panard

panard (tableau rapide)
panard Pied, (orteil)
synonyme pied
date 1898
fréquence 44

panard

n.m.

Définition

Pied, (orteil) ALL : Fuss / ANG : foot, feet

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : pied Usage : anatomie

Citations
1977 une belle paire de chaussures, du 42, ça m'allait bien. Le Delair, il avait des panards (du 43), ça devait pas lui aller source : 1977. Une vie de cheval
1937 je vois encore ses bananes, immenses, plus larges que sa tête, ses panards qui passaient le rebord, il avait tout du Charlot source : 1937. Bagatelles pour un massacre
1918 j'avais pris la précaution de m'envelopper le panard avec mon paquet de pansement source : 1918. Loin de la rifflette
1929 Doucement, hein ! À cause de les panards ! source : 1929. Je suis un geux
1918 « Aïe ! Ma jambe ! […] Mande pardon, mon lieutenant ; vous êtes si serrés là-d'dans qu'on sait pus où poser ses panards. » source : 1918. Au seuil des guitounes
2007 Ils m'auraient soutenu mordicus que la technique prend toujours le pas sur le physique dans ce divin sport [football] où l'habileté du panard a la haute main sur le jeu. source : 2007. La gigue des cailleras

<6 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

PANARD2, subst. masc. Pop. ou arg. A. − Pied (humain). Panards nus ; traîner les panards ; s'approcher sur la pointe des panards ; ne pas mettre les panards dehors. I' m' faut des péniches, un peu plus tu verrais mes panards à travers celles-ci (Barbusse,Feu, 1916, p.87).Il était difficile, question des chaussures... Toujours des empeignes de drap beige et petits boutons de nacre... Seulement il était comme moi il cocotait dur des panards (Céline, Mort à crédit, 1936, p. 412). Ce prétentiard se mit à râler parce qu'un vieux con lui piétinait les panards avec une fureur sénile (Queneau, Exerc. style, 1947, p.170). − [En parlant d'un animal] Les panards d'un lion (Marcus,Quinze fables, 1947, p.3). − P. méton. Chaussure, soulier. « Si je vous écrasais les pieds sous mes panards de 46, des panards dans lesquels je serai à l'aise pour jardiner », [ouvrier, Paris, 1924] (Esnault,Notes compl. Poilu, [1919], 1957). Prononc.: [pana:ʀ]. Étymol. et Hist. 1. 1898 « soulier » (Voyou d'apr. Esn.); 1901 (Bruant, p.411); 2. 1910 «pied» (pop.d'apr. Esn.); 1918 (Dauzat, Arg. guerre, p.113). De panard1*. (tlfi:panard) /

  • Selon P. Guiraud, de dér. dialectaux du lat. pes, pedis « pied », notamment penas « grand pied », d'où panard « qui a de grands pieds » (Dauphiné) (GR)
  • Du provençal panard, boîteux. On a appelé dans la cavalerie le cheval qui avait les pieds tournés en dehors ou en dedans puis les pieds de ce cheval. L'application à l'homme à la caserne de Bourges, 1910-1912, usité dans la cavalerie dès 1904. Au sens de pied de cheval le mot est connu à Paris avant la guerre ; animalisation ; proprement pied tordu ; adj. substantivé, métaphore (Dauzat1918)
  • Panard (qui a les pieds en dehors) est un terme du langage vétérinaire qui avait pénétré au XVIIIe dans la Fr. du N puisque l'Acad. l'a admis en 1750 (Dauzat1918add)
  • 1898 : soulier ; 1910 : pied (GR) / 1898, soulier (DHAF) ; 1910, pied (DHAF) /

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