débecter

débecter (tableau rapide)
débecter Déplaire, répugner, réprouver ; dégoûter, écoeurer (physiquement, moralement) ; se dégoûter ; dégoûter (au fig : faire renoncer)
synonyme déplaire, ne pas convenir, dégoûter, écoeurer
date 1892
fréquence 34

débecter

& débecqueter ; débecqueter ; débecter qqun ; ça me débecte ; se débecter

Définition

Déplaire, répugner, réprouver ; dégoûter, écoeurer (physiquement, moralement) ; se dégoûter ; dégoûter (au fig : faire renoncer)

registre moderne : 7

Synonyme : déplaire, ne pas convenir, dégoûter, écoeurer

Citations
1963 Il ne restait en somme qu'une solution. Elle me débectait, mais c'était la plus nette et la plus raisonnable source : 1963. Satan est là
2008 Adam débarque avec ses potes. Salut, qu'il me lance, s'adressant à moi comme si on était dans les meilleurs termes. Je lui réponds, histoire de pas lui mettre la honte devant ses copains, mais cette hypocrisie, ça me débecte. source : 2008. Kiffer sa race
1927 Master Dolibank, vous me débectez ! source : 1927. A la revoyure - Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)
1937 tous ces vices après tout me débèctent source : 1937. Bagatelles pour un massacre
1954 Ô la sale gueule. Je l'ai déjà rencontré deux ou trois fois. Il me débecte. Il se fait appeler Sacchi ou Saqui ou Saki. Il se dit de Calvi : mais je jurerais qu'il fait partie de cette tourbe d'apatrides volontaires, de réprouvés de partout source : 1954. Rue des maléfices - Chronique secrète d'une ville

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

DÉBE(C)QUETER, DÉBECTER, (DÉBEQUETER, DÉBECQUETER)verbe. Argot A. Emploi abs. [Le suj. désigne une pers.] Vomir. Le texte de Geoffroy, (dans un catalogue) c'est de quoi débecqueter, mais quelles illustrations! Et combien! (TOULET, Corresp. avec un ami, 1920, p. 131). B. P. ext., emploi trans. [Le suj. désigne une chose ou une pers.; l'obj. désigne une pers.] Dégoûter, répugner : Les abonnés renâclaient. Ils aimaient pas Auguste Comte. Autant Flammarion leur semblait nettement populaire, autant Auguste les débectait. CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 408. Emploi abs. Ça débecte tant qu'on est jeune (CÉLINE, Mort à crédit, 1936 p. 293). Rem. On rencontre ds la docum. a) Débe(c)quetage, débectage, subst. masc., rare. ) Nausée, vomissement; ) chose répugnante; ) dégoût, répugnance (cf. CARABELLI, [Lang. pop.]). b) Débectance, subst. fém. Mêmes sens (ID., ibid. et BRUANT 1901, p. 147). c) Débe(c)quetant, ante, débectant, ante, adj. [En parlant de choses ou de pers.] Qui inspire le dégoût, la répulsion. Des odeurs débectantes (LE BRETON, Rififi, 1953, p. 189). L'odeur des mangeailles devenait débectante (SIMONIN, Touchez pas au grisbi, 1953, p. 47). Prononc. et Orth. : []. Cf. be(c)queter. Étymol. et Hist. 1883 débecqueter « vomir » (FUSTIER, Suppl. dict. A. Delvau); débectant « ennuyeux, désagréable » (A. LEROY, mistouf's de Télémaque, ibid.); 1892 « dégoûter » (d'apr. ESN.). Dér. de becqueter* arg. au sens de « manger »; préf. dé-*. (TLFi) /

De dé-, et bec, d'après becqueter «manger» (GR) / Argot parisien courant d'avant-guerre (Dauzat1918voc) /

  • 1892 (mais : « vomir » (sens concret), 1883) (GR) /

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