muflée

muflée (tableau rapide)
muflée ■ Ivresse, soûlerie, excès d'alcool ; □ se saouler ; être ivre, soûl ; ■ beaucoup, grande quantité de
synonyme ivre, ivresse, excès de boissons
date 1883
fréquence 33

muflée

& mufflée ; mufée ; muffée ; □ avoir une muffée ; en avoir une muffée ; tenir une mufée ; tenir une bonne muflée ; prendre une muflée ; prendre une mufée ; prendre une muffée ; prendre une mufflée ; se payer une muflée ; être avec une muffée ; (□ être muffé)

n.f.

Définition

■ Ivresse, soûlerie, excès d'alcool ; □ se saouler ; être ivre, soûl ; ■ beaucoup, grande quantité de

registre ancien : 8 registre moderne : 8

Synonyme : ivre, ivresse, excès de boissons Usage : alcool, ivrognerie, boire

Citations
1949 Ils sont fin [ saouls ] [ muffés ] [ chlasses ] mûrailles source : 1949. Casse-pipe (variantes)
1927 je me souviens à présent. J'ai pris une muffée de whisky. Quelle infection, cette drogue-là. J'aurais liché une barrique de tord-boyau français, que c'te blague ne me serait pas arrivée source : 1927. A la revoyure - Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)
1983 je me suis mis minable, putain d'muflée que je me suis pris source : 1983. Pochtron !
1983 garder la forme entre deux muflées source : 1983. Loulou
1890 le peuple […] est toujours disposé à flanquer, à l'oeil, des mufées de vanités, des bitures de présomption source : 1890. Biribi
1955 Elle se rappelait sa soirée. Quelle « muffée » messeigneurs ! source : 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra
1990 Elle aimait les lourdes muflées qu'on prenait ensemble, son vieux et moi source : 1990. L'étage des morts
1909 T'es excusable de manquer d'mémoire avec la mufée qu'tu tiens… source : 1909. Ribouldingue se marie, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912)
1903 Gugusse coûte trop cher et n'en fout pas une datte. D'abord, il est toujours avec une « muffée » et quand on a besoin de lui il ne peut plus tenir sur ses pattes. source : 1903. Les enracinées
1903 l'année dernière, à cette époque-ci, on avait fait la bombe toutes les deux et qu'on en tenait une rude « muffée » quand on est rentré chez nous. source : 1903. Les enracinées

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

MUFFÉE, subst. fém. Pop. Grande quantité de quelque chose et, en partic., d'alcool absorbé; excès de boisson, beuverie, soûlerie. Il étouffe pudiquement sa pituite, que les matinées du lendemain du dimanche, jour de muffée, irritent (ARNOUX, Solde, 1958, p. 37). Avoir, tenir, prendre une (bonne) muffée. Être soûl, se soûler. Les Anglais de l'élite, pour prendre des muffées lugubres à l'aide de leur vitriol national (...) ont deux excellentes excuses : ils boivent pour neutraliser le cafard (...) et pour tuer le prodigieux ennui des dimanches londoniens (L'OEuvre, 1er mars 1941). Prononc. et Orth. : [myfe]. ROB. : ,,muflée ou par altération muffée``; Lar. Lang. fr. : muffée, muflée. CAR. Argot 1977 et A. SARRAZIN ds CELLARD-REY 1980 : muflée. Étymol. et Hist. 1881 « grande quantité » (RIGAUD, Dict. arg. mod. : une muflée de plats); 1883 en avoir une vraie muffée « être ivre » (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s.). Dér. de mufle et de sa var. muffe (1856, MICHEL); suff. -ée, v. é. (TLFi) /

muffée (en avoir une) = en avoir plein le mufle (SAIN-TRANCH) / muffée, abrév. de mufflée (GIR-BIS) / De muflée = prise de tabac, reniflée par le mufle (AYN) / Mots formés sur mufle, museau (cf. musette) (MCC) / De mufle (GR) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

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