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aboyeur (définition)

aboyeur
■ (crieur public) qui fait avancer les voitures devant les théâtres, aux ventes aux enchères ; ■ (journaux) crieur de journaux ; ■ (portier) qui appelle la clientèle à l'entrée ; ■ (foire) qui appelle le public ; ■ (avocat) avocat beau discoureur ; ■ (prison) détenu qui appelle les prisonniers au parloir, au greffe, au Dépôt, etc. ; détenu chargé de rythmer la cadence de la promenade en ronde

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aboyeur & valet de pied aboyeur ; aboyeur de rue ; prisonnier aboyeur (1781) #nom

■ (crieur public) qui fait avancer les voitures devant les théâtres, aux ventes aux enchères ; ■ (journaux) crieur de journaux ; ■ (portier) qui appelle la clientèle à l'entrée ; ■ (foire) qui appelle le public ; ■ (avocat) avocat beau discoureur ; ■ (prison) détenu qui appelle les prisonniers au parloir, au greffe, au Dépôt, etc. ; détenu chargé de rythmer la cadence de la promenade en ronde

↓ fréquence : 041 | registre ancien : 3 | registre moderne : 6

Citations
  • 1912 Son Excellence le prince Vertigo, ambassadeur de Patagonie, annonça le valet de pied aboyeur source : 1912. Les Pieds Nickelés ministres, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912)
  • 1867 La Chambre du conseil avait rendu en ma faveur un arrêt de non-lieu. Les cris de l'aboyeur (Auxiliaire chargé d'appeler les prisonniers) : En liberté ! armes et bagages ! me firent lever prestement. Un quart d'heure après j'étais hors de prison source : 1867. Les Malfaiteurs
  • 1841 Le moment du parloir approche-t-il, il se pro- mène de long en large et s'arrête brusquement chaque fois que la porte du guichet s'ouvre, et que le prisonnier aboyeur lance un nom sur le préau. Et si ce nom n'est pas le sien, il laisse retomber sa tête, prend un visage taciturne source : 1841. Les Prisons de Paris, par un ancien détenu
  • 1841 Alors le prisonnier nommé prenait sous le bras sa gamelle de terre écornée, sortait de la foule tout ému sans cependant se rendre compte de ses émotions et arrivait à la porte du guichet. L'aboyeur lui remettait l'aumône de son visiteur ou de sa visiteuse, en lui disant : –Ne m'oublie pas, si tu veux que je fasse ronfler ton nom une autre fois. –C'est bien, répondait le prisonnier, je payerai une gobette à trois heures. source : 1841. Les Prisons de Paris, par un ancien détenu
  • 1785 Au sortir de l'Opéra, Zelmire m'a aperçue. Elle crevait de dépit […]. Cela a été bien pis quand les aboyeurs ont crié : « La voiture de Mademoiselle Julie ! » source : 1785. Correspondance d'Eulalie, ou Tableau du libertinage de Paris
  • 1815 Comme les Prussiens avaient envahi les frontières de la France, que Longwy était en leur pouvoir, et que Verdun allait se rendre, il fut convenu que les aboyeurs des sections feraient entendre au peuple que ces arrestations étaient d'autant plus nécessaires […] source : 1815. Histoire secrète du tribunal révolutionnaire (tome 1)
  • 1815 On avait donné l'ordre aux aboyeurs de journaux d'aller, autour des différentes prisons, crier la liste des malheureux assassinés chaque jour, avec défense d'annoncer d'autres nouvelles source : 1815. Histoire secrète du tribunal révolutionnaire (tome 2)
  • 1929 Des charlatans, des bateleurs, des paillasses, des aboyeurs, s'époumonaient : « Entrez, m'sieurs dames, entrez ! Suivez la foule ! » source : 1929. Au Poiss' d'or
  • 1948 Coups de sifflets qui marquent le commencement et la fin des parloirs comme le départ et l'arrivée d'un train. Appels de l'« aboyeur » (c'est ainsi que, dans cette vie de chien, on nomme le détenu qui, du rez-de-chaussée, appelle les comptables et surveillants d'étages pour faire descendre un prisonnier chez son avocat, pour l'« extraire » ou le réintégrer « chez lui »). source : 1948. Prisons de l'épuration
