Définition de : maquereau

  • maquereau
    • ■ Souteneur de prostituée, son associé (association consentie, volontaire, motivée par relation amoureuse ou économique) ; entremetteur, celui qui présente la courtisane à client, qui facilite son commerce (protection contre police, clients, concurrents) ; amant de coeur, qui est entretenu par la prostituée, et profite de son activité ; proxénète de la prostituée (par contrainte) : celui qui l'exploite ; ■ (par ext. péj.) qui vit aux dépends d'autrui ; exploiteur ; patron de bordel ; (celui qui paye la prostituée ; homme qu'une femme paye pour être baisée) ; (par ext.) insulte
    • fréquence : 123
    • id : 3254

maquereau & macro ; maquereau de ; père maquereau ; maqu... ; maq...... n.m.

Définition

■ Souteneur de prostituée, son associé (association consentie, volontaire, motivée par relation amoureuse ou économique) ; entremetteur, celui qui présente la courtisane à client, qui facilite son commerce (protection contre police, clients, concurrents) ; amant de coeur, qui est entretenu par la prostituée, et profite de son activité ; proxénète de la prostituée (par contrainte) : celui qui l'exploite ; ■ (par ext. péj.) qui vit aux dépends d'autrui ; exploiteur ; patron de bordel ; (celui qui paye la prostituée ; homme qu'une femme paye pour être baisée) ; (par ext.) insulte

fréquence : 123
registre ancien : 7 registre moderne : 6

synonyme : maquereau, proxénète, souteneur famille : maquereau usage : Argot de la prostitution langue : Neerlandais

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1278.

1610 1624 1732 1773 1783 1784 1784 1784 1785 1790 1790 1791 1791 1791 1793 1794 1820 1840 1840 1835 1835 1847 1849 1863 1862 1863 1875 1881 1886 1889 1891 1892 1894 1899 1900 1901 1901 1902 1904 1904 1907 1910 1917 1920 1921 1924 1925 1930 1931 1932 1932 1933 1935 1935 1936 1937 1942 1947 1947 1948 1948 1948 1949 1949 1949 1950 1950 1950 1951 1952 1952 1953 1954 1954 1960 1961 1961 1961 1964 1965 1965 1966 1966 1967 1967 1966 1969 1969 1971 1971 1971 1972 1972 1973 1975 1976 1976 1977 1977 1978 1978 1979 1979 1979 1981 1981 1982 1984 1985 1986 1986 1993 1994 1997 1998 2003 2006 2006 2008 2008 2012 2013 xxxx

