Définition de : amocher

amocher & s'amocher ; □ se faire amocher ; □ faire amocher v.tr.

Définition

■ Frapper, battre, meutrir ; ■ blesser, mutiler ; ■ endommager, abîmer ; altérer ; rendre plus laid, enlaidir ; □ recevoir des coups, se faire blesser, être battu ; □ faire tuer ou blesser

fréquence : 054
registre ancien : 7 registre moderne : 7

synonyme : blesser, se blesser, frapper, cogner, battre, se battre, gifler, casser, enfoncer, détruire, abîmer famille : moche, mouche

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1867.

1894 1896 1900 1901 1901 1907 1910 1911 1912 1914 1915 1917 1917 1917 1917 1918 1918 1918 1918 1919 1919 1919 1920 1921 1922 1924 1925 1926 1927 1927 1927 1927 1930 1935 1936 1938 1945 1946 1947 1951 1953 1953 1954 1957 1965 1981 1982 1983 1984 1990 2003 2006 2007 2015

Citations

<6 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

AMOCHER, verbe trans. A.− Arg. [En parlant d'une pers.] 1. Arg. pop. Donner des coups : 1. ... pendant quinze jours, monsieur [un boxeur] amochait régulièrement madame. F. Carco, Jésus-la-Caille,1914, p. 135. − P. ext., lang. fam. : 2. ... je plaçais des billes dans ma fronde, et je visais longtemps, plus particulièrement les filles, et j'amochais l'une ou l'autre, et elles piaillaient et ameutaient les gamins... B. Cendrars, Bourlinguer,1948, p. 151. S'amocher la gueule. ,,Se meurtrir mutuellement le visage à coups de poing.`` (A. Delvau, Dict. de la langue verte). 2. Arg. milit. Blesser, mutiler (cf. amoché*) : 3. Nous sommes bien contents, quand nous sommes amochés, qu'il y ait des infirmières pour s'occuper de nous moins durement que bien des salauds d'infirmiers militaires, qui ont l'air de nous dire : « estimez-vous encore heureux d'être là ». J. Romains, Les Hommes de bonne volonté, Verdun, 1938, p. 127. B.− Fam., récent. [En parlant d'un obj., en partic. d'une automobile] Abîmer, détériorer, le plus souvent à la suite d'un choc. Amocher une voiture. Prononc. ET ORTH. : [amɔ ʃe], j'amoche [ʒamɔ ʃ]. − Rem. Rob., s.v. amocher : s'amocher ou s'amochir. Devenir laid, enlaidir. Étymol. ET HIST. − 1867 arg. « abîmer, blesser », supra; 1903 part. passé substantivé « celui qui a reçu des coups, blessé » (M. Mario et L. Launay, Vidocq ds France 1907 : Dis donc, hé vieux ! retire donc ton pif que je voie la gonzesse qui se fait peloter par l'amoché, derrière toi). Prob. dér. de moche subst. « écheveau de fil non tordu, vendu en gros paquets » (moche*, adj.), d'où « arranger grossièrement » et « défigurer, abîmer »; préf. a-1*. STAT. − Fréq. abs. litt. : 2. BBG. − Esn. 1966. − Esn. Poilu 1919. − France 1907. − Larch. Suppl. 1880. − Sain. Lang. par. 1920, p. 104. − Sandry-Carr. 1963. − Timm. 1892. (tlfi:amocher) /

Très usuel et très général ; n'a fini de pénétrer à fond le 81e t. que dans l'été 15. (Esnault1919)

  • Viendrait de rendre moche (SAINXIX)
  • Pour moucher (DEL)
  • De 'mochar' = abattre les branches d'un arbre, en esp., d'où, sans doute, 'moche' = qqun de disgrâcié (AYN)
  • De a-, et moche = « écheveau de fil non tordu, vendu en gros paquet » ; le sens premier serait « arranger grossièrement » d'où « défigurer » (GR)
  • 1867 (GR) /

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