Définition de : s'empiffrer

  • s'empiffrer
    • Manger avec gloutonnerie, comme un cochon, manger beaucoup et grossièrement, s'en mettre plein la bouche ; consommer à l'excès ; se gorger
    • fréquence : 041
    • id : 2957

s'empiffrer & empiffrer ; s'empiffrer plein la gueule ; (s'en empiffrer)

Définition

Manger avec gloutonnerie, comme un cochon, manger beaucoup et grossièrement, s'en mettre plein la bouche ; consommer à l'excès ; se gorger

ANG : to eat gluttonously
fréquence : 041
registre ancien : 6 registre moderne : 5

synonyme : manger, nourrir

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1669.

1735 1828 1847 1883 1888 1894 1901 1904 1907 1909 1911 1914 1915 1916 1916 1918 1922 1926 1927 1935 1939 1949 1953 1953 1960 1963 1963 1964 1977 1977 1979 1979 1981 1982 1984 1985 1990 1998 2003 2011 2012

Citations

  • 1977 à midi, quand on passait à table, personne ne disait mot, tous s'empiffraient plein la gueule, et quand le maître charretier fermait son couteau, il fallait que tout le monde ait fini de manger. source : 1977. Une vie de cheval
  • 1964 Les hommes savent qu'ils vont pouvoir s'empiffrer sans remords parce que c'est la fête. source : 1964. Les rues de Levallois
  • 1883 Dans la serre, les soldats, dominés par la discipline, s'empiffraient en silence et s'enivraient lourdement source : 1883. Culottes rouges
  • 1953 Assis devant son assiette, muet, mélancolique, il regardait empiffrer Jean-Philippe Berbillat source : 1953. Allons z'enfants
  • 1990 je sortais ragaillardi de ces consultations en allant m'empiffrer d'éclairs au chocolat et de chaussons aux pommes dans la pâtisserie voisine de son cabinet. source : 1990. À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie
  • 1888 Comment, encore à bouffer ! Eh bien ! vous n'avez pas le trac ! Quand on a soixante jours de prison dans la peau ce n'est pas pour qu'on emploie le temps à s'empiffrer comme des oies ? source : 1888. Le train de 8 h. 47
  • 1922 Te remplis pas le buffet avec ça, môme, y a encore autre chose, dit Jacquot à Marmouset qui s'empiffrait comme s'il n'avait pas mangé depuis deux jours. source : 1922. Au Lion Tranquille
  • 1911 dans les châsses bleues de cette gironde, sur sa bouche, sur sa peau ! Je la mirais, elle me mirait ; je la dévorais, j'aurais empiffré, comme du miel, la liquette et ses péniches source : 1911. Le journal à Nénesse
  • 1735 Quand il se fut bien empiffré, la Béate lui détacha sa serviette source : 1735. Histoire de Gil Blas de Santillane
  • 1735 Cet honnête Maître d'hôtel étoit avec cinq ou six de ses amis qui s'empiffroient de jambons source : 1735. Histoire de Gil Blas de Santillane

<10 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Verbe attesté dès le XVIe à côté du primitif se piffrer lui-même ensuite réduit à se piffer (SAINXIX) /

  • XVIe ; 1669 pronominal (GR2) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.