Définition de : tintouin

tintouin & (touintouin) ; □ faire un de ces tintouins ; □ avoir du tintouin ; □ donner du tintouin ; donner du tintoin ; donner du tintouin à qqun ; □ se donner du tintouin n.m.

Définition

Bazar, dérangement, soucis, problème, bruit, travail ; □ faire du bruit ; □ avoir des problèmes, du dérangement, des soucis, de l'embarras, de l'ennui, être tracassé ; □ donner des soucis, des problèmes ; donner de la peine à qqun ; □ se donner de la peine

ALL : Sorge, Lärm
fréquence : 032
registre ancien : 6 registre moderne : 6

synonyme : problème, difficulté, ennui, embarras, soucier (se), soucier, tourmenter, bruit, vacarme, tapage

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1507.

1756 1793 1832 1846 1889 1897 1900 1901 1902 1904 1904 1905 1910 1917 1917 1921 1925 1926 1931 1935 1949 1949 1950 1953 1957 1960 1960 1965 1982 1995 2003 2004

8104_un_peu_de_tintouin_beaucoup_de_bonheur.jpg: 800x526, 70k (05 octobre 2017 à 01h53)

Citations

<8 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

B. − Familier 1. Vieilli. Bruit fatigant, vacarme. C'est une chose tout à fait ordinaire que d'avoir (...) la mémoire obsédée par une espèce de tintouin, par le refrain d'une chanson vulgaire ou par quelques lambeaux insignifiants d'opéra (Baudel., Nouv. Hist. extr., 1857, p. 33). 2. Tracas, embarras, dérangement. Causer, faire du tintouin. Ah ! vous en aurez du tintouin, ma pauvre demoiselle... gémit l'épicière en m'offrant un siège... Ce n'est pas parce que l'on ne me prend plus rien, au château... mais je puis bien dire que c'est une maison infernale... infernale (Mirbeau, Journal femme ch., 1900, p. 64).Elle mentait un peu, prétendant que le turbot sauce mousseline lui avait causé du tintouin, et qu'elle avait bien craint pour la tarte (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 410). Se donner du tintouin. Se donner du mal, de la peine. Non, non, elle n'entendait plus se donner un pareil tintouin (Zola, Assommoir, 1877, p. 696). Donner (à qqn) du tintouin. Donner du souci, du mal, de la peine (à quelqu'un). Sa vessie aussi lui donnait pas mal de tintouin. Comme Montaigne il souffrait de la pierre (Cendrars, Bourlinguer, 1948, p. 331). − Rare, au plur. Oserai-je vous dire que ces témoignages me consolèrent efficacement de plusieurs tintouins et développèrent en moi le sens esthétique? (Bloy, Journal, 1893, p. 98). Il regrettait cette gêne d'être chez les autres, cette délivrance d'heures tracées, sans amusements inopinés, sans tintouins prévus (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 10). Prononc. et Orth.: [tε ̃twε ̃]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1507 « souci que donne une personne » (Carneau, La Stimminachie ds Gdf. Compl.); 2. 1628 « bourdonnement d'oreilles » (Paré, Œuvres, l. 20, 2e part., chap. 9, éd. J.-Fr. Malgaigne, t. 3, p. 192); 3. XVIIe s. « pensée obsédante comparable au bourdonnement dans les oreilles » (Olivier Basselin, Vaux-de-Vire, XL, éd. P. L. Jacob, p. 72); 4. 1857 « bruit fatigant, vacarme » (Baudel., loc. cit.). Dér. de tinter 1* ou altér. expr. de tintin*. (tlfi:tintouin) /

  • 1507 (GR) / 1507 (TLFi) /

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