Définition de : bobard

  • bobard
    • ■ Blague, récit suspect ; mystification, canular, vantardise ; plaisanterie, discours ou opinions stupides, paroles (péj.), mythe ; fausse nouvelle, faux bruit, fausse rumeur ; ■ mensonge (pour tromper ; spécialement : politique, militaire, gouvernemental, à des fins de propagande, de conditionnement de l'opinion) ; (■ méprise ; se méprendre ) ; □ blaguer, exagérer ; mentir ; □ faire croire à un mensonge
    • fréquence : 093
    • id : 7104

bobard & (bobbard) ; □ conter un bobard ; raconter des bobards ; envoyer des bobards ; balancer des bobards ; lancer des bobards ; envoyer des bobards à la noix ; envoyer des bobards salauds ; □ faire avaler un bobard n.m.

Définition

■ Blague, récit suspect ; mystification, canular, vantardise ; plaisanterie, discours ou opinions stupides, paroles (péj.), mythe ; fausse nouvelle, faux bruit, fausse rumeur ; ■ mensonge (pour tromper ; spécialement : politique, militaire, gouvernemental, à des fins de propagande, de conditionnement de l'opinion) ; (■ méprise ; se méprendre ) ; □ blaguer, exagérer ; mentir ; □ faire croire à un mensonge

ANG : a clever reply ; false report
fréquence : 093
registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme : discours, boniment, mensonge, insincérité, mentir, information fausse, rumeur, ragot, faux, bluff famille : bobard usage : Argot militaire

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1900.

1915 1915 1916 1916 1916 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1918 1919 1920 1921 1925 1925 1925 1925 1927 1927 1929 1930 1931 1931 1932 1933 1933 1934 1934 1935 1935 1936 1936 1937 1941 1942 1944 1945 1945 1945 1946 1946 1947 1947 1947 1947 1947 1948 1948 1949 1950 1950 1951 1952 1952 1952 1953 1954 1954 1954 1954 1955 1955 1957 1958 1960 1960 1960 1961 1963 1964 1965 1966 1970 1973 1975 1977 1979 1981 1981 1982 1984 1989 1999 2003 2004 2007 2008 2009 2010

7104_bromure_c_est_un_bobard.jpg: 497x768, 83k (26 septembre 2019 à 02h18) 7104_les_bobards_viennent_de_la_cuisine.jpg: 574x768, 147k (18 septembre 2019 à 01h12)

Citations

<15 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BOBARD, subst. masc. Très fam. A. Propos, conte mensonger ou fantaisiste destiné à tromper un public généralement crédule. Lancer, raconter des bobards. Synon. boniment, racontar : 1. ... même des cuisines d'où viennent normalement les bobards et jacasseries, les hommes de soupe ne rapportaient que du mutisme... A. ARNOUX, Rhône, mon fleuve, 1944, p. 20. B. [Gén. en temps de guerre ou de trouble pol.] Faux bruit, fausse nouvelle ou opinion erronée que l'on répand soit pour masquer la vérité et encourager à poursuivre une action, soit pour alarmer l'opinion et démoraliser les troupes au combat : 2. Quant à la politique intérieure, le gouvernement procède par des communiqués à la presse, soit officiels, soit officieux. La plupart du temps, nous n'en usons qu'avec circonspection et parcimonie, lesdits communiqués étant farcis de bobards et de mensonges, tendant à représenter les ministres du moment, même ignares et canailles, comme des merveilles de sagesse et de prévision. L. DAUDET, Bréviaire du journ., 1936, p. 24. 3. La vérité c'est que ta haine de l'U. R. S. S. te porte à la tête, dit Henri. Tu travestis les faits, tu colportes n'importe quels bobards. C'est une sale besogne. À travers l'U. R. S. S. c'est le socialisme en général que tu attaques. S. DE BEAUVOIR, Les Mandarins, 1954, p. 253. Bobard de cuisine (cf. ex. 1). ... j'avais pris cela pour bobard de cuisine, tuyau crevé (CENDRARS, La Main coupée, 1946, p. 255). Rem. 1. Var. plais. bobard de popote (ROMAINS, Les Hommes de bonne volonté, Verdun, 1938, p. 97). 2. La docum. d'ex. du XXe s. fait une large part à ce 2e sens, au détriment du 1er, très peu illustré, si ce n'est dans des textes le plus souvent argotiques. Prononc. : []. Étymol. ET HIST. Ca 1900 d'apr. DAUZAT, Notes étymol. et lex. dans Fr. mod., t. 8, pp. 13-14); 1912 pop. (cité dans ESN.). Prob. dér. en -ard* du rad. onomatopéique bob- exprimant le mouvement des lèvres, d'où la moue, la bêtise; à rattacher à l'a.fr. boban « vanité » (XIIe s. dans T.-L.), bober « tromper » (XIIIe s., ibid.), bobert « présomptueux, sot » (XIIIe s., ibid.), m.fr. bobeau « mensonge », XVIe s. dans GDF., mots qui ont largement survécu dans les dial. (DAUZAT, loc. cit.). STAT. Fréq. abs. littér. : 49. BBG. DAUZAT Ling. fr. 1946, p. 218. SAIN. Lang. par. 1920, p. 535. (tlfi:bobard) /

Parisiens et parisianisés, 81e t., 15 ; bobant, forfanterie, Roman de la rose, vers 9429, est trop lointain de date et de sens. On expliquera mieux bobard par une suffixation sur boniment et mieux encore par bobèche, tête, pris en sens de coup de tête et d'imagination (cf. monter le bobard, Illusionner, où bobard est le syn. de bourrichon, tête). (Esnault1919)

  • Nous y avons vu un archaïsme ; il est peut-être plus plausible de l'identifier avec le manceau bobard = nigaud, sot, et le sens de boniment, ou de tirade qui interloque, serait alors induit de la locution : monter le bobard, synonyme de celle de monter le job, mystifier, proprement tromper le niais, d'où la notion de menterie (SAIN-TRANCH)
  • Du rad. onomat. bob-, bien attesté en anc. et moy. franç. (bober « tromper », XIIIe ; boban « vanité », XIIe, etc.), et qui a dû subsister dans les dialectes. → Bobine (GR)
  • Prob. dér. en -ard du rad. onomatopéique bob- exprimant le mouvement des lèvres, d'où la moue, la bêtise ; à rattacher à l'a.fr. boban « vanité » (XIIe s. dans T.-L.), bober « tromper » (XIIIe s., ibid.), bobert « présomptueux, sot » (XIIIe s., ibid.), m.fr. bobeau « mensonge », XVIe s. dans GDF, mots qui ont largement survécu dans les dial. (d'après DAUZ) (TLFi)
  • argot courant (Gauthiot1916)
  • remonte au vieux français (REPPS1916)
  • Gauthiot y voit un ancien parisianisme et pas une nouveauté comme le dit Sainéan (Dauzat1918)
  • Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc)
  • vers 1900 (GR) / Ca 1900 d'apr. DAUZ, Notes étymol. et lex. dans Fr. mod., t.8 ; 1912 pop. (cité dans ESN) (TLFi) /

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