Définition de : moutard

  • moutard
    • ■ (désigne majoritairement le garçon) Enfant, petit enfant, jeune enfant, bébé, nouveau-né ; ■ garnement, adolescent (péj.), enfant désagréable, indiscipliné ; plus jeune, moins expérimenté (par rapport à plus âgé)
    • fréquence : 089
    • id : 304

Définition

■ (désigne majoritairement le garçon) Enfant, petit enfant, jeune enfant, bébé, nouveau-né ; ■ garnement, adolescent (péj.), enfant désagréable, indiscipliné ; plus jeune, moins expérimenté (par rapport à plus âgé)

ANG : a brat / IT : fanciullo
fréquence : 089
registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme : enfant, bébé, garçon famille : moutarde (merde, cul...)

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1827.

17xx 1827 1827 1829 1829 1833 1834 1835 1842 1844 1845 1846 1846 1847 1849 1854 1857 1861 1864 1866 1868 1870 1872 1883 1883 1883 1886 1886 1887 1887 1891 1894 1895 1896 1898 1898 1899 1899 1901 1905 1908 1911 1912 1912 1915 1916 1916 1917 1918 1920 1921 1922 1925 1926 1927 1930 1931 1931 1932 1935 1942 1945 1951 1952 1953 1954 1954 1955 1955 1957 1958 1960 1960 1963 1964 1964 1965 1965 1967 1969 1973 1977 1980 1981 1984 1997 2003 xxxx xxxx

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Citations

<13 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

MOUTARD, subst. masc. Familier A. Petit garçon. Il accéléra la cadence de ses béquilles et il voulait rattraper le moutard qui trottait devant lui. De son seul pied, il essaya de l'atteindre, mais le môme se remit à rire et lui fit la nique (BENJAMIN, Gaspard, 1915, p. 157). Il s'était peu à peu dégoûté de la vie scolaire, de sa monotonie, de ses astreintes, de la situation de moutard où elle vous maintient à l'égard des grandes personnes (ROMAINS, Hommes bonne vol., 1932, p. 240). V. caca ex. de Cros. [Par mépris ou dérision, en parlant d'un homme] Cora (...) avait le verbe haut, et rudoyait son mari. Elle le traitait en petit garçon, en moutard, en homme de peu d'importance (MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Hérit., 1884, p. 498) : ... les autres femmes (...) se passionnent pour de petits jeunes gens à barbe de bouc, des drôles qui fument, et grossiers comme des laquais! Car leur jeunesse leur donne une insolence!... (...) Moi, que tu soupçonnes de coquetterie, je préfère à ces moutards les gens de cinquante ans... BALZAC, Cous. Bette, 1846, p. 190. B. Au plur. Enfants (sans distinction de sexe). Des familles entières se regardaient avec des airs dolents, buvaient sans enthousiasme, ne retrouvaient un peu de vie que pour calotter des moutards qui dansaient en rond et tombaient, les pieds en l'air, au milieu des couples (HUYSMANS, Sœurs Vatard, 1879, p. 233). Avec les femmes, il y a toujours des histoires, et puis les moutards qui veulent pisser (ANOUILH, Antig., 1946, p. 168). Rem. On relève qq. emplois de moutard au sing. pour désigner un enfant sans distinction de sexe, notamment lorsqu'il s'agit d'un enfant à naître ou qui vient de naître. Louise a été prise de douleurs et (...) il a bien fallu avouer que le moutard demandait à voir le jour (FLAUB., Corresp., 1845, p. 47). Il alla chercher la petite et il la présentait comme s'il eût tenu le pain bénit, quand la porte s'ouvrit et Isidore Vallin parut. (...) le mari, les larmes aux yeux, fit un pas, prit le frêle moutard que lui tendait l'autre, l'embrassa (MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Martine, 1883, p. 116). Prononc. et Orth. : []. Att. ds Ac. 1878, 1935. Étymol. et Hist. 1. 1827 « enfant » (Monsieur comme il faut, p. 23 : Moutard. Enfant); 2. 1834 « petit garçon » (BOISTE). Orig. incertaine. Se rattache peut-être, de même que le fr.-comtois et le fr.-prov. mottet « petit garçon, jeune homme » (dep. 1633 dans le Dauphiné d'apr. FEW t. 6, 3, p. 298a), au fr.-comtois et au fr.-prov. moutte, mote « (chèvre) sans cornes » (de même orig. que le fr. motte*), les chèvres sans cornes étant aussi les plus jeunes; de plus, les aires géogr. de mottet « petit garçon » et de moutte « (chèvre) sans cornes » sont identiques (FEW t. 6, 3, p. 300a, note 30). Pour d'autres hyp. intéressantes, v. MICHEL 1856 et LITTRÉ Suppl. Fréq. abs. littér. : 101. Bbg. ALESSIO (G.). Saggio di etimologie francesi. R. Ling. rom. 1950, t. 17, pp. 188-189. GEBHARDT (K.). Les Francoprovençalismes de la lang. fr. R. Ling. rom. 1974, t. 38, p. 195. SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p. 268, 349. (tlfi:moutard)

  • Moutard désigne tout d'abord le marmot malpropre, de moust, mout (SAINXIX)
  • Orig. incert. ; cf. lyonnais moté « gamin », mot franco-provençal, p.-ê. apparenté au rad. mutt- « motte de terre » ou au régional motet « jeune bétail (sans corne) » et « jeune garçon » → Mousse ; mouton (GR)
  • Orig. incertaine. Se rattache peut-être, de même que le fr.-comtois et le fr.-prov. mottet « petit garçon, jeune homme » (dep. 1633 dans le Dauphiné d'apr. FEW t. 6, 3, p. 298a), au fr.-comtois et au fr.-prov. moutte, mote « (chèvre) sans cornes » (de même orig. que le fr. motte*), les chèvres sans cornes étant aussi les plus jeunes; de plus, les aires géogr. de mottet « petit garçon » et de moutte « (chèvre) sans cornes » sont identiques (FEW t. 6, 3, p. 300a, note 30). Pour d'autres hyp. intéressantes, v. MICHEL 1856 et LITTRÉ Suppl. (TLFi)
  • 1827 (GR, TLFi) /

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