  • 1948 À deux heures on entend les premiers appels de « l'aboyeur ». L'impatience règne. Des noms sont criés, pas le sien. source : 1948. Prisons de l'épuration
  • 1953 Nous faisons silence un instant tandis que la voix de l'aboyeur (1) hurle de nouveau : –Au deuxième… 286, Bocognano ! à la Table (2) [(1) Détenu chargé de se tenir au rez-de-chaussée et de transmettre à voix haute les ordres aux étages. (2) Ordre de descendre au rez-de-chaussée pour affaire vous concernant.] source : 1953. Quartier des fauves
  • 1948 La promenade, bonne gens ! De chaque côté de la cour, deux rondes sinistres se nouent, qui tournent en sens inverse, au commandement d'un aboyeur choisi parmi les ténors de la pègre. –Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! source : 1948. Je sors du bagne
  • 1886 il débuta comme marchand de programmes sur le boulevard du Temple, il fut ensuite élevé à la dignité d'aboyeur ; il avait un talent tout spécial pour amorcer la foule source : 1886. Paris oublié
  • 1875 entre la table et le bureau, un espace vide où deux aboyeurs se démènent en criant les lots et en répétant les enchères source : 1875. Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie jusqu'en 1870
  • 1957 L'aboyeur de bleu vêtu y va de son baratin à chaque fournée de passants source : 1957. Carnaval à cinq
  • 1961 Les bistrots étaient pleins, les boutiques regorgeaient de clients, les aboyeurs vantant leur marchandise appelaient à grands cris la clientèle source : 1961. Des fruits, des fleurs et du plomb
  • 1892 les appels vont commencer. Voyons, le plus fort en gueule pour servir d'aboyeur aujourd'hui. Toi, l'hercule du Nord ? source : 1892. Le chiffonnier de Paris - Grand roman dramatique
  • 1837 Eh ! un tel, du 24, à l'instruction ! Eh ! un tel, du 19, à l'instruction. / Ce cri proféré par la voix ignoble de l'aboyeur en titre, est bientôt suivi de cet autre : à la soupe l'instruction ! l'instruction à la soupe ! dépêchons ! source : 1837. Essai sur la réforme des prisons en France
  • 1870 les aboyeurs ont empêché l'orateur de continuer source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
  • 1835 À sept heures, l'aboyeur, une chaise à la main et sa vaisselle de l'autre, vient occuper la place qui lui est assignée par l'administration pour appeler les détenus demandés au parloir ou au greffe. source : 1835. Les prisons, dans Nouveau tableau de Paris au XIXe siècle
  • 1870 C'est l'aboyeur des quatrièmes galeries, qui criera, à une première, si le parterre fait du tapage : « Y a donc des Rouennais ici » source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être
  • 1856 Par sa qualité d'Aboyeur (celui qui appelle les prisonniers qu'on demande au greffe) il était devenu une sorte d'Agrégé aux emplois de la maison. Il lui aurait donc été facile de s'évader. source : 1856. Histoire anecdotique du théâtre, de la littérature et de diverses impressions contemporaines tirée du coffre d'un journaliste avec sa vie à tort et à travers

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Chronologie et sources

La plus ancienne attestation connue est : 1781. Amis visiteurs, si vous connaissez une date plus ancienne, vous êtes invités à la partager en discussion avec indication de la source exacte. Merci.

1785 1808 1815 1815 1829 1833 1834 1835 1836 1837 1841 1856 1859 1867 1870 1872 1875 1877 1885 1886 1887 1889 1892 1894 1896 1900 1901 1901 1904 1912 1914 1917 1929 1948 1948 1953 1957 1961 1979 2006 2012

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Discussion

Bonjour. On trouve ce mot (aboyeur, à la porte des spectacles) dans le Tableau de Paris, 1781. Dernière ligne de la page. Le 3 mars 2022, Roland de L.

Compléments