Définition de : baratiner

  • baratiner
    • ■ Raconter, raconter des histoires, discourir, bonimenter, mentir, mystifier ; parler ; ■ entreprendre qqun (pour séduire, courtiser) ; ■ dire des mensonges, ruser, essayer de convaincre ; □ sans mentir, sérieusement
    • fréquence : 048
    • id : 5654

baratiner & baratiner qqun ; □ sans baratiner ; (barratiner ; rebaratiner) v.tr.

Définition

■ Raconter, raconter des histoires, discourir, bonimenter, mentir, mystifier ; parler ; ■ entreprendre qqun (pour séduire, courtiser) ; ■ dire des mensonges, ruser, essayer de convaincre ; □ sans mentir, sérieusement

fréquence : 048
registre ancien : 8 registre moderne : 7

synonyme : parler, dire, mentir famille : baratin

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1926.

1945 1946 1947 1947 1949 1950 1951 1952 1952 1952 1953 1953 1953 1953 1954 1954 1955 1955 1956 1957 1957 1957 1961 1963 1963 1965 1967 1966 1969 1969 1969 1971 1972 1975 1976 1976 1978 1980 1981 1981 1982 1983 1984 1985 1995 2006 2006 2015

Citations

  • 1966 j'plais pas tellement aux filles. J'flirte pas. Faudrait que j'change de genre. Ça plairait pas à mes parents… J'baratine pas, j'sais pas faire marcher une fille, j'préfère être sympa. source : 1968. Les barjots
  • 1981 À l'écouter me baratiner sa vie source : 1981. Oscar
  • 1945 Merde, que j'dis, c'est sérieux, pour ce coup là y m'baisent, / Il faut s'attendre à tout avec ces têtes de lard. source : 1945. Trop tard (mss)
  • 1983 Tu les [gonzesses] baratines avec tellement de bagou source : 1983. Loulou
  • 1952 Elle va t'emmener dans une de leurs planques. Ils vont te baratiner pour savoir où est Lola source : 1952. Une fille du tonnerre
  • 1955 Il soûle ces idiots, les réunit, les baratine, essaie de provoquer des conflits entre eux pour y puiser des sujets d'inspiration source : 1955. La nuit de Saint-Germain-des-Prés (Les nouveaux mystères de Paris, 6e arrondissement)
  • 1952 Il me baratine si bien que me voilà à rêver devant les chauffeurs qui passent, bien calés sur leur siège, avec une petite trompe à portée de main, pouét, pouét source : 1952. Mon taxi et moi
  • 2006 J'en repère une autre dans la pénombre d'un recoin. Je lui adresse des petits sourires auxquels elle répond timidement. Je m'approche et commence à la baratiner. source : 2006. Fuck and forget - Journal de Pattaya
  • 2006 Tu ne m'avais pas baratiné, tu étais bien un journaliste source : 2006. L'exequatur
  • 1978 une blonde, très fardée, queue de cheval, est en grande conversation avec Dupré, le chef d'équipe. Il est visiblement en train de la baratiner et la femme, appuyée sur sa table de travail, souriante, ne le décourage pas. source : 1978. L'établi
  • 1975 Serait pas la première fois qu'il discuterait avec des cognes vietnamiens. Il les baratinerait. Si ça ne marchait pas, Antoine serait distant : gueulerait au besoin, les menacerait, invoquerait le général Thi. source : 1975. Les canards de Ca Mao
  • 1953 Sans abandonner ma lancée, je baratine et je rebaratine ; j'offre des casse-croûte au ciflard avec moutarde et cornichons. source : 1953. Alors, pommadé, tu jactes ?
  • 1953 Tiens, sans baratiner, admet-elle très sérieusement, toi, tu me plais. Comment c'est ton nom. source : 1953. ...et ça continue !
  • 1965 deux mannequins de chez Dior, que nous avions baratinées à l'escale de Karachi source : 1965. Le Tigre entre en piste

<14 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

BARATINER, verbe trans. Pop. Baratiner qqn. Faire du baratin à quelqu'un, le soumettre à des discours souvent trompeurs dans le but de convaincre, de duper ou de séduire; lui raconter des boniments. Faut l'entendre [la patronne] baratiner les clients... (A. Simonin, Touchez pas au grisbi,1953, p. 162): 1. ... ses façons de faire [de notre Rosière], pour échapper aux avances des galants (...) [en argot] : (...) ses combines à la manque pour blouser les frottadous qui la baratinaient. Marcus, L'Arg. tel qu'on le parle, 1947, p. 6. 2. ... il s'était trissé de chez lui (...). S'ils [les policiers] avaient été baratiner la bourgeoise, elle n'avait pas pu s'allonger. Elle savait pas encore où il était. A. Le Breton, Razzia sur la chnouf, 1954, p. 36. Rem. 1. Dans l'ex. 2, baratiner est proche de cuisiner (fig. et fam.). 2. Dans l'ex. suiv., le mot signifie « secouer, agiter » : 3. Les bains de mer, c'était du courage. C'est la crête fumante, redressée, bétonnée de cent mille galets, grondante, qui s'écrase et me happe. Transi, raclé, l'enfant vacille et succombe... Un univers en cailloux me baratine tous les os parmi les flocons, la mousse. C'est la tête qui branle d'abord, qui porte, bascule, pilonne au fond des graviers... Céline, Mort à crédit, 1936, p. 143. ÉTYMOL. ET HIST. − 1. 1911 intrans. arg. des voleurs à la tire « repasser un baratin, c.-à-d. un portefeuille vide, au lieu de celui, bien rempli, qui a été volé » d'apr. Esn.; 2. 1926 id. arg. des voyous « bluffer », ibid.; 1947, supra ex. 1. Dér. de baratin*; dés. -er. STAT. − Fréq. abs. littér. : 7. BBG. − Guiraud (P.). Mél. d'étymol. arg. Cah. Lexicol. 1970, t. 16, p. 66. (tlfi:baratiner) /

  • 1926 (GR) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Ouvrez la page de discussion (s'ouvre dans une nouvelle page) pour contribuer. Merci.