Définition de : souricière

  • souricière
    • Dépôt des prévenus, dépôt du parquet de la Rép. où sont amenés les prévenus qui doivent comparaître, grande pièce souterraine de la préf. où suspects attendent de comparaître ; salle Saint-Martin du dépôt de la préfecture ; petite salle du p. de justice ; accès souterrain au Palais de Justice (de Lille?) ; dépôt du TGI de Bobigny ; cachots de la Conciergerie (XVIIIe) ; cachot de la prison de la Force (où l'on attend de passer devant le concierge) ; cachot de la prison du Plessis (pour les arrivants)
    • fréquence : 041
    • id : 4181

souricière & Souricière ; (sourricière) n.f.

Définition

Dépôt des prévenus, dépôt du parquet de la Rép. où sont amenés les prévenus qui doivent comparaître, grande pièce souterraine de la préf. où suspects attendent de comparaître ; salle Saint-Martin du dépôt de la préfecture ; petite salle du p. de justice ; accès souterrain au Palais de Justice (de Lille?) ; dépôt du TGI de Bobigny ; cachots de la Conciergerie (XVIIIe) ; cachot de la prison de la Force (où l'on attend de passer devant le concierge) ; cachot de la prison du Plessis (pour les arrivants)

fréquence : 041
registre ancien : 8 registre moderne : 6

synonyme : cachot, cellule, mitard usage : Argot de la pénalité, Argot de la prison, argot carcéral

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1794.

1794 1794 1795 1815 1815 1828 1830 1830 1831 1835 1837 1846 1848 1849 1862 1867 1875 1894 1899 1901 1901 1932 1947 1947 1948 1952 1955 1957 1972 1974 1975 1975 1976 1979 1997 1999 2000 2008 2009 xxxx xxxx

4181.jpg: 512x341, 36k (15 mai 2015 à 16h05)

Citations

<27 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

SOURICIÈRE, subst. fém. 2. Arg. (police et prisons). Prison ou cellule de prisonnier. Ma souricière un peu plus longue que large était haute de 7 à 8 pieds (CHATEAUBR., Litt. angl., t. 2, 1836, p. 172). En partic. Ensemble des cellules de la Conciergerie où étaient gardés les prévenus en attendant leur interrogatoire. Les prévenus, soit pour aller, en argot de palais, à l'instruction, soit pour comparaître en police correctionnelle, sont versés par les paniers à salade directement à la Souricière (BALZAC, Splend. et mis., 1846, p. 372). Arrivés à la Conciergerie (...) on les déballe (...) du panier à salade, en un lieu nommé la Souricière (Intérieur prisons, 1846, p. 34). Dépôt de la préfecture de police. Nous arrivâmes sans encombre dans la cour de la préfecture de police. Le geôlier qui devait me mettre en souricière, n'était pas levé; on le réveilla en frappant rudement à son guichet, et il alla préparer mon gîte (CHATEAUBR., Mém., t. 4, 1848, p. 84). À la Préfecture, il fallait attendre son tour dans une grande salle remplie de monde, qu'on appelait, je crois, la souricière (NERVAL, Bohême gal., 1855, p. 121). Étymol. et Hist. 3. 1795 « local où est placé un détenu avant son interrogatoire » (Almanach des Prisons ds SAIN. Arg., p. 72) (tlfi:souricière) /

  • 1794 (GR) / 1794 (gb)

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