insinuait dans la forêt, (...) on sentait de l'eau dans ses chaussures, et un arbuste vous chipait votre chapeau. ROMAINS, Les Copains, 1913, p. 267. Spéc. [En parlant d'un(e) employé(e) de maison] Faire des bénéfices au détriment de son patron. Chiper qqn : 3. La pauvre fille mettait de côté ses desserts, refusant de « chiper un peu la patronne » malgré les conseils d'Arthur. H. BAZIN, La Tête contre les murs, 1949, p. 322. Chiper (qqc.) sur qqc. : 4. ... le voilà aussi bas qu'une cuisinière qui chipe deux sous sur un pot-au-feu (...) Aller gratter sur les additions ! ZOLA, Le Capitaine Burle, 1883, p. 36. P. métaph. : 5. ... je suis peu libre; sous prétexte que je suis maire et proprio, etc., chacun se donne le droit de chiper sur mes heures; travail à surveiller; conseil à donner; réprimande à infliger; signature à apposer;... GIDE, Correspondance [avec Valéry], 1898, p. 330. Absol. Non, vrai! tu chipes trop... ça te jouera... un mauvais tour (MIRBEAU, Le Journal d'une femme de chambre, 1900, p. 343). Rare. Chiper qqn. Dépouiller quelqu'un de ce qui lui appartient : 6. Dans les cellules à deux, les défiants se dépêchaient de clouer une couverture entre leur toile et leur camarade pour n'être pas chipés. E. et J. DE GONCOURT, Manette Salomon, 1867, p. 57. 2. Au fig. S'attribuer, s'approprier indûment le bien de quelqu'un, l'en déposséder. Poutillard a des ennemis, parce qu'il a chipé la maîtresse d'un camarade (G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Cécile parmi nous, 1938, p. 98) : 7. Elle ne voulait pas, elle la titulaire, se laisser chiper son rôle dans ces jours de gala. PROUST, Le Côté de Guermantes 2, 1921, p. 322. 8. Tout de même, ç'aurait peut-être été mon salut, de lui chiper sa place... de devenir à mon tour le chef responsable d'une grande boîte... R. MARTIN DU GARD, Un Taciturne, 1932, I, 5, p. 1251. B. Prendre sur le fait, arrêter. Se faire chiper comme des gosses, en flagrant délit d'inattention et de mensonge (L. DAUDET, Ch. Maurras et son temps, 1928, p. 111). Il ne faut pas que vous me preniez pour un apache. Je n'ai jamais été chipé (ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, Le 6 octobre, 1932, p. 232). Il [un professeur] m'a même sauvé un jour que j'ai failli être chipé en sortant [du collège] (LACRETELLE, Les Hauts ponts, t. 3, 1935, p. 79). P. ext. Être chipé. Être dupé (cf. se faire avoir) : 9. ... Dieu sait où ça mène de rire trop tard, quand on a le cœur pris par un désespoir d'amour! Droit au puits pour s'y jeter, tête première. (...) J'en ai vu de plus malicieuses que vous chipées par le suicide, l'idée fixe à ce qu'on dit, gobées comme des mouches... BERNANOS, La Joie, 1929, p. 617. Prononc. et Orth. : [], (je) chipe []. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1759 « voler » (A.-Ch. CAILLEAU, Nouveaux bouquets poissards, p. 9). Prob. dér., avec dés. -er, de chipe « petit morceau, rognure d'étoffe » (chiffe*), chiper étant proprement « dérober une chose de peu de valeur ». Une orig. à partir de acciper* « prendre » (D'HAUTEL, s.v. acciper; SAIN. Lang. par., p. 438; EWFS2) est moins probable. Fréq. abs. littér. : 123. 1re attest. 1855 (G. SAND, Histoire de ma vie, t. 4, p. 438); de chiper, suff. -erie*. Fréq. abs. littér. : 3. 2. Chipeur, euse, adj. et subst. (Celui, celle) qui a l'habitude de commettre de petits vols. Hardi et chipeur comme un gamin de Paris (BALZAC, La Maison Nucingen, 1838, p. 607). Ce Lescure, quel chipeur ! Après « Marie-Antoinette » et autres plagiats, le voilà qui publie « L'Amour sous la Terreur » après que j'ai fait « L'Amour au XVIIIe siècle » (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1882, p. 175). [], fém. [-ø:z]. 1re attest. 1828-29 (F. VIDOCQ, Mémoires de Vidocq, t. 4, p. 297); de chiper, suff. -eur2*. Fréq. abs. littér. : 3. BBG. SAIN. Lang. par. 1920, p. 438. SAIN. Sources t. 1 1972 [1925], p. 136; t. 2 1972 [1925], p. 110. (tlfi:chiper)

  • Avec suffixe -ipe (SCHW1889)
  • Vient probablement de chapper (prendre), capere en latin (SCHW1889)
  • voler des choses qui ne valent pas grand chose, qui ne valent pas chipette (AYN)
  • Anc. franç. chipe « chiffon ». → Chipoter (GR)
  • « ce mot, qui est devenu vulgaire, a pris son origine dans les collèges » (D'Albanès 1845)
  • 1759 (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.