schlinguer

schlinguer (tableau rapide)
schlinguer Puer, sentir mauvais ; avoir mauvaise haleine ; sentir bon ; puer (au sens de : évoquer, en mauvaise part)
synonyme puer, sentir mauvais, haleine (avoir une mauvaise)
date 1846
fréquence 37

schlinguer

& chlinguer ; chelinguer ; schelinguer ; schlinguer bon

v. intr., v.tr.

Définition

Puer, sentir mauvais ; avoir mauvaise haleine ; sentir bon ; puer (au sens de : évoquer, en mauvaise part) ALL : stinken

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : puer, sentir mauvais, haleine (avoir une mauvaise)

Citations
1957 Ça schlingue l'essence tout autour et il me vient à l'idée que c'est un miracle que l'accident ne se soit pas terminé par une belle flambée. source : 1957?. Dix ans de frigo
1927 Tu schlingues, à toi tout seul, autant que cinq voitures Richer source : 1927. Nouvelles aventures des Pieds Nickelés (suite), dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)
1994 Qu'est-ce que ça schlinguait ! source : 1994. Le sirop de la rue
1952 Nous v'la en route, à pied, collé chacun contre notre canasson qui schlinguait bon l'écurie. source : 1952. Émile et son flingue
1918 Nos pieds, jusqu'aux chevilles, enfoncent dans une boue collante, d'où monte une âcre odeur d'ammoniaque. « Mais c'est dégueulasse, ici ! […] Ça t'foutrait par terre, mon vieux, tellement qu' ça schlingue ! […] » source : 1918. Au seuil des guitounes
1963 Ça schlingue salement. Quel métier. Les vaches ! J'vais finir par appeler mon ami Burk. source : 1963. La 317e section
1905 Ici, ça schlingue le roussi ! source : 1905. Le Tigre & Coqueliquot
2007 remettait au goût du jour, de façon subliminale, quelques doctrines avariées schlinguant sec le Troisième Reich et sa sacro-sainte sélection naturelle. source : 2007. La gigue des cailleras
1911 tous les rades du XXe, c'est plus batifonne que la Tuilerie, le Louf ou les Champs d'Élise, pour un vrai parigot… Ça schlingue mieux la Capitale que la Caille, Vaugire, la Maubuée, les Abattoirs, les Carrières, Sainte-Margot, Montmertre, ou l'École… source : 1911. Le journal à Nénesse
1956 Je manque défaillir tellement ça chlingue ! On a l'impression de partir en voyage dans l'intestin d'un chacal… source : 1956. Fais gaffe à tes os

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

SCHLINGUER, verbe intrans.

Arg., pop. Puer. Des bistroquets (...) où l'on débitait un alcool frelaté, des cantines où l'on servait de la barbaque, du chien crevé qui schlinguait (CENDRARS, Homme foudr., 1945, p. 297). En partic. Avoir une haleine fétide. Les enfants, il faut dormir, mes jeunes humains. C'est très mauvais de ne pas dormir. Ça vous fait schlinguer du couloir, ou, comme on dit dans le grand monde, puer de la gueule (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 168).

Prononc. et Orth.: [], (il) schlingue []. ROB. 1985: ,,On écrit aussi chelinguer, chlinguer``. Étymol. et Hist. 1. 1846 schelinguer « sentir mauvais (de la bouche) » (L'Intérieur des prisons ds SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 174); 2. 1868 intrans. « sentir très mauvais » (FLAUB., Corresp., p. 362). Orig. obsc. D'apr. le FEW t. 17, p. 43a, empr. à l'all. schlingen « avaler », d'où, par un contresens volontaire, « exhaler (une odeur) »; dans ses premiers ex., ch(e)linguer, sch(e)linguer a en effet le sens de « sentir mauvais (de la bouche) », mais cette évol. sém. reste difficile à admettre. D'apr. ESN., empr. à l'all. schlagen « frapper », « fouetter (en parlant de la pluie) », « repousser (en parlant du fusil) », d'où « sentir mauvais » (de même que cingler, cogner, fouetter, taper signifient « sentir mauvais » dans la lang. fam. ou arg., v. ESN.), mais le passage [a] → [] fait difficulté. D'apr. GUIR. Lex. fr. Étymol. obsc., dér. de élingue* « cordage, filin », d'où « fouetter » (littéral. « frapper avec une élingue »), puis « sentir mauvais »; de même élinguer « lancer (avec une fronde) », d'où « lancer, repousser au loin » suggérerait l'arg. repousser (du goulot) « sentir mauvais (de la bouche) », mais ces hyp. supposent des sens intermédiaires non att. (notamment élinguer « fouetter » et « sentir mauvais »). Bbg. COLOMB. 1952/53, p. 486-487. (tlfi:schlinguer) /

C'est l'allemand stinken (SCHW1889) / de Schlingue = gosier, schlanch = boyau, en all. (AYN) / All. schlagen, d'après ESN ; → Cingler, pop., même sens ; selon Guiraud, du wallon chlin, slin, variantes de clingue « cordage, filin », par le sémantisme du coup. → Fouetter (GR) / Orig. obsc. D'apr. le FEW t. 17, p. 43a, empr. à l'all. schlingen « avaler », d'où, par un contresens volontaire, « exhaler (une odeur) » ; dans ses premiers ex., ch(e)linguer, sch(e)linguer a en effet le sens de « sentir mauvais (de la bouche) », mais cette évol. sém. reste difficile à admettre. D'apr. ESN., empr. à l'all. schlagen « frapper », « fouetter (en parlant de la pluie) », « repousser (en parlant du fusil) », d'où « sentir mauvais » (de même que cingler, cogner, fouetter, taper signifient « sentir mauvais » dans la lang. fam. ou arg., v. ESN.), mais le passage [a] > [] fait difficulté. D'apr. GUIR. Lex. fr. Étymol. obsc., dér. de élingue « cordage, filin », d'où « fouetter » (littéral. « frapper avec une élingue »), puis « sentir mauvais » ; de même élinguer « lancer (avec une fronde) », d'où « lancer, repousser au loin » suggérerait l'arg. repousser (du goulot) « sentir mauvais (de la bouche) », mais ces hyp. supposent des sens intermédiaires non att. (notamment élinguer « fouetter » et « sentir mauvais ») (TLFi) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

  • 1846 (GR) / 1. 1846 schelinguer « sentir mauvais (de la bouche) » (L'Intérieur des prisons ds SAIN. Sources Arg. t. 2, p. 174) ; 2. 1868 intrans. « sentir très mauvais » (FLAUB., Corresp., p. 362) (TLFi) /

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