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biffin (définition)

biffin
Fantassin, soldat d'infanterie, soldat de ligne, soldat à pied ; officier fantassin ; se dit aussi des prévôts d'arme dans la cavalerie

biffin & bifin ; officier biffin #nom masc. #1878

Fantassin, soldat d'infanterie, soldat de ligne, soldat à pied ; officier fantassin ; se dit aussi des prévôts d'arme dans la cavalerie

↓ fréquence : 052 | registre ancien : 7 | registre moderne : 6

  • 1935 Faut qu't'ailles au régiment. / Quequ'tu choisis ? / La cavalerie / La ligne ou l'infanterie de marine ? / J'dis : Pas de biffins, / J'veux être Jean l'Gouin ! source : 1935. Mer Noire
  • 1925 son mépris de bataillonnaire pour des biffins source : 1925. L'Equipe
  • 1943 car le chasseur ne doit avoir ni « pantalon » biffin, ni bottes, ni jambières source : 1943. Ceux de l'infanterie -1939-1940
  • 1917 La porte s'ouvre. Des fantassins paraissent. –Salut les gars ! –Ah ! les biffins ! –On vient vous relever, les chass'bis ; ça n'a pas été sans peine. source : 1917. Le chass'bi. Notes de campagne en Artois et en Argonne en 1915
  • 1917 Là-haut, vautrés dans l'herbe du bon repos, avec leurs « sacs à terre et les fusils dessus », des fantassins de ligne la savourent, la pause. –Vise-moi c'te bande d'amphibies ! Ah ! les feignants de biffins ! source : 1917. Le chass'bi. Notes de campagne en Artois et en Argonne en 1915
  • 1953 –Mais t'es blessé, non ? T'as morflé un éclat ? –Des clous ! dit Tigeaine. C't'un mec qui m'a tossé. Un grand con de sergent biffin qui voulait m'faucher mon pinard source : 1953. Allons z'enfants
  • 1896 Repos pour cet homme, dit avec malice le basané, lorsque quelque saumâtre, qu'il ne connaît même pas, exécute devant lui une balançoire pour le compte d'un officier biffin (fantassin). source : 1896. L’album d’un saint-cyrien. Deux années d’école
  • 1888 Alors, mon bel homme échigné a dit comme ça que c'était dégoûtant de voir des officiers se battre à la mode des biffins, et que tout le monde était des voyous source : 1888. Césarine
  • 1982 Mimile pense que les canons, c'est une affaire de biffins. Il va « mendier » auprès de l'armée de Terre […]. On lui prête un 75 sans recul, Félix est ravi source : 1982. Les hélicos du djebel. Algérie 1955-1962

<9 citation(s)>

Chronologie et sources

La plus ancienne attestation connue est : 1878. Si vous connaissez une date plus ancienne, indiquez-la en discussion avec précision de la source exacte. Merci.

1886 1888 1888 1896 1896 1896 1897 1899 1900 1901 1901 1905 1905 1910 1911 1915 1915 1916 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1918 1918 1919 1919 1920 1925 1926 1935 1936 1943 1945 1951 1952 1953 1960 1960 1965 1977 1979 1982 1988 2004 xxxx

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

B.− Arg. des casernes. Soldat d'infanterie, fantassin. Ils sont bien capables de me renvoyer là-haut comme simple biffin! (Romains, Les Hommes de bonne volonté,Verdun, 1938, p. 237): « On était mal engagé, tu comprends? On avait voulu aller trop vite. Les canassons renâclaient, les biffins étaient fourbus... Il a bien fallu battre en retraite. » R. Martin du Gard, Les Thibault,L'Été 1914, 1936, p. 744. Rem. Attesté dans la plupart des dict. gén. dep. Lar. 19e Suppl. 1878. 2. 1878 « soldat d'infanterie de ligne » (L. Rigaud, Dict. du jargon parisien, p. 36). Dér. de biffe1étymol. 1; 1 prob. par suite de la fabrication ultérieure, sous ce nom, de tissus de qualité inférieure (Sain. Lang. par., p. 256) bien que biffe1* étymol. 1 ne soit plus attesté dep. le xvies.; 2 parce que le fantassin porte son havresac comme une hotte de chiffonnier; le sens péj. peut être dû à un autre mot biffe, d'orig. obsc., signifiant « pierre précieuse en imitation » (ca 1210) puis au fig. « tromperie » (fin xvies.) d'où bifferies « mauvaises marchandises » encore dans Oudin (cf. G. de Poerck dans Mélanges M. Roques, t. 4, pp. 198-208). (TLFi) /

À cause de son sac où le fantassin range ses chiffons (Esnault1919)

  • Biffin dans le sens de fantassin et de chiffonnier paraît de voir se rattacher à biffer = bouffer (par souffler) ; LAR a déjà observé que c'était une dénomination injurieuse (de là goulu). Une expr. du patois du haut Maine donne la solution : biffer = marcher en se cachant et renvoie à beffer = marcher en rasant le sol, le long des murs : beffler, beffer, biffer = la marche des beffleurs. Rien d'étonnant à ce que les chiffonniers et les soldats maraudeurs aient été désignés sous le nom de biffins (SCHW 1928, glossaire)
  • Fantassin dont le sac est la hotte (MERL1886-1888)
  • Traditionnellement, à cause du sac, comparé à celui du chiffonnier ; une autre explication en fait un mot des marins et de l'infanterie de marine, porteurs de l'« ancre », par dérision pour l'habillement médiocre des fantassins (GR)
  • Ce mot désignait les chiffonniers qui portent la hotte et a été appliqué aux fantassins parce qu'ils portent le sac (Déch1918)
  • 1878 (GR) / 1878 Rigaud (TLFi) /