¶ bernique

  • bernique
    • Rien, non, négation, refus ; échec, bredouille ; mieux que rien
    • fréquence : 037
    • id : 57

bernique & bernic ; brenicle ; bernicle ; bernicle ! ; brenicle ! ; bréniche ; bernique pour ; mieux que bernique

Définition de bernique

Rien, non, négation, refus ; échec, bredouille ; mieux que rien

IT : nulla / ALL : nein
fréquence : 037 registre ancien : 9 registre moderne : 8

synonyme de bernique : non, refus, rien, pas de
morphologie : métathèse

Chronologie (aide)

La plus ancienne attestation connue est : 1725.

1725 1726 1760 1790 1795 1827 1827 1829 1829 1846 1846 1847 1849 1863 1871 1877 1885 1889 1892 1894 1898 1899 1900 1901 1911 1912 1917 1918 1918 1943 1977 1979 1980 1981 1990 2004 2007

Citations (aide)

  • 1871 Dans les premiers jours, ça n'allait pas encore trop mal. Et nos sacrés chenapans de députés de Paris s'entendaient assez bien avec les jean-foutres de ruraux ; Mais bernique, mon vieux ! Ça n'a pas été long à durer ! source : 1871. Le Père Duchêne (55)
  • 1899 Comme il ne nous aidait en rien à la ferme, j'avais songé à en faire un matelot et je l'embauchai comme mousse sur une barque de pêche… Bernique ! Après trois jours, un bateau qui rentrait au port nous l'a ramené… source : 1899. Escal-Vigor
  • 1795 N'est-il aucun moyen d'avoir de ses nouvelles, de lui donner des miennes ? –Impossible, impossible ! Oui, ici, vous n'avez qu'à demander, hors de la maison, bernic ; nous [guichetier] sommes rapiotés en entrant et en sortant tout comme vous… source : 1795. L'intérieur des maisons d'arrêts
  • 1790 Autrefois j'faisions la fière, je n'nous livrions pas au premier venu, aujourd'hui marquis, crocheteur, foutre ! tout ça nous est bon ; mais, bernique. C'est foutu, toutes les bourses sont plattes et j'crois q'nous nous donnerions pour un sou que j'n'étrenerions pas. source : 1790. C'est foutu, l'commerce ne va pas
  • 1846 Ils ont beau chercher et rechercher, ils mettent tout sens dessus-dessous… Bernique ! pas plus d'écus, ni d'assignats que dans la poche d'un voltigeur source : 1846. Les chauffeurs du Nord
  • 1892 –Dix francs ! s'exclama la veuve comme elle eût dit : mille francs. La placeuse comprit. –Alors, bernique, et bonjour ! source : 1892. Le chiffonnier de Paris - Grand roman dramatique
  • 1943 Vous aurez beau avoir le coeur de Duguesclin, si tu as des godillots qui te blessent et des pieds qui saignent, bernique ! Tu seras tout juste bon à être ramassé par la « roulante » source : 1943. Ceux de l'infanterie -1939-1940
  • 1760 (vers) bernique pour le présent, il n'y a rien à faire pour son sansonnet, ces demoiselles sont prises [24/05/1765] source : 1760 (vers). Paris sous Louis XV - Rapports des inspecteurs de police au roi (deuxième série)
  • 1990 Je m'entête à rappeler mais bernique ! La grande soeur joue les sourdes. source : 1990. Maîtresse détresse
  • 1912 Après, quand le naïf Daubrecq offrira sa bangue de fiançailles, bernique, on se fichera de lui. source : 1912. Le bouchon de cristal
  • 2007 j'entrave bernique ! Et ce n'est pourtant pas faute de touiller ma matière grise. source : 2007. La gigue des cailleras
  • 1911 vous estourbiriez ma vieille daronne… […] Ma pauvre ancienne !… C'est une largue boniface qui a le chouan doux comme de la gelée d'abeilles… Elle n'a rien maquillé de mouchique, elle !… Dites… Ce n'est pas de sa faute si je suis une falourde… Bréniche !… source : 1911. Le journal à Nénesse
  • 1977 Sûr qu'il se mijote quelque chose. Dans les couloirs de l'État-Major, même pour aller pisser, ils se le disent en code. Bernique pour le renseignement, avec ces zouaves. source : 1977. Faut pas rire avec les barbares

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Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

  • Expression dépréciative jadis parfois rendue par notion de « coquillage » (coquille) : le parler vulgaire se sert de bernique ou bernicles, cette dernière étant définie dans Trévoux 1771. Or, bernicle est le nom vulgaire de la patelle. Première attestation dans glossaire argotique qui accompagne le poème de Granval. Ce nom est devenu l'expression symbolique de la nullité, du néant. Terme vulgaire donc venu de Bretagne (SAINXIX)
  • C'est une corruption de bernique (VIR)
  • P.-ê. de bren « son », et, fig., « ordure, merde », le rattachement à bernique « patelle » ou au picard barnik « jeu » est sans base sûre (GR)
  • 1756 ; bernicle (argot), 1725 (GR) /

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