Définition de : singe

  • singe
    • ■ Patron, employeur, chef d'atelier ; ■ > (toute forme d'autorité supérieure) directeur, chef, maître, mari ; (mil.) officier, chef de corps ; surveillant, tenancier de maison close), bourgeois, employeur de la domesticité ; préfet de police (pour un policier) ; directeur de prison (pour détenue)
    • fréquence : 060
    • id : 3525

singe & mon singe ; singesse (fém.) ; singeresse (fém.) ; grand singe n.

Définition

■ Patron, employeur, chef d'atelier ; ■ > (toute forme d'autorité supérieure) directeur, chef, maître, mari ; (mil.) officier, chef de corps ; surveillant, tenancier de maison close), bourgeois, employeur de la domesticité ; préfet de police (pour un policier) ; directeur de prison (pour détenue)

ALL : Meister, Meisterin, Gemahl, Chef / ANG : Patron ; a boss in a factory
fréquence : 060
registre ancien : 8 registre moderne : 7

synonyme : patron, directeur, tenancier de maison close famille : singe (patron) usage : ouvrier

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1783.

1848 1849 1857 1860 1870 1871 1877 1881 1885 1890 1893 1894 1895 1899 1900 1901 1901 1901 1903 1904 1905 1907 1908 1909 1910 1911 1911 1916 1917 1918 1920 1926 1927 1930 1932 1935 1935 1937 1945 1951 1952 1952 1954 1954 1955 1955 1960 1960 1966 1967 1971 1975 1975 1978 1979 1980 1981 2001 xxxx xxxx

Citations

  • 1895 Le patron c'est l'ennemi, c'est le singe, dont on ne parle pas sans crainte, puisque de lui dépend l'existence, mais qu'on n'aime pas, qu'on tourne en plaisanterie hors de l'atelier […]. « Mon singe ! », avec quel mépris ils prononcent ce mot, lorsque, vidant une négresse, ils se remémorent les exigences de l'un, la brutalité de l'autre ! La haine est profonde… source : 1895. En plein faubourg
  • 1904 Une nuit que le patron était absent, il y a amené des nettoyeurs de cambrousses, toute une bande de fins monte-en-l'air et, quand le singe a rappliqué, il a trouvé tout chambardé source : 1904. La Maison Philibert
  • 1952 Je lui dois combien à ton singe ? Il est pressé, hein ? source : 1952. Pas de veine avec le pendu (nouvelle), dans Les enquêtes de Nestor Burma et les Nouveaux mystères de Paris
  • 1932 –Attention ! dit le Paillasse… C'est le patron !… –Comus ? demanda Vidocq. –Non ! Si c'était Comus, j'aurais dit le singe !… Vidocq eut un sourire qui signifiait qu'il avait saisi la distinction source : 1932. Vidocq - Le roi des voleurs, le roi des policiers
  • 1966 les sauces destinées à la table de mes parents – les singes, comme on disait à l'office sachant que je ne cafarderais pas source : 1966. Les cahiers du capitaine Georges - Souvenirs d'amour et de guerre (1894-1945)
  • 1890 qui siffle le vin des singes dans l'escalier de la cave source : 1890. Biribi
  • 1881 Comme par enchantement, les bras des meurtriers aussi bien que les gestes furibonds du singe et de la singeresse tombèrent sans plus me menacer source : 1881. Mémoires de Monsieur Claude, chef de la police de sûreté
  • 1905 « Oh ! un singe ! » La vue d'un officier qui venait, raide, à quelques mètres, lui arracha cette exclamation source : 1905. Le Tigre & Coqueliquot
  • 1911 il faut que je me trotte jusqu'à la rue Oberkampf pour voir un singe qui embauche à ce qu'on m'a dit… source : 1911. Le journal à Nénesse
  • 1911 Sur la lourde, il y avait commac : « À l'os à moelle, café Tavanne ». C'était son vrai blaze, à la singesse, le blaze de son homme, Émile Tavanne source : 1911. Le journal à Nénesse
  • 1903 Mais qu'est-ce que ce saligaud de Louis pouvait bien me dire ? J'aurais bien voulu zieuter la lettre, mais le « grand singe » [directeur de prison] la tenait devant lui, sur son « burlingue ». source : 1903. Les enracinées
  • 1903 Y a bien un directeur dans cette turne-là ; qu'est-ce qu'il fout alors, le grand singe, s'il s'occupe pas de sa tôle. Moi à ta place je demanderais à lui parler et je lui dirais qu'il y a un règlement qui dit qu'on doit nous envoyer promener pendant tant de temps, n'est-ce-pas ? eh bien ! pourquoi que des surveillantes se foutent du règlement comme de leur première… chemise. source : 1903. Les enracinées

<12 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

SINGE, subst. masc. II. P. anal. B. Pop. ou arg. 1. Personne qui en dirige d'autres, supérieur hiérarchique. Synon. Chef, maître1, patron. Un larbin plein de bienveillance onctueuse (...) qui fait l'éloge de ses « singes » (L. DAUDET, Rech. beau, 1932, p. 274). Alors, ton patron, Lavenaz? Mon patron? Le vieux singe est comme toujours. Un danger public (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 256): 5. Mon désir de liberté grandit tellement, que, malgré ma répugnance, j'allai trouver mon singe. C'était un petit grincheux toujours en colère. Je me dis malade. Il me regarda dans le nez et cria: « Je n'en crois rien, monsieur. Enfin allez-vous-en! Pensez-vous qu'un bureau peut marcher avec des employés pareils? » MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Print., 1881, p. 387. Étymol. et Hist. 4. 1783 « ici procureur » notre vieux singe (Misères, 97, ibid.); 1836 « maître » (compagn. charpentiers ds ESN. 1966); 1840 « patron » (A. PERDIGUIER, Le Livre du compagnonnage, 42) (tlfi:singe) /

  • Presque tous les corps de métier, sauf les chapeliers, nomment ainsi le patron (VIR)
  • XVIIIe, péj. depuis XIXe (GR) / 1783 « ici procureur » notre vieux singe (Misères, 97, ibid.) ; 1836 « maître » (compagn. charpentiers ds ESN 1966) ; 1840 « patron » (A. Perdiguier, Le Livre du compagnonnage, 42) (TLFi) /

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