singe

singe (tableau rapide)
singe Patron, employeur, chef d'atelier ; > (toute forme d'autorité supérieure) directeur, chef, maître, mari, (officier??, surveillant, tenancier de maison close), bourgeois, employeur de la domesticité ; préfet de police (pour un policier) ; directeur de prison (pour détenue)
synonyme patron, directeur, tenancier de maison close
date 1783
fréquence 57

singe

& mon singe ; singesse (fém.) ; singeresse (fém.) ; grand singe

n.

Définition

Patron, employeur, chef d'atelier ; > (toute forme d'autorité supérieure) directeur, chef, maître, mari, (officier??, surveillant, tenancier de maison close), bourgeois, employeur de la domesticité ; préfet de police (pour un policier) ; directeur de prison (pour détenue) ALL : Meister, Meisterin, Gemahl, Chef / ANG : Patron ; a boss in a factory

registre ancien : 8 registre moderne : 7

Synonyme : patron, directeur, tenancier de maison close Famille : singe (patron) Usage : ouvrier

Citations
1895 Le patron c'est l'ennemi, c'est le singe, dont on ne parle pas sans crainte, puisque de lui dépend l'existence, mais qu'on n'aime pas, qu'on tourne en plaisanterie hors de l'atelier […]. « Mon singe ! », avec quel mépris ils prononcent ce mot, lorsque, vidant une négresse, ils se remémorent les exigences de l'un, la brutalité de l'autre ! La haine est profonde… source : 1895. En plein faubourg
1904 Une nuit que le patron était absent, il y a amené des nettoyeurs de cambrousses, toute une bande de fins monte-en-l'air et, quand le singe a rappliqué, il a trouvé tout chambardé source : 1904. La Maison Philibert
1952 Je lui dois combien à ton singe ? Il est pressé, hein ? source : 1952. Pas de veine avec le pendu (nouvelle), dans Les enquêtes de Nestor Burma et les Nouveaux mystères de Paris
1932 –Attention ! dit le Paillasse… C'est le patron !… –Comus ? demanda Vidocq. –Non ! Si c'était Comus, j'aurais dit le singe !… Vidocq eut un sourire qui signifiait qu'il avait saisi la distinction source : 1932. Vidocq - Le roi des voleurs, le roi des policiers
1966 les sauces destinées à la table de mes parents – les singes, comme on disait à l'office sachant que je ne cafarderais pas source : 1966. Les cahiers du capitaine Georges - Souvenirs d'amour et de guerre (1894-1945)
1890 qui siffle le vin des singes dans l'escalier de la cave source : 1890. Biribi
1881 Comme par enchantement, les bras des meurtriers aussi bien que les gestes furibonds du singe et de la singeresse tombèrent sans plus me menacer source : 1881. Mémoires de Monsieur Claude, chef de la police de sûreté
1905 « Oh ! un singe ! » La vue d'un officier qui venait, raide, à quelques mètres, lui arracha cette exclamation source : 1905. Le Tigre & Coqueliquot
1911 il faut que je me trotte jusqu'à la rue Oberkampf pour voir un singe qui embauche à ce qu'on m'a dit… source : 1911. Le journal à Nénesse
1911 Sur la lourde, il y avait commac : « À l'os à moelle, café Tavanne ». C'était son vrai blaze, à la singesse, le blaze de son homme, Émile Tavanne source : 1911. Le journal à Nénesse
1903 Mais qu'est-ce que ce saligaud de Louis pouvait bien me dire ? J'aurais bien voulu zieuter la lettre, mais le « grand singe » [directeur de prison] la tenait devant lui, sur son « burlingue ». source : 1903. Les enracinées
1903 Y a bien un directeur dans cette turne-là ; qu'est-ce qu'il fout alors, le grand singe, s'il s'occupe pas de sa tôle. Moi à ta place je demanderais à lui parler et je lui dirais qu'il y a un règlement qui dit qu'on doit nous envoyer promener pendant tant de temps, n'est-ce-pas ? eh bien ! pourquoi que des surveillantes se foutent du règlement comme de leur première… chemise. source : 1903. Les enracinées

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

SINGE, subst. masc. II. P. anal. B. Pop. ou arg. 1. Personne qui en dirige d'autres, supérieur hiérarchique. Synon. Chef, maître1, patron. Un larbin plein de bienveillance onctueuse (...) qui fait l'éloge de ses « singes » (L. DAUDET, Rech. beau, 1932, p. 274). Alors, ton patron, Lavenaz? Mon patron? Le vieux singe est comme toujours. Un danger public (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 256): 5. Mon désir de liberté grandit tellement, que, malgré ma répugnance, j'allai trouver mon singe. C'était un petit grincheux toujours en colère. Je me dis malade. Il me regarda dans le nez et cria: « Je n'en crois rien, monsieur. Enfin allez-vous-en! Pensez-vous qu'un bureau peut marcher avec des employés pareils? » MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Print., 1881, p. 387. Étymol. et Hist. 4. 1783 « ici procureur » notre vieux singe (Misères, 97, ibid.); 1836 « maître » (compagn. charpentiers ds ESN. 1966); 1840 « patron » (A. PERDIGUIER, Le Livre du compagnonnage, 42) (tlfi:singe) /

Presque tous les corps de métier, sauf les chapeliers, nomment ainsi le patron (VIR) /

  • XVIIIe, péj. depuis XIXe (GR) / 1783 « ici procureur » notre vieux singe (Misères, 97, ibid.) ; 1836 « maître » (compagn. charpentiers ds ESN 1966) ; 1840 « patron » (A. Perdiguier, Le Livre du compagnonnage, 42) (TLFi) /

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