mordu

mordu (tableau rapide)
mordu ■ (sentimental) Amoureux, aimer qqun, être séduit, conquis ; ■ (passion, souvent : sport) passionné, grand amateur, fanatique, obnubilé, être accroché, tenir à qqchose
synonyme aimer, apprécier, être amoureux, fanatique
date 1844
fréquence 33

mordu

& mordu de ; être mordu ; mordu pour ; être mordu jusqu'aux foies ; mordu jusqu'au trognon

n., adj.

Définition

■ (sentimental) Amoureux, aimer qqun, être séduit, conquis ; ■ (passion, souvent : sport) passionné, grand amateur, fanatique, obnubilé, être accroché, tenir à qqchose

registre moderne : 6

Synonyme : aimer, apprécier, être amoureux, fanatique

Citations
1957 Chaque fois qu'il levait, c'était du quès. La soeur était mordue, ne voulait plus décoller source : 1957. Du riffifi chez les femmes
1982 Seuls les mordus se présentaient, prêts à tout faire, à tout accepter pour rouler. source : 1982. La vapeur
1960 Son accueil berceur, c'est celui d'un gigolo mordu recevant une souris pour la première fois dans sa crèche source : 1960. Du mouron pour les petits oiseaux
1953 P'tit Louis, le mordu du foot-ball. source : 1953. Misère du matin
1985 C'est un bon flic, un bon chef, mordu par son boulot et qui doit bosser plus de 60 heures par semaine source : 1985. Un flic de l'intérieur
1954 Je suis fou de la Miss, j'en suis toqué, mordu, assommé source : 1954. Toute ma vie
1904 elle est mordue jusqu'aux foies pour son homme source : 1904. La Maison Philibert
1955 Les mordus du 421, plongés dans leur partie, ne l'auraient interrompue pour rien au monde source : 1955. Fièvre au Marais
2004 Il y avait aussi les « mordus », ceux qui avaient attrapé le virus en débarquant en Algérie, ceux qui avaient compris que « là » ça valait la peine de combattre, de souffrir et de durer. source : 2004. Une guerre au couteau. Algérie 1960-1962, un appelé pied-noir témoigne
1977 sur la trentaine de gars qu'elle compte, une bonne moitié était déjà dans la section quand elle a été formée ; et cette moitié-là se compose de gars qui continuent à vouloir en bouffer comme au premier jour. Des increvables. Des mordus. source : 1977. Faut pas rire avec les barbares

<10 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

A. − Pop. et fam. Amoureux. Depuis ce jour, voilà Burty si bien mordu qu'il ne pense, qu'il ne rêve plus que Satzuma (Goncourt, Journal, 1876, p.1138). Être mordu pour une môme (Sandry-Carr. 1963). Être très amoureux. B. − Fam. Personne qui manifeste un goût prononcé, une passion pour quelque chose. Les navrantes conditions atmosphériques de ces jours derniers (...) n'empêchèrent pas les « mordus » d'affluer, hier matin dans les bois de Clamart pour le cross cyclopédestre (Écho Sports, 10 févr. 1941). C'étaient des flambeurs, des mordus. Ils ne lèveraient pas l'ancre avant d'avoir paumé ou affuré quelques centaines de sacs (Le Breton, Rififi, 1953, p.13). Il n'avait d'autre passion (...) que le sport (...). Un mordu, un fana ; mais théorique et dans l'abstraction (Arnoux, Solde, 1958, p.42). Prononc. et Orth.: [mɔ ʀdy]. b) 1934 les mordus du cross (L'Auto, 12, 3 ds Grubb, Sports, p.51); 2. adj. c) 1876 «amoureux» (Goncourt, loc. cit.) (tlfi:mordu) /

  • mordu adj. non conv. ÉROT. "amoureux" - TLF, 1876, Goncourt ; E, PR[72], 1887 ; FEW (6/III, 127b), 1946.
    • 1844 - «Je suis mordu !» Labiche, Deux papas très-bien, I, xiv - P.S. (bhvf:mordu) /
  • 1844 : amoureux ; 1927 n. sport (GR) / 1876, amoureux ; 1934, sport (TLFi) / 1844, amoureux (bhvf) /

Enrichir la notice. Si vous connaissez une source ancienne, une première attestation méconnue, ou si vous pouvez compléter l'étymologie ou corriger une erreur, cette notice a besoin de votre aide. Formulaire de commentaire (s'ouvre dans une nouvelle page).