¶ gaffe

gaffe & gaff ; gaf ; gafe ; gâfe ; gâffe ; gâff ; gaffre ; gafre ; gaffe en chef n.m.

Définition

■ (prison) Gardien de prison, surveillant de bagne, geôlier ; gardien ; ■ (gendarme) gendarme, garde municipal, sergent de ville ; ■ (mil.) soldat en sentinelle, sentinelle à l'entrée de la ville, celui qui fait le guet ; ■ (voleur) guetteur

ALL : Polizist, Watchmann / ANG : Guardian / IT : esploratore ; custode
fréquence : 074
registre ancien : 9 registre moderne : 9

synonyme : gendarme, gendarmerie, gardien de bagne, surveillant de prison, geôlier, surveiller, guetter, guet, espionner famille : gafe, gaffer (guet) usage : Argot de la prison, argot carcéral

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1455.

1821 1827 1829 1834 1836 1840 1846 1846 1847 1848 1849 1850 1851 1859 1867 1870 1871 1889 1889 1892 1896 1899 1900 1901 1901 1901 1907 1911 1917 1923 1924 1925 1925 1930 1931 1933 1935 1942 1945 1946 1947 1947 1947 1948 1949 1950 1952 1952 1953 1953 1953 1954 1955 1956 1957 1963 1965 1969 1972 1975 1976 1979 1979 1981 1985 2012 xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx xxxx

Citations

<12 citation(s)>

Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

GAFFE3, subst. Argotique A. − Subst. masc. Sentinelle, guetteur. Les gaffes (...) sont placés à leur poste (A. Humbert, Mon bagne, 1880, chap. II, f. 115). − En partic. Gardien de prison. C'est en moi qu'il me boucle et c'est jusqu'à perpète Ce gâfe de vingt ans ! Un seul geste son œil, ses cheveux dans les dents : Mon cœur s'ouvre et le gâfe avec un cri de fête M'empoisonne dedans (Genêt, Poèmes, 1948, p. 33). Prononc. et Orth. : [gaf] (Dub., v. aussi Dupré 1972). Formes gafe ds Céline, loc. cit. et gâfe ds Genêt, loc. cit. Étymol. et Hist. 1. 1455 gaffre « sergent » (Le Procès des Coquillards ds Sain. Sources Arg. t. 1, p. 96), attest. isolée. Les formes actuelles du mot sont à considérer soit comme une continuation de l'anc. gaffre du XVes. qui est dér. du m. h. all. kapfen, gaffen « regarder bouche bée, badauder » (Lexer); soit comme un empr. à l'all. Gaffer « badaud », de même origine. (tlfi:gaffe)

  • Sergent du guet qui gafent, gaflent (d'après gafer, gafler = regarder fixement - vosgien) d'autre part le sergent gaffe, « accroche, saisit ». (GUIR cité par MATH)
  • Ce nom leur a été donné par allusion à une espèce de lance dont les sergents étaient autrefois armés. (PESCH)
  • Du nom d'une espèce de lance dont les sergents d'armes étaient autrefois munis. (Peschier 1852)
  • Les formes actuelles du mot sont à considérer soit comme une continuation de l'anc. gaffre du XVes. qui est dér. du m. h. all. kapfen, gaffen « regarder bouche bée, badauder » (Lexer) ; soit comme un empr. à l'all. Gaffer « badaud », de même origine. (TLFi)
  • De l'allemand : kapfe (attraper). Très longtemps utilisé par la population pénale des bagnes, des maisons centrales et colonies pour mineurs, ce mot ne s'est éteint que dans les années 50. Les Coquillards appelaient gaffres les sergents du guet.(Armand2012)
  • 1880, « guetteur » (GR) / sergent : 1455 ; sentinelle : 1799 ; gardien : 1827 (ESN-Fresnes) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.