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Citations

<18 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Populaire A. − 1. Subst. masc. Homme qui débauche et prostitue les femmes et qui reçoit d'elles l'argent qu'elles tirent de la prostitution. Synon. barbeau (arg.), entremetteur, mac (arg.), proxénète, souteneur, taulier (arg.). Retourne à tes tripots, tricheur... à tes putains, maquereau !... (Mirbeau,Journal femme ch., 1900, p. 353). Julot, un maquereau ! C'est-à-dire qu'il dit qu'il est un maquereau. Mais il n'est pas foutu de l'être. Moi je l'ai vu payer sa femme (...) une femme qui était en maison, qui gagnait plus de cinquante francs par jour (Proust, Temps retr., 1922, p. 813) : . ... j'avoue que les exercices de la crapule, boueuse ou dorée, me fatiguent, que les moeurs des maquereaux m'ennuient autant qu'elles me dégoûtent, et que j'ai en horreur cette honteuse parodie de l'amour, la prostitution, la traite des blanches et autres gentillesses de même ordre. L. Daudet, Brév. journ., 1936, p. 231. 2. Subst. fém. Maquerelle, en appos., mère maquerelle. Patronne d'une maison de prostitution. Synon. entremetteuse, taulière. Ni une maquerelle ni un Seymour n'ont pensé à avoir [dans leur harem ou leur bordel] une Circassienne et une Japonaise (Goncourt, Journal, 1863, p. 1214). Ce devait être quelque tenancière de grande maison de filles, une maquerelle en voyage (Proust, Sodome, 1922, p. 93). Des mères maquerelles de ta sorte, Checca, ça se pêche à la douzaine rue des Dévidoirs (Arnoux, Rossignol napol., 1937, p. 19). B. − P. ext., péj. 1. Homme qui vit ou tire profit d'une femme. Il faut que vous ayez un fameux toupet pour oser faire une allusion à de l'argent reçu d'une femme par un homme, vous qui, tout jeunet, avez débuté dans la vie par être entretenu par Déjazet sexagénaire (...) toute la différence qu'il y a entre vous et Jupillon, c'est que le maquereau que vous étiez prenait plus cher que Jupillon (Goncourt,Journal, 1889, p. 908). J'ai l'habitude de payer pour les femmes avec qui je sors. Je ne suis pas un maquereau (Queneau, Pierrot, 1942, p. 128). 2. Entremetteur peu honorable dans divers domaines. Maquereau politique. Quant aux offres de Du Camp relativement à Mme Biard, il y a entre les hommes une sorte de pacte fraternel et tacite qui les oblige à être maquereaux les uns des autres (Flaub.,Corresp., 1853, p. 406). Briand, ce maquereau, couvert de toutes les bénédictions « allemandes » du pape Pie XI (L. Daudet, Brév. journ., 1936, p. 63). 1269-78 makerele « tenancière de maison close » (Jean de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 10066) ; 1269-78 maquereaus « homme qui vit de la prostitution des femmes » (Id., ibid., 11706). Empr. au m. néerl. makelare « intermédiaire, courtier » (également att. en Flandre et en pic. dans des textes fr.: fin du xiiies. ap. G. Espinas, H. Pirenne, Recueil de doc. relatifs à l'hist. de l'industr. drapière en Flandre, t. 3, p. 234; fin du xiiies. ap. A. Giry, Hist. de la ville de Saint-Omer, p. 503, 526); le m. néerl. makelare est dér. de makeln « trafiquer », lui-même dér. de maken « faire ». (tlfi:maquereau)

  • Les uns font dériver le mot maquereau de mercureau dérivé hypothétique de mercure. Les autres du mot flamand macken, trafiquer ; enfin plusieurs font dériver ce mot de aquariolus, esclave chargé de présenter l'eau aux prostituées [Hayès, I,95]
  • Les uns croient que ce mot vient de l'hébreu machar, qui signifie vendre ; d'autres font dériver cette expression d'aquarius ou d'aquariolas parce que chez les Romains les porteurs d'eau étaient les intermédiaires de la prostitution, d'où maquariolus puis maquereau ; d'autres encore affirment que ce mot vient du latin macalarellus parce que dans les anciennes comédies les proxénètes portaient des habits bizarres (Dessessart, Dictionnaire de Police, Bulenger, opuscul.) (VIR) (id. VIR-PARIMP)
  • « ces hommes, dont le nom populaire dérive du mot flamand maeken, qui signifie trafiquer » (duCP, 354)
  • Emploi officiel dans Bouchel, Bibl. du droit (VIR-PARIMP)
  • Du moyen néerl. makelâre « courtier », dér. de makein « trafiquer », de maken « faire » (GR)
  • ce nom lui est venu de son aspect chatoyant et visqueux. Costume rayé, chaussures de croco, amour immodéré pour les chemises de soie et les bijoux tapageurs. (Brigouleix)
  • Empr. au m. néerl. makelare « intermédiaire, courtier » (également att. en Flandre et en pic. dans des textes fr.: fin du xiiie s. ap. G. Espinas, H. Pirenne, Recueil de doc. relatifs à l'hist. de l'industr. drapière en Flandre, t. 3, p. 234 ; fin du xiiie s. ap. A. Giry, Hist. de la ville de Saint-Omer, p. 503, 526); le m. néerl. makelare est dér. de makeln « trafiquer », lui-même dér. de maken « faire ». (TLFi)
  • 1269-1278, XVe (mais : maqueriau au XIIIe, Rutebeuf) (GR) /

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