Définition de : gnouf

gnouf (tableau rapide)
gnouf Prison, cachot, prison militaire, cellule ; en prison
synonyme prison, salle de police, consigne, cachot, cellule, mitard
date 1938
fréquence 029

gnouf

& gniouf ; au gnouf

n.m.

Définition

Prison, cachot, prison militaire, cellule ; en prison

registre ancien : 9 registre moderne : 8

Synonyme : prison, salle de police, consigne, cachot, cellule, mitard Morphologie : aphérèse Famille : bignouf Usage : militaire, guerre, prison, carcéral

Citations
1955 Enfin, de loin le plus intéressant. Le blaze qu'elle avait envoyé, Pascal-l'élégant. Celui-là, c'est au gnouf que je l'avais connu. Pendant deux piges et quelques marcotins, on avait verni des chaises, dans le même atelier, à Fontevrault. source : 1955. Mollo sur la joncaille
1957 ce gonze qui s'est cassé du gniouf ça m'excite pas du tout. source : 1957?. Dix ans de frigo
1945 L'avocat palpe les 200000 à l'extérieur, de la main à la main et Montmorin marine encore quatre mois au « gnouf »… source : 1945. Mon journal depuis la Libération
1952 Et après ça, le gnouf, bien entendu, avec vue sur quelques branches noircies par l'hiver et sur un ciel gris tellement bas, qu'on a l'impression qu'il va entrer dans la cellule source : 1952. Rencontre dans la nuit
1944 Au « gnouf » ! Au « gnouf » ! C'est tout ce que tu mérites. / Le « gnouf », c'est la cellule 17 du sous-sol, que les détenus appellent aussi « Venise », à cause de son humidité. source : 1944. Dans les prisons de la milice - Un mois au château des Brosses
2003 C'est un élément que les OPJ gardaient sous le coude, comme on dit, après les premières 24 heures. Le mec avait déjà passé une ou deux nuits au gnouf. Là, c'est pan ! Le coup de massue sur la tête quoi. source : 2003. Entretien réalisé par F. Liaigre en mars, avril et juin 2003, dans Les récits de vie de policiers
1977 Chevreux, fou de rage à cause des rations, lui a filé une pêche dans sa grande gueule et trente jours de gnouf. Comme, en opération, on ne fait pas de prison, tous les jours Bert creuse des trous et, une nuit sur deux, il monte la garde source : 1977. Faut pas rire avec les barbares

<7 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

GN(I)OUF,(GNOUF, GNIOUF), subst. masc. Arg. Prison, poste de police, principalement à l'armée. Le ronflement de Barbache, l'éternel puni, le pilier du gniouf ne le trouble pas (Arnoux, Crimes innoc., 1952, p. 25). Dix piges passées au gniouf (Simonin, Pt Simonin ill., 1957, p. 148). Prononc. et Orth. : [ɳuf]. Seule transcr. ds Lar. Lang. fr. qui écrit gnouf. Var. gniouf ds Rob. Suppl. 1970 (v. aussi Le Breton 1960 et Le Breton Argot 1975). Étymol. et Hist. 1952 (Arnoux, loc. cit.). Mot d'arg. d'orig. obscure. Bbg. Müller (B.). Mots région. et syst. phonémique du fr. contemp. R. Ling. rom. 1974, t. 38, p. 379, 382. (tlfi:gnouf) /

  • Aphérèse de bignouf, d'orig. incert. ; ESN évoque bignou « trou », mot dialectal (GR)
  • Aphérèse de bignouf (George, FM48) /
  • XXe (1938 d'après ESN) (GR) /

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