¶ roupillon

  • roupillon
    • Somme, sommeil, sieste, repos ; □ dormir un peu, faire un somme, faire la sieste ; tomber dans le sommeil ; > (par ext.) évanouissement, perte de conscience, etc.
    • fréquence : 039
    • id : 7997

roupillon & □ piquer un roupillon ; piquer son roupillon ; pincer un roupillon ; pousser un roupillon ; tomber dans un roupillon n.m.

Définition

Somme, sommeil, sieste, repos ; □ dormir un peu, faire un somme, faire la sieste ; tomber dans le sommeil ; > (par ext.) évanouissement, perte de conscience, etc.

fréquence : 039
registre ancien : 7 registre moderne : 6

synonyme : sommeil, sieste, dormir, se coucher famille : roupil- (dormir)

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1881.

1890 1894 1910 1914 1915 1915 1915 1917 1917 1917 1918 1918 1920 1921 1925 1927 1946 1949 1951 1953 1953 1953 1955 1957 1960 1960 1961 1963 1964 1972 1973 1981 1981 1982 1982 1988 1998 2002 2007

Citations

  • 1925 huit heures de flème, huit heures de roupillon et huit heures de bombe source : 1925. Mon curé chez les pauvres
  • 1961 je m'étends sur mon bât-flanc et fourre ma tête sous la couverture pour « piquer un roupillon » de quatre heures, selon l'expression consacrée source : 1961. Orages d'acier - Journal de guerre
  • 1890 J'essaye de piquer un roupillon. Je commence à m'endormir source : 1890. Biribi
  • 1972 Il dort drôlement, votre gosse, dites-donc, mince ! Quel roupillon ! Haha ! source : 1972. Folle à tuer - Ô dingos, ô châteaux !
  • 1973 je peux vous assurer que le prisonnier français en profiterait pour s'allonger et piquer un petit roupillon source : 1973. Le petit paradis
  • 1915 Nous nous sommes étendus sur l'herbe et nous nous mettons à pincer un roupillon délicieux source : 1915. Les poilus de la 9e
  • 1998 Une heure ou deux de « bulle », ou plus, pendant une opération, c'était toujours autant de repos de gagné pour tout le monde. Sauf pour les radios, qui n'avaient pas le droit de « piquer un roupillon », puisqu'ils devaient rester en alerte. source : 1998. Section Bordel

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Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

ROUPILLON, subst. masc. Pop., fam. Petit somme. Faire, piquer un roupillon. Fallait la voir après ces séances de roupillon, toute gonflée encore et sous sa peau rose les organes qui n'en finissaient pas de s'extasier (CÉLINE, Voyage, 1932, p. 585). REM. Roupillonner, roupionner, verbe intrans., pop., fam. Synon. de roupiller. Eux qu'étaient pâlots d'habitude ils tournaient au cramoisi... avant d'aller roupionner, ils se passaient des devis mirifiques, tout des mémoires imaginaires ! (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 342). J'ai réfléchi (...) pendant que tu roupillonnais (ARNOUX, Zulma, 1960, p. 193). Prononc.: []. Étymol. et Hist. 1. 1881 « homme endormi » (GRISON ds Le Figaro, 23 nov., p. 3, col. 5: chatouiller un roupillon, chatouiller, c'est fouiller, parce que souvent on fait ainsi tressaillir l'homme qui dort, qui roupille); 2. 1894 « petit somme » (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s.), 1916 piquer un roupillon (BARBUSSE, Feu, p. 238). Dér. de roupiller*; suff. -on1*. Bbg. SCHMIDT 1914, § 89. (tlfi:roupillon)

  • De roupiller. (GR)
  • Dér. de roupiller ; suff. -on. (TLFi)
  • Argot parisien courant d'avant-guerre. (Dauzat1918voc)
  • 1881 (GR) / 1881 « homme endormi » (GRISON ds Le Figaro, 23 nov., p. 3, col. 5: chatouiller un roupillon, chatouiller, c'est fouiller, parce que souvent on fait ainsi tressaillir l'homme qui dort, qui roupille) ; 2. 1894 « petit somme » (VIRMAITRE, Dict. arg. fin-de-s.), 1916 piquer un roupillon (BARBUSSE, Feu, p. 238) (TLFi) /

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