Rosalie

Rosalie (tableau rapide)
Rosalie Baïonnette, épée-baïonnette, nom affectueux de la baïonnette
synonyme baïonnette
date 1916
fréquence 26

Rosalie

& la rosalie ; la Rosalie

n.f., nom propre

Définition

Baïonnette, épée-baïonnette, nom affectueux de la baïonnette ALL : Bajonett / ANG : affectionate name for the bayonet

registre ancien : 7

Synonyme : baïonnette Morphologie : nom propre, antonomase Usage : militaire, guerre

15371.jpg: 314x500, 37k (06 juillet 2011 à 18h43) 15371b.jpg: 414x600, 54k (03 août 2016 à 09h37)

Citations
1919 Je voudrais pouvoir embrocher tous les Bochemannes ! –Il te faudrait une Rosalie d'une sacrée grandeur ! source : 1919. La passerelle du Jaulgonne
1917 Connaissez-vous Rosalie / Du Poilu la vraie amie ! / Elle a le teint clair, / Et la santé de fer, / Et elle ne craint pas / Les courants d'air. source : 1917. Le Poilu tel qu'on le parle
1916 –Fritz doit commencer à trouver le temps long. Bon courage, kamarade ! tu en es à la moitié, et demain Rosalie te fera pour l'éternité oublier le tout ! source : 1916. Crapouillots - Feuillets d'un carnet de guerre
1915 on prendra Rosalie par la poignée en n'hésitant pas à l'enlever du canon si elle s'y trouve fixée et très délicatement de façon à ne pas abimer l'émail des dents, on s'en servira comme d'une curette. source : 1915. (tout sauf le lexique)
1915 Un coup de feu donnerait l'éveil tandis que la bonne «Rosalie» est silencieuse et fait toujours du bon travail. source : 1915. Les poilus de la 9e

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Rosalie sur certains points, ailleurs Joséphine (Gauthiot1916) / Noter que ni Rosalie ni aucun des autres synonymes, sauf peut-être fourchette, n'est très usité par les poilus : ils emploient généralement le mot français baïonnette (Dech1918) / mot propagé par le journal. Or le mot est inconnu dans de nombreux secteurs, où l'on insinue même qu'il a été inventé et lancé par Théodore Botrel. Néanmoins l'appellation par un prénom n'est pas exceptionnelle : tels corps envoient à leurs adversaires le bonjour de Joséphine ou celui de Charlotte (entendez le 75) (Dauzat1917MdF) / terme littéraire : création du chansonnier Théorodre Botrel, qui a voulu donner un pendant à l'antique Durandal, et qui a lancé le mot dans une chanson publiée par le Bulletin des Armées le 4 nov. 1914. A fait son chemin car correspond à tendance de tous les LP d'occident (Joyeuse, Durandal ; Oscar le fusil ; Julot le canon de 75 ; Joséphine la baïonnette ; l'argot mil. all. a Laura et Minna le fusil, Bertha et Emma le canon, etc.) (Dauzat1918) /

  • 1916 (Esn1918) /

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