Définition de : maton

maton & matonne (fém.) ; maton chef n.

Définition

■ Surveillant de prison, gardien de prison, membre de l'administration pénitentiaire ; surveillant chef (de prison) ; > ■ (hist.) agent de la sûreté

fréquence : 055
registre ancien : 10 registre moderne : 8

synonyme : gardien de bagne, surveillant de prison, geôlier famille : mater (regarder) usage : Argot de la prison, argot carcéral

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1926.

1930 1947 1948 1953 1953 1954 1954 1957 1960 1963 1967 1966 1969 1969 1969 1972 1973 1973 1973 1973 1974 1974 1975 1975 1976 1977 1979 1979 1981 1985 1985 1985 1986 1987 1988 1990 1994 1999 1999 1999 1999 2000 2000 2002 2003 2004 2005 2007 2008 2009 2009 2011 2011 2013 xxxx

maton_argot_france_inter_mediateur.jpg: 800x461, 118k (17 janvier 2018 à 22h59)

Citations

<8 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

MATON2, -ONNE, subst. Argot A. − Emploi subst. masc. ou fém. Gardien, gardienne de prison. Il est de coutume d'y boire le premier verre de la liberté retrouvée sans craindre de tomber sur un maton puisque les fonctionnaires de l'administration pénitentiaire boudent l'endroit (Le Nouvel Observateur, 3-9 nov. 1980, n°834, p. 9, col. 4). B. − Emploi subst. masc. Policier. Les matons avaient descendu du car en voltige (Le BretonArgot1975). − En partic. Indicateur de police. Synon. mouchard. Les jeunes gars bien loqués, instruits et futés, qui se faufilaient partout. Fallait le savoir, que c'étaient des matons ! (Le Breton, Razzia, 1954, p. 23). Prononc.: [matɔ ̃], [-ɔn]. Étymol. et Hist. 1. 1926 « mouchard de la Sûreté » (Esn.); 2. 1946 « gardien de prison » (ibid.); 3. 1953 « policier » (Le Breton, Rififi, p.218). Dér. de mater3*; suff. -on1*. Bbg. Guir. Étymol. 1967, p. 122. (tlfi:maton)

  • Étymologie rappelle idée de coups (AYN)
    • C'est plutôt mater, mateur = voir (gb)
  • ils « matent » (Monod, 1968)
  • « La mise au pas ou matage (d'où : maton) » (1948. Je sors du bagne)
  • 1946 (mais : 1926, « mouchard », dans Esnault) (GR) / 1. 1926 « mouchard de la Sûreté » (Esn.); 2. 1946 « gardien de prison » (ibid.); 3. 1953 « policier » (Le Breton, Rififi, p.218) (TLFi) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.