Définition de : condé

  • condé
    • Permission, passeport ; □ autorisation de vendre sur la voie publique (camelot) ; □ faveur, autorisation officieuse ou pas de faire qqchose d'interdit (contrevenir à interdiction de séjour, contrevenir à réglementation des jeux, contrevenir à la réglementation concernant la prostitution), généralement en échange de renseignements (indicateur) ou d'autres profits (argent, sexe, etc.), proche parfois de corruption ; rien à craindre
    • fréquence : 062
    • id : 1346

condé & (coudé) ; avoir un condé ; avoir le condé ; lever le condé ; condé de briques n.m.

Définition

Permission, passeport ; □ autorisation de vendre sur la voie publique (camelot) ; □ faveur, autorisation officieuse ou pas de faire qqchose d'interdit (contrevenir à interdiction de séjour, contrevenir à réglementation des jeux, contrevenir à la réglementation concernant la prostitution), généralement en échange de renseignements (indicateur) ou d'autres profits (argent, sexe, etc.), proche parfois de corruption ; rien à craindre

ALL : Erlaubnis / ANG : permission / IT : permesso, licenza
fréquence : 062
registre ancien : 9 registre moderne : 9

synonyme : autorisation, permission, moyen, possibilité / y avoir morphologie : n/u famille : condé usage : Argot de la police

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1822.

1822 1827 1829 1836 1836 1840 1846 1849 1859 1870 1871 1872 1877 1883 1885 1894 1899 1899 1899 1900 1901 1901 1907 1917 1927 1935 1935 1945 1947 1947 1947 1951 1952 1953 1953 1954 1955 1955 1955 1961 1961 1961 1963 1966 1969 1971 1972 1973 1973 1975 1976 1976 1976 1981 1985 1985 1986 1986 1990 1990 1997 xxxx

Citations

<27 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

CONDÉ, subst. masc. Argot A.− Permission accordée par une autorité. Sur le quai [d'embarquement pour le bagne] peu de civils (...) sauf ceux qui ont le condé (A.-L. Dussort, Journal, 1930, ms. dép. par G. Esnault, 1953, p. 4). P. ext. Il a été bridé du côté de son baron qui y a refusé le condé de s'engager aux zouaves (Bruant1901, p. 187). − Spécialement 1. Autorisation accordée généralement par le maire, de donner des représentations, de tenir des jeux de hasard, de vendre, etc. sur la voie publique. Ne pourriez-vous pas demander des permissions de vendre sur la voie publique? − Ah! oui, des condés (Larch.Nouv. Suppl.1889, p. 68). Rem. Attesté ds Lar. 19e-20e. 2. Mod. Autorisation tacite, accordée par la police, d'exercer une activité en marge de la légalité (recel, prostitution, maison de jeux etc.), en échange d'informations : 1. Tous les tauliers de clandé, tous les patrons de course par course, en quête d'un condé pour continuer à flinguer les éconocroques des caves allaient [essayer de renseigner la police] A. Le Breton, Du Rififi chez les hommes,1953, p. 79. Rem. Attesté ds Lar. encyclop., Rob. Suppl. 1970. Étymol. et Hist. 1. a) 1822 « permis » (Suppl. au dict. arg., Mézières ds Esn.); cf. 1841 avoir le condé de faire qqc. (P. Joigneaux, Les Prisons de Paris, p. 162); (tlfi:condé) /

Etym. incert., probablt de la même famille que compte (GR) / Passé de mode, n'est plus guère employé dans le milieu (Michel Alexandre) / Extension du sens original (Brigouleix) /

  • 1822 (GR) / 1822, DHAF (TLFi) /

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