Définition de : guinguette

  • guinguette
    • Établissement de divertissement populaire et champêtre, où l'on se restaure et où l'on danse ; bal populaire, bal de barrière, établissement dansant et chantant, réunion chantante, société lyrique, souvent champêtre ; (grisette)
    • fréquence : 064
    • id : 11176

Définition

Établissement de divertissement populaire et champêtre, où l'on se restaure et où l'on danse ; bal populaire, bal de barrière, établissement dansant et chantant, réunion chantante, société lyrique, souvent champêtre ; (grisette)

fréquence : 064
registre ancien : 2 registre moderne : 2

synonyme : bal, restaurant

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1697.

1721 1725 1726 1747 1761 1778 1790 1792 1799 1801 1802 1808 1808 1815 1815 1815 1822 1826 1828 1832 1836 1836 1844 1844 1845 1846 1860 1861 1862 1867 1880 1886 1895 1899 1899 1900 1901 1902 1904 1904 1914 1917 1917 1921 1927 1928 1929 1937 1952 1952 1953 1954 1964 1965 1966 1979 1980 1984 1989 1990 1993 1993 2002 2006

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Citations

<13 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

GUINGUETTE, subst. fém. A. − Cabaret populaire (notamment en banlieue parisienne), le plus souvent en plein air, dans la verdure, où l'on peut consommer et danser. Synon. bastringue (vx), estaminet, buvette, musette. Tenir une guinguette ; bal de guinguette. Une nouvelle bouffée de vent apporta les sons de l'orchestre de la guinguette, où l'on dansait encore le vieux quadrille (Murger, Scènes vie jeun.,1851, p. 138). Nous n'avons jamais dîné en banlieue ; cela nous changera. Ils entrèrent dans la première guinguette venue, et s'attablèrent dans une sorte de hall, au bord de l'eau (Arland, Ordre,1929, p. 315) : ... je suis allé au bal Perron, à la Barrière du Trône. Sept sous d'entrée, et on a droit gratis à vingt-cinq centimes de consommation; c'est une guinguette. Le joli mot que celui de guinguette, et comme il sonne bien à l'oreille. On a vu des guinguettes à l'opéra-comique, ou dans les estampes du xviiie siècle, ou chez Béranger. On s'imagine sur ce mot des minois futés, de petits bonnets bien ajustés, des tailles sveltes et pliantes. Toute la gaieté, toute la vivacité française et parisienne est là, n'est-il pas vrai? Eh bien, voici cette guinguette : une centaine de basses grisettes et cinquante drôlesses, qui sentent à une lieue Saint-Lazare et la préfecture de police. Taine, Notes Paris, 1867, p. 44. Étymol. et Hist. 1. 1697 « café populaire » (Gongam ou l'Homme prodigieux, III, 2 ds DG) ; 2. 1718 « pied-à-terre à la campagne » (Ac.). Substantivation de l'adj. guinguet, -ette, issu, par assimilation des consonnes, de ginguet*. Pour d'autres dér. à valeur péj. formés sur giguer, ginguer (cf. gigoter étymol.), v. FEW t. 16, pp. 39-40 et guingois. Fréq. abs. littér. : 122. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 382. (tlfi:guinguette) /

  • On y buvait un petit vin, produit des vignes dépendant du clos Guinguet ; c'est ce qui donna le nom de guinguettes aux endroits où on le débite. Aujourd'hui encore [fin XIX], par corruption, dans le faubourg, on dit : Allons boire un verre de guinglet ! (VIR-PAROUB)
  • Ginglet : XVIe, région parisienne : vin très vert, à faire danser les chèvres : vient de ginguer = danser (la gigue) ; les guinguettes apparues au XVIIIe lui doivent leur nom (MCC)
  • 1549, être en ses goguettes ; faire goghettes « faire ripaille », 1462 ; 1829 nom donné à société chantante (GR) /

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