¶ s'envoyer

s'envoyer & s'envoyer qqun ; s'envoyer qqchose ; s'en envoyer un ; s'envoyer un verre ; s'envoyer un coup ; (envoyer) v.tr.

Définition de s'envoyer

■ Consommer sexuellement (baiser) ; ■ consommer (manger, boire), avaler, boire un verre, boire un coup ; ■ consommer (par injection : drogue, médicament) ; consommer un ouvrage (lire) ; prendre (pour soi) ; ■ faire une corvée, qqchose de pénible, subir qqchose contre son gré

fréquence : 097 registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme de s'envoyer : manger, nourrir, boire, offrir à boire, baiser, coïter, baise, coït, consommer, se faire, prendre (une consommation)
en usage dans : Argot érotique et de la sexualité

Chronologie (aide)

1897 1901 1903 1911 1911 1914 1914 1915 1915 1917 1918 1918 1918 1920 1923 1925 1925 1925 1927 1927 1927 1927 1928 1930 1931 1932 1933 1935 1935 1936 1937 1937 1937 1938 1946 1947 1949 1949 1950 1951 1952 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1954 1954 1954 1954 1954 1954 1955 1955 1955 1957 1960 1960 1960 1960 1960 1962 1965 1967 1968 1969 1969 1972 1975 1975 1976 1976 1976 1982 1982 1984 1986 1989 1989 1995 1997 1999 2002 2003 2003 2004 2005 2006 2007 2011 2011 2015 2019

Citations (aide)

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Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

ENVOYER, verbe trans. 2. Emploi pronom. réfl. indir. a) S'envoyer un aliment, une boisson. L'avaler goulûment et avec plaisir. Et le madère que tu t'envoies, il te revient cher, celui-là? (COURTELINE, Le Madère, 1897, p. 213). J'ai une de ces envies de m'envoyer une choucroute (QUENEAU, Pierrot, 1942, p. 123). Vulg. [En assimilant la pers. à une chose] S'envoyer une femme, un homme. Avoir des relations intimes. Son ami trouva qu'elle était [la petite bonne] bien roulée. « Tu es un petit veinard, conclut-il, à ta place, je me l'enverrais » (SARTRE, Mur, 1939, p. 191). Les prénoms en W sont rares. Il y a Wallis, comme la fille qui s'est envoyé un roi (H. BAZIN, Bureau mariages, 1951, p. 71). b) S'envoyer un travail. Le faire bon gré, mal gré. À présent, pisque je m'envoye la suite de l'ouvrage, la paix (CARCO, Équipe, 1919, p. 76). S'il ne veut pas monter sur le cadre, eh bien! il s'enverra les huit kilomètres à pied (MAURIAC, Pharis., 1941, p. 63). [Le suj. désigne une chose animée d'une force motrice] Accomplir, faire. Tu t'rappelles d'la camionnette de Pépito ?... Pépito l'a réparée n'importe comment (...) Mais elle roule ! Elle s'envoie son trente à l'heure sans sourciller (FALLET, Banl. Sud-Est, 1947, p. 149). Étymol. et Hist. 4. 1897 arg. pronom. en parlant d'une boisson, d'un repas, d'une femme (COURTELINE, loc. cit.). Du b. lat. inviare « marcher sur, parvenir ». (tlfi:envoyer)

  • C'est la brusquerie, la rapidité qui compte (vs dégustateur) (MCC)

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