Définition de : frime

  • frime
    • Apparence, faux, simulé, mis en scène ; pour les apparence, pour de faux, pour rien ; faire semblant ; rien, faux, arnaque ; faire semblant, simuler ; ≠ vrai, sérieux, authentique, pas exagéré ; utile, pas inutile
    • fréquence : 054
    • id : 3075

frime & une frime ; pour la frime ; de la frime; des frimes ; faire frime ; ≠ pas de la frime ; pas une frime de n.f.

Définition

Apparence, faux, simulé, mis en scène ; pour les apparence, pour de faux, pour rien ; faire semblant ; rien, faux, arnaque ; faire semblant, simuler ; ≠ vrai, sérieux, authentique, pas exagéré ; utile, pas inutile

ALL : nichts
fréquence : 054
registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme : faux, bluff, simuler, feindre, apparences / pour les famille : frim- (visage)

Chronologie

1760 1800 1828 1830 1832 1836 1844 1851 1851 1878 1882 1892 1894 1900 1900 1901 1901 1902 1903 1904 1905 1905 1906 1907 1911 1912 1914 1916 1917 1926 1927 1928 1942 1942 1943 1945 1954 1954 1955 1958 1960 1965 1966 1971 1976 1977 1977 1979 1979 1980 1982 1985 1998 2004

Citations

<28 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

FRIME, subst. fém. Fam. Action de tromper par des ruses, des faux semblants; résultat de cette action. Synon. feinte, simulation, comédie. Tous ces bobos-là sont des frimes pour se faire dorloter (ZOLA, Conquête Plassans, 1874, p. 1038). En voilà assez, des manières... Tout ça, c'est de la frime (MIRBEAU, Journal femme ch., 1900, p. 114) : Il ne fallait pas s'occuper avec sérieux de cette frime. Thomas devait bien sentir qu'il n'était pas plus recteur que, lui, Jules, n'était fermier général! QUEFFÉLEC, Recteur, 1944, p. 139. Loc. et expr. Faire la frime de. Faire semblant de. Il se serait approché de mon lit, où je faisais la frime de dormir (SAND, Pte Fadette, 1849, p. 30). Pour la frime. Par supercherie, en vue de tromper; p. ext., pour rien, uniquement pour sauvegarder les apparences. Du moment que le souper était raté, [sa fille] n'était plus là que pour la frime (PROUST, Sodome, 1922, p. 726). Et l'on agitait bruyamment quelques jouets qu'on avait emportés pour la frime (GIDE, Si le grain, 1924, p. 349). Sans frime. Simplement, sans manière ni tricherie. Elle se met à aimer, sans frime, une bonne canaille d'homme (BOYLESVE, Leçon d'amour, 1902, p. 55). Prononc. et Orth. : []. Ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 2e moitié XIIe s. faire frume « manifester de la mauvaise humeur »(Richeut, 500, éd. I. Ch. Lecompte ds Rom. R. t. 4, 1913, p. 279a); ca 1450 faire frime (Mistére du Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 46573) ; 2. a) 1690 (FUR. : Frime. Terme populaire qui se dit en cette phrase, Il en fait la frime, pour dire, la mine & la contenance. Il en fait la frime de s'en aller, pour dire, Il en a fait semblant); b) 1835 des frimes « ruses, tromperies » (BALZAC, Le Père Goriot, p. 290). Frime est issu de frume (avec passage de u à i peut-être par dissimilation entre ü, voyelle labiale, et f-m, consonnes également labiales), qu'on peut rapprocher pour son emploi des a. fr. chiere, semblant « mine »; d'orig. discutée, frume est peut-être issu du b. lat. frumen « oesophage, gosier », cf. FEW t. 3, p. 479a et 827b. Bbg. BUGGE (S.). Étymol. rom. Romania. 1874, t. 3, p. 148; 1875, t. 4, pp. 356-357. HOTIER (H.). Le Vocab. du cirque et du music-hall en France. Paris, 1973, p. 54, 135. QUEM. DDL t. 5, 15. (tlfi:frime) /

Frime est issu de frume (avec passage de u à i peut-être par dissimilation entre ü, voyelle labiale, et f-m, consonnes également labiales), qu'on peut rapprocher pour son emploi des a. fr. chiere, semblant « mine » ; d'orig. discutée, frume est peut-être issu du b. lat. frumen « oesophage, gosier » (TLFi) /

  • 1789 (GR) / 1. 2e moitié XIIe s. faire frume « manifester de la mauvaise humeur »(Richeut, 500, éd. I. Ch. Lecompte ds Rom. R. t. 4, 1913, p. 279a); ca 1450 faire frime (Mistére du Viel Testament, éd. J. de Rothschild, 46573); 2. a) 1690 (FUR. : Frime. Terme populaire qui se dit en cette phrase, Il en fait la frime, pour dire, la mine & la contenance. Il en fait la frime de s'en aller, pour dire, Il en a fait semblant); b) 1835 des frimes « ruses, tromperies » (BALZAC, Le Père Goriot, p. 290) (TLFi) / 1764 (gb) /

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