Définition de : dégouliner

  • dégouliner
    • Couler, goutter, s'écouler (liquide, qchose d'humide), couler lentement, salement, ruisseler, suinter ; pleurer, mouiller ; évoquer avec excès (au fig.)
    • fréquence : 044
    • id : 13663

Définition

Couler, goutter, s'écouler (liquide, qchose d'humide), couler lentement, salement, ruisseler, suinter ; pleurer, mouiller ; évoquer avec excès (au fig.)

ALL : weinen / ANG : to roll down
fréquence : 044
registre moderne : 2

Chronologie

1876 1885 1899 1915 1915 1915 1916 1916 1917 1917 1918 1920 1921 1921 1926 1927 1930 1932 1932 1937 1949 1949 1950 1950 1951 1952 1953 1957 1960 1967 1967 1970 1972 1976 1976 1980 1982 1982 1990 1990 2001 2003 2009 2011

Citations

<5 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

DÉGOULINER, verbe intrans. Fam. [Le suj. désigne un liquide ou une substance visqueuse] S'écouler goutte à goutte ou abondamment. La goutte d'eau qui dégouline d'une feuille (VALÉRY, Corresp. [avec Gide], 1891, p. 133) : 1. La chandelle se consumait et dégoulinait sur la panse de la bouteille en ruisseaux blanchâtres et brisés... A. ARNOUX, Roi d'un jour, 1956, p. 72. Absol. La pluie dégoulinait (JOUVE, Scène capit., 1935, p. 185). Rare, emploi trans. Je dégoulinais la sueur (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 38). Expr. À dégouline que veux-tu : 2. Jambus me les a tellement serinés [des bobards] qu'ils me coulent de source, que je m'en fiche et qu'ils m'empoisonnent tout de même, que je débite le boniment à dégouline que veux-tu... A. ARNOUX, Rhône, mon fleuve, 1944, p. 121. Rem. On rencontre ds la docum. a) Dégoulinant, ante, part. prés. adj. Qui dégouline. On se passait les seaux dégoulinants qui n'arrivaient pas à moitié pleins (POURRAT, Gaspard, 1931, p. 9). b) Dégoulinis, subst. masc. Écoulement d'un liquide. Un dégoulinis d'eau (HUYSMANS, En mén., 1881, p. 175). c) Dégoulinade, subst. fém., fam. Écoulement liquide ou visqueux; trace laissée par cet écoulement. Gaston lui tend l'enfant [à une vieille dame] : leur aspect, les dégoulinades, sont éloquents (LA VARENDE, Centaure de Dieu, 1938, p. 155). Prononc. et Orth. : [deguline], (je) dégouline [degulin]. Ds Ac. 1932. Étymol. et Hist. 1757 (J.-J. VADÉ, Œuvres posthumes, p. 300). Dér. avec suff. -iner* de dégouler « s'épancher » (FEW t. 4, p. 310a; une 1re fois au XIIIe s. sei desgoler « se glisser » ds GDF.); dér. de goule (gueule*). Fréq. abs. littér. : 53 (dégoulinant : 21). BBG. PAULI 1921, p. 52. SAIN. Arg. 1972 [1907], p. 44. SAIN. Lang. par. 1920, p. 287. (tlfi:dégouliner) /

  • Comme d'un goulot ; il y a une harmonie imitative (AYN)
  • Dans Vadé, Fragments, 1787 (NISparis) /

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