Définition de : épate

épate (tableau rapide)
épate Faire des embarras, des manières, poser, faire le beau, passer pour ce qu'on n'est pas ; faire l'intéressant, être prétentieux ; action d'épater, de produire de l'étonnement chez les gens, fanfaronnade ; caractère remarquable de qqchose
synonyme étonner, ébahir ; étonné, ébahi, manières, affectation, faire des façons, prétentieux, faire le prétentieux, fier
date 1846
fréquence 025
id 8325

épate

& épat ; faire de l'épate ; faire des épates ; faire ses épates ; faire son épate ; faire l'épate

n.f.

Définition

Faire des embarras, des manières, poser, faire le beau, passer pour ce qu'on n'est pas ; faire l'intéressant, être prétentieux ; action d'épater, de produire de l'étonnement chez les gens, fanfaronnade ; caractère remarquable de qqchose

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : étonner, ébahir ; étonné, ébahi, manières, affectation, faire des façons, prétentieux, faire le prétentieux, fier

8325_louys_je_fais_pas_mes_epates.jpg: 440x600, 85k (08 septembre 2019 à 20h06)

Citations
1897 LE CHEVALIER, multipliant les moulinets d'épée et les appels de pied. –Fûssiez-vous trois ! Paraissez ! Castillans, Maures et Navarrois ! LE FINANCIER. –Ce sont des fous ! BIBI, que tout cela commence à énerver. –Ce gonsier-là fait trop d'épates ! J'y vas moucher le blaire et retourner les pattes ! (Il agite ses poings redoutablement.) LA MÔME. –Vas-y ! Bibi ! source : 1897. Hors les lois / edit
1933 Ce n'est même pas le goût de l'aventure. C'est le goût de l'épate. Écoutez-les en cour d'assises. Rappelez-vous les mots prononcés devant la guillotine et si obligeamment répétés par toute la presse. Ce sont des cabots. source : 1933. Les bars des mauvais garçons / edit
1885 Le soir on fait ses épates source : 1885. Belleville-Ménilmontant / edit
xxxx D'autres parce qu'ils vont à l'étranger / Ils font des épates, des manières / Je sais bien ce que c'est que voyager / Je suis allé à Roche-la-Molière source : Le vieux voyou, dans Cahier manuscrit de chansons / edit
1870 il n'est pas crâneur […] mais l'épate du fils de Dieu lui fait de l'effet source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être / edit
1915 elle n'était pas sans appréhension, se qualifiant de « sauvage » et se défendant mal d'une répulsion instinctive contre « les collègues des demi-villes » trop portées à faire des manières et de l'épate. source : 1915. Journal d'un poilu. août 1914-décembre 1915 / edit
1888 avec ce besoin d'épate particulier à l'enfant, et, par conséquent, au soldat source : 1888. Le train de 8 h. 47 / edit
1861 Le sous-officier du 13e hussards a deux grands défauts : il se coiffe trop sur l'oreille et n'est pas assez ennemi de la pose et de l'épat. source : 1861. Le 13e hussards. Types, profils, esquisses et croquis militaires... à pied et à cheval / edit
1911 Et quand on est graissé, mon fiston, on peut faire ses épates, en bidard, dans des endroits où le bon Dieu serait fiérot de dire la messe… source : 1911. Le journal à Nénesse / edit

<9 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

ÉPATE, subst. fém. Pop. Attitude ostentatoire dont le but est de provoquer l'étonnement admiratif d'autrui. Faire de l'épate. Tout de suite, avec ce besoin d'épate particulier à l'enfant, et, par conséquent, au soldat, il commença de les éblouir (Courteline, Train 8 h. 47,1888, 2epart., 4, p. 134) : Un magnifique tapis descendait les degrés du haut perron et, sur chacun, un homme en livrée restait roide comme une statue. Du Roy murmura : « En voilà de l'épate ». Maupassant, Bel-Ami, 1885, p. 331. − Sans épate. Simplement, sans faire de manières. C'étaient des parties gentilles, une friture à Saint-Ouen ou un lapin à Vincennes, mangés sans épate, sous le bosquet d'un traiteur (Zola, Assommoir, 1877, p. 476). À l'épate. En essayant de produire un grand effet. Et elle rageait, elle si simple et si peu « à l'épate », d'être mêlée aux petites manœuvres qui ridiculisaient sa mère (Gyp, Mar. Chiffon, 1894, p. 204). Un virage trop court au ras du trottoir en face (à l'épate, en pleine nuit !) (Abellio, Pacifