Définition de : bouge

  • bouge
    • Endroit infect, lieu sordide, des bas-fonds, établissement de bas étage
    • fréquence : 078
    • id : 5924

Définition

Endroit infect, lieu sordide, des bas-fonds, établissement de bas étage



registre ancien : 2 registre moderne : 2

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1732.

1828 1830 1842 1844 1846 1846 1862 1862 1867 1880 1881 1882 1885 1886 1887 1887 1889 1891 1892 1893 1894 1896 1899 1899 1899 1900 1902 1903 1904 1904 1904 1904 1909 1912 1914 1914 1915 1915 1915 1915 1915 1921 1925 1927 1927 1929 1931 1932 1934 1935 1935 1937 1937 1939 1939 1945 1946 1949 1952 1953 1954 1954 1955 1955 1956 1957 1957 1957 1968 1973 1974 1975 1976 1997 2003 2006 2008 2013

Citations
1945 tel personnage en vue, tel adversaire politique, qui a commis l'imprudence de s'aventurer dans un bouge source : 1945. Femmes à l'encan - un esclavagisme patenté
1939 Il y a, rue des Vertus (quelle ironie que ce mot !, un bouge où ils se réunissent pour s'y souiller de la sorte source : 1939. Journal de l'abbé Mugnier (1879-1939)
1975 c'était fatal il quitta lâchement l'atelier les amis sa vieille maman dans les bouges maintenant il joue avec des filles des voyous source : 1975. Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France
1956 L'établissement – si je peux employer un terme aussi pompeux pour qualifier le bouge – est vide. Il ne doit pas faire un gros chiffre d'affaires, le zig à la verrue poilue ! source : 1956. Fais gaffe à tes os

<4 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BOUGE, subst. masc. I. Lang. commune A. Vx. Petite pièce, pièce de grenier en hémicycle où il n'y a place que pour un lit. Un évêque d'Allemagne venait de prendre la dernière [chambre] et (...) il ne restait plus que deux petits bouges (CHAMFORT, Caractères et anecdotes, 1794, p. 128). P. métaph. Ce bouge à commentaires, (...) ce grenier à bavardages, appelé l'École de Droit (BALZAC, Le Contrat de mariage, 1835, p. 211). B. Hôtel, chambre d'hôtel misérable. Bouge affreux, infâme; bouge à matelots; hôtel-bouge (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1886, p. 553) : 1. ... nous nous sommes établis dans un misérable bouge qu'on nous avait donné pour un hôtel. Le lieu et les gens nous dégoûtaient tellement que nous avons été immédiatement demander à M. Masterson (à une lieue de là) la pension bourgeoise qu'il avait dû nous chercher. MICHELET, Journal, 1834, p. 749. P. ext. Maison, logement misérable des artisans et du bas-peuple; taudis. Les manants dans leurs bouges (HUGO, La Légende des siècles, L'Aigle du casque, t. 4, 1877, p. 457) : 2. Des cache-nez d'un goût affreux Laissaient voir des fronts bleus et rouges... Et je pensais aux malheureux Qui n'ont pas de feu dans leurs bouges. G. NADAUD, Chansons, 1870, p. 419. P. anal., rare. Gîte, bauge* du sanglier. J'ai tué dans son bouge [rime avec rouge du vers précédent] Un sanglier (A. DUMAS Père, Le 24 février, 1850, 1, p. 138). C. Café, cabaret mal famé. Il court les bouges, les bastringues (A. DAUDET, Les Rois en exil, 1879, p. 477) : 3. Contre les vauriens qui errent par les rues, flânent et gîtent dans les tavernes, les bouges et les maisons infâmes, d'où ils surgissent la nuit en quête de mauvais coups, il a fallu, à Paris, à côté de la police royale, organiser le service du guet; ... FARAL, La Vie quotidienne au temps de St Louis, 1942, p. 260. Rem. 1. Parmi les dict. du XIXe s., seuls Ac. 1878 et GUÉRIN 1892 signalent ce dernier emploi. 2. On rencontre le composé bouge-concert, calqué sur café-concert (COURTELINE, Messieurs-les-Ronds-de-cuir, 1893, p. 246). ÉTYMOL. ET HIST. 1. Ca 1190 buge le plus souvent fém. « valise, coffre, sac » (AMBROISE, Guerre sainte, 9858 dans T.-L.); début XIIIe s. bouge (Ph. MOUSKET, Chronique, 22191, ibid.), noté comme n'étant plus en usage dans Trév. 1740-1771; 2. ca 1200 (le plus souvent masc. en a. fr.; mais fém. encore dans FUR. 1690) « petite pièce arrondie servant de pièce de décharge, grenier » (Escoufle, 8016 dans T.-L.); 1671 « petite chambre de valet » (POMEY); 1732 (Trév. : [...] Il signifie aussi une chambre, une maison extrêmement mal propre et toute en désordre. Avez-vous vû l'endroit où il loge? C'est un vrai bouge); 3. XVe s. « partie renflée d'un objet, d'une partie du corps humain » (WAVRIN, Anchienn. Chron. d'Englet., II 135, Soc. de l'H. de Fr. dans GDF.); 1606 (NICOT : Bouge [...] l'on appelle le Bouge d'un bouclier, la bossette qui est au milieu d'iceluy, eslevée en rond); 1680 tonnellerie (RICH.). Empr. au lat. bulga « bourse de cuir » sans doute d'orig. gauloise; d'où les accept. faisant réf. à une forme arrondie (déjà en lat., LUCILIUS dans TLL s.v. 2240, 30, pour désigner le ventre). STAT. Fréq. abs. littér. : 238. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 89, b) 404; XXe s. : a) 445, b) 446. BBG. Bouge, bogue et budget. Vie Lang. 1953, p. 388. POHL (J.). La Maison dans les fr. marginaux. Vie Lang. 1969, p. 147. VENDRYES (J.). Sur les n. du sac de cuir. B. Soc. Ling. 1941, t. 43, pp. 134-139. (tlfi:bouge)

  • Bouge vient certainement de bauge où les cochons se vautrent dans la boue (VIR)
  • 1732 (mais : v. 1200 « pièce servant de débarras » ; 1671 « petite chambre de valet ») (GR) /

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