Définition de : penses-tu !

  • penses-tu !
    • Refus, non, exclamation négative ; expression de contradiction, d'objection, de doute, parfois méprisante, ironique
    • fréquence : 055
    • id : 16226

penses-tu ! & tu penses ; pensez-vous ! ; pensez-vous ? ; pensez donc ! ; vous pensez

Définition

Refus, non, exclamation négative ; expression de contradiction, d'objection, de doute, parfois méprisante, ironique

ANG : do you think I shall do it ? (for a refusal)
fréquence : 055
registre ancien : 6 registre moderne : 5

synonyme : non, refus

Chronologie

1882 1900 1906 1914 1914 1915 1915 1916 1916 1916 1916 1917 1917 1918 1914 1922 1924 1927 1929 1931 1932 1933 1933 1933 1935 1935 1935 1936 1945 1945 1947 1948 1948 1951 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1953 1957 1958 1960 1962 1964 1976 1977 1978 1979 1984 1989 1994 1997 1999

Citations

  • 1948 Pensez donc, on me reproche d'avoir, pendant l'occupation, poursuivi mes recherches avec savants allemands. C'est un crime, n'est-ce pas ? source : 1948. Prisons de l'épuration
  • 1957 Je te parie que c'est un cuirassé qui a ouvert son ventre, ma parole ! […] –Penses-tu ! Un cuirassé, répond-il à son ami. Où as-tu vu des bâteaux de guerre à roues ? source : 1957. Deux ans sur les mines
  • 1927 Lundi, je suis emballée. Je sors mercredi. Je me disais : « J'ai mon condé, je vais pouvoir turbiner tranquillement. » Penses-tu ! Jeudi soir, Double-Mètre et Noiraud m'accostent : « On t'emmène », qu'y me disent. source : 1927. Maisons de société - Choses vues
  • 1916 –Va te faire panser au poste de secours. –Pensez-vous, l'toubib, il a trop de clients ! –Entre à l'abri. source : 1916. Crapouillots - Feuillets d'un carnet de guerre
  • 1918 –À Sommedieue dites-vous ? Combien d'habitants dans ce patelin-là ? Deux cents ? Trois cents ? –Pensez-vous ! Douze à quatorze cents : presque une ville pour la Meuse. Des boutiques, des épiceries, deux coiffeurs, des débits à la dizaine, un vrai paradis source : 1918. Au seuil des guitounes
  • 1918 J'ai tapé d'dans sans en oublier un ; i's sonnent tous le creux. Et comme j'avais doutance qu'i' pourrait bien rester un rabiot d'pinard dans l'tréfond, j'les ai sondés par la bonde avec un bout d'osier. Penses-tu ! J'l'ai r'tiré sec comme de l'amadou. source : 1918. Au seuil des guitounes
  • 1915 –T'as-t-il peur, si t'y retournes, d'être tué ? –Pensez-vous ? Gaspard tué ! Ça m'épaterait ! source : 1915. Les soldats de la guerre : Gaspard
  • 1984 –Farouk a lâché quelque chose ? –Tu penses, ricana Lantier. Il a plus d'heures de vol qu'Air France, U.T.A. et la T.W.A. réunies ! Il a très bien supporté la garde à vue, sans faire d'histoires ni rien. source : 1984. Boulevard des allongés
  • 1931 Te v'là quand même ! Je croyais que tu m'avais laisser tomber. […] –Penses-tu, vieux ! On ne laisse pas tomber les amis comme ça. source : 1931. Mal loti
  • 1922 Marmouset s'entêtait. –Penses-tu ! J'suis pas bon… non… j'suis pas bon ! Il ne fallait pas qu'on résistât davantage à Jacquot pour qu'il devint furieux. –De quoi, de quoi, sale merdeux, dit-il, tu ramènes ta cerise maintenant ? Fais ce que je te dis source : 1922. Au Lion Tranquille
  • 1922 T'es fâché ? tu m'en veux ? Il l'embrassa : –Penses-tu, t'es pas folle ? source : 1922. Au Lion Tranquille
  • 1922 Dis donc, vieux, elle est gentille cette petite môme-là. Est-ce qu'elle est mariée ? –Penses-tu, répondit René. Ça serait même une belle affaire pour toi ! Qu'est-ce que t'attends pour te balancer dedans ? source : 1922. Au Lion Tranquille
  • 1936 Tu te souviens du grand Bousset ? Je ris. –Oui, le bouteillon ? –C'est çà. Il allait chercher la soupe, quand il prend une « Marie-pressée » en plein dans les pattes. On le croyait bouzillé. Penses-tu, il se relève et bondit dans notre trou en gueulant source : 1936. Hajde Prilep. Journal d'un poilu d'Orient
  • 1962 à l'en croire, ça va être l'affaire du siècle, elle n'y coupe pas des Assises, vous pensez… source : 1962. Bibiche
  • 1933 C'est une chemise de ta mère ? –Penses-tu ! C'est à moi. Pourquoi ? source : 1933. Puberté. Journal d'une écolière
  • 1924 Penses-tu ! tu t'gourres, le frère… source : 1924. Les dessous de Montmartre
  • 1953 Croyez-vous qu'il se soit suicidé ? Vous avait-il fait part de son intention ? demanda La Bobine, cherchant un cendrier du regard. –Pensez-vous !… Il était bien trop trouillard ! source : 1953. Prosper en croque

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

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