bernique
< brenicle ; bernicle ; bernicle ! ; brenicle ! ; bréniche >
¶ Rien, non, négation, refus ; échec, bredouille
◊ Comme il ne nous aidait en rien à la ferme, j'avais songé à en faire un matelot et je l'embauchai comme mousse sur une barque de pêche... Bernique ! Après trois jours, un bateau qui rentrait au port nous l'a ramené.. 1996 [1899] ◊ Ils ont beau chercher et rechercher, ils mettent tout sens dessus-dessous... Bernique ! pas plus d'écus, ni d'assignats que dans la poche d'un voltigeur 1959 [1845-1846] ◊ -Dix francs ! s'exclama la veuve comme elle eût dit : mille francs. La placeuse comprit. -Alors, bernique, et bonjour ! 1887? 1892? ◊ Vous aurez beau avoir le coeur de Duguesclin, si tu as des godillots qui te blessent et des pieds qui saignent, bernique ! Tu seras tout juste bon à être ramassé par la «roulante» 1943 ◊ bernique pour le présent, il n'y a rien à faire pour son sansonnet, ces demoiselles sont prises [24/05/1765] 1908 [autour de 1760] ◊ Je m'entête à rappeler mais bernique ! La grande soeur joue les sourdes. 1990 ◊ Après, quand le naïf Daubrecq offrira sa bangue de fiançailles, bernique, on se fichera de lui. 1965 [1912?]
‡ Expression dépréciative jadis parfois rendue par notion de 'coquillage' (coquille) : le parler vulgaire se sert de bernique ou bernicles, cette dernière étant définie dans Trévoux 1771. Or, bernicle est le nom vulgaire de la patelle. Première attestation dans glossaire argotique qui accompagne le poème de Granval. Ce nom est devenu l'expression symbolique de la nullité, du néant. Terme vulgaire donc venu de Bretagne (SAINXIX) / C'est une corruption de bernique (VIR) / P.-ê. de bren «son», et, fig., «ordure, merde», le rattachement à bernique «patelle» ou au picard barnik «jeu» est sans base sûre (GR) /
éléments constituants : bernique brenicle bernicle breniche | synonyme : non, refus (12.00/670.16=1.79%) | synonyme : rien (12.00/445.50=2.69%) | morph : métathèse - 27