muflée

date : 1883 registre ancien : 8 registre moderne : 8 fréquence : 32

muflée & mufflée ; mufée ; muffée ; avoir une muffée ; en avoir une muffée ; prendre une mufée ; prendre une muffée ; tenir une mufée ; tenir une bonne muflée ; prendre une muflée ; prendre une mufflée ; se payer une muflée ; être avec une muffée n.f.

Ivresse, soûlerie, excès d'alcool, être ivre, soûl ; beaucoup, grande quantité de

Synonyme : ivre, ivresse, excès de boissons Usage : alcool, ivrognerie, boire

1927 je me souviens à présent. J'ai pris une muffée de whisky. Quelle infection, cette drogue-là. J'aurais liché une barrique de tord-boyau français, que c'te blague ne me serait pas arrivée 1927. A la revoyure - Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927) 1983 je me suis mis minable, putain d'muflée que je me suis pris 1983. Pochtron ! 1983 garder la forme entre deux muflées 1983. Loulou 1890 le peuple […] est toujours disposé à flanquer, à l'oeil, des mufées de vanités, des bitures de présomption 1890. Biribi 1955 Elle se rappelait sa soirée. Quelle « muffée » messeigneurs ! 1955. Les dessous de Paris - Souvenirs vécus par l'ex-inspecteur principal de la brigade mondaine Louis Métra 1990 Elle aimait les lourdes muflées qu'on prenait ensemble, son vieux et moi 1990. L'étage des morts 1909 T'es excusable de manquer d'mémoire avec la mufée qu'tu tiens… 1909. Ribouldingue se marie, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912) 1903 Gugusse coûte trop cher et n'en fout pas une datte. D'abord, il est toujours avec une « muffée » et quand on a besoin de lui il ne peut plus tenir sur ses pattes. 1903. Les enracinées 1903 l'année dernière, à cette époque-ci, on avait fait la bombe toutes les deux et qu'on en tenait une rude « muffée » quand on est rentré chez nous. 1903. Les enracinées <9 citation(s)>

MUFFÉE, subst. fém. Pop. Grande quantité de quelque chose et, en partic., d'alcool absorbé; excès de boisson, beuverie, soûlerie. Il étouffe pudiquement sa pituite, que les matinées du lendemain du dimanche, jour de muffée, irritent (ARNOUX, Solde, 1958, p. 37). Avoir, tenir, prendre une (bonne) muffée. Être soûl, se soûler. Les Anglais de l'élite, pour prendre des muffées lugubres à l'aide de leur vitriol national (...) ont deux excellentes excuses : ils boivent pour neutraliser le cafard (...) et pour tuer le prodigieux ennui des dimanches londoniens (L'OEuvre, 1er mars 1941). Prononc. et Orth. : [myfe]. ROB. : ,,muflée ou par altération muffée``; Lar. Lang. fr. : muffée, muflée. CAR. Argot 1977 et A. SARRAZIN ds CELLARD-REY 1980 : muflée. Étymol. et Hist. 1881 « grande quantité » (RIGAUD, Dict. arg. mod. : une muflée de plats); 1883 en avoir une vraie muffée « être ivre » (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s.). Dér. de mufle et de sa var. muffe (1856, MICHEL); suff. -ée, v. é. (TLFi) /

muffée (en avoir une) = en avoir plein le mufle (SAIN-TRANCH) / muffée, abrév. de mufflée (GIR-BIS) / De muflée = prise de tabac, reniflée par le mufle (AYN) / Mots formés sur mufle, museau (cf. musette) (MCC) / De mufle (GR) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) / XIXe (MCC) / 1888 au sens : ivresse (muflée, 1881) (GR) / (TLFi) date l'expression de 1883 en avoir une vraie muffée « être ivre » avec un dictionnaire de 1894 (VIR, Dict. arg. fin-de-s.) /

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