Définition de : tarte

tarte (tableau rapide)
tarte ■ (facticité) Faux, factice ; de mauvaise qualité, qui convient mal ; faux or, chrysocal ; ■ (dépréciatif) mauvais ; laid, pas beau ; ridicule ; ■ (idiotie) bête, stupide, idiot ; être bête, idiot, stupide ; idée de médiocrité, de stupidité, de pas capable
synonyme niais, pas déluré, faux, bluff, qualité (de mauvaise), laid, personne laide, mauvais
date 1821
fréquence 055

tarte

& tartre ; être tarte ; du tartre ; de tartre ; (taste)

n., adj.

Définition

■ (facticité) Faux, factice ; de mauvaise qualité, qui convient mal ; faux or, chrysocal ; ■ (dépréciatif) mauvais ; laid, pas beau ; ridicule ; ■ (idiotie) bête, stupide, idiot ; être bête, idiot, stupide ; idée de médiocrité, de stupidité, de pas capable ALL : falsch, schlecht

registre ancien : 9 registre moderne : 7

Synonyme : niais, pas déluré, faux, bluff, qualité (de mauvaise), laid, personne laide, mauvais Famille : tarte (faux)

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Citations
1977 Y en avait des belles, y en avait des bien tartes aussi, mais quand on a envie, on regarde pas à la beauté. source : 1977. Une vie de cheval
1977 Qu'est-ce qu'elle était belle cette fille-là ! Je l'ai vue en photo, jeune, oh ! cette belle brune ! Et pas grosse. Là, elle devient tarte mais elle a une bonne gueule quand même. source : 1977. Une vie de cheval
1935 On me coffre, on m'envoie en correctionnelle. Treizième chambre, la plus tarte. Un autre s'en serait tiré avec cinquante francs d'amende ; pour moi, ça va chercher quatre mois de tôle, et quatre mois ferme. source : 1935. Viande à brûler
1949 Avec son civil [ c'est lui le plus [ tarte ] moche ] ça la fout terrible. Qu'on [ le repère ] s'aperçoive ! C'est la catastrophe ! source : 1949. Casse-pipe (variantes)
1957 Elle l'engueule et le fait marcher droit, même devant le monde, assez tarte pour un dur source : 1957. Carnaval à cinq
1961 On n'a pas idée d'être si tarte ! source : 1961. Des fruits, des fleurs et du plomb
1956 C'était une pièce toute blanche, pleine de soleil, avec un lit bas et des meubles moins tartes qu'au rez-de-chaussée source : 1956. Le bourreau pleure
1917 Imagine un terrain pierreux qui serait tartre pour l'aviation. source : 1917. Chignole (la guerre aérienne)
1821 on croit en grinchir qui soient d'orient c'est du tartre. source : 1821. Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest
1953 Destineé, qu'ça s'appelle. J'l'ai vu déjà. C'est tarte source : 1953. Allons z'enfants
1821 Il croioit avoir deux Bogues d'orient, elles Sont de tartre. source : 1821. Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest
1949 C'est tellement tarte, ces souris, qu'il faut s'attendre à tout, avec elles source : 1949. Un drôle de mec - Roman traduit de l'argot américain
1947 ce vieux micheton était tellement tarte qu'il tomberait tête baissée dans la combine. source : 1947. Fleur-de-Poisse
1905 Mlle Coquelicot avait pris un portrait de femme : –Oh ! c'te tarte, pige-moi ça ! source : 1905. Le Tigre & Coqueliquot
1953 C'est le quartier qui ne me réussit pas. Quand je faisais le Bois… –Oui, oui, je sais ; tu te défendais comme une lionne, quand tu étais avec Antoine. –Eh bien, c'est que tu étais moins tarte que maintenant. source : 1953. De la boue et des roses

<15 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

TARTE, adj. A. − Pop., fam. Sot, ridicule; laid. Moi aussi j'allais disparaître... J'avais des pressentiments tartes (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 247). Un très beau poème de guerre, pas tarte, comme je l'aurais cru, mais d'une belle inspiration moderne (Cendrars, Main coupée, 1946, p. 292). À la forme inv., rare. V. provincial II B 1 ex. de Aragon. − Empl. subst. masc. sing. à valeur de neutre. Le jour suivant, je l'ai vue quand même la collection (...). Jamais j'avais vu si moche et tant d'horreurs à la fois (...). J'allais du tarte à l'atroce (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 193). B. − Argot 1. Vieilli. Faux. Mornifle tarte (Vidocq, Voleurs, t. 2, 1836, p. 309). 2. Mauvais. C'qu'il est tarte ce pive! (Lacassagne, Arg. « milieu », 1928, p. 195). Prononc.: [taʀt]. Étymol. et Hist. 1. 1821 « faux » (Ansiaume d'apr. Esn.: Bogue de tartre: « de faux or »); 2. 1836 « mauvaise chose, mauvais » (Vidocq, Voleurs, t. 2, p. 308 et p. 166); 3. 1927 « sot, niais » (Dussort, Preuves exist., dép. par Esnault, 1938, p. 30). Prob. de tarte1*; l'hyp. d'Esnault selon laquelle le mot serait une var. fr. de l'italianisme tarde « mauvais, lourd » (att. en 1899), arg. ital. tardo « lourd » ne semble pas suffisamment étayée. (tlfi:tarte) /

  • Allusion aux tartes faites avec de la farine avariée que l'on vend dans des fêtes foraines (VIR)
  • subst. devenu adj. (Dauzat1918)
  • Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc)
  • 1836 ; tartre, 1821 : faux ; vers 1900 : laid ; sot et ridicule, peu dégourdi (GR) /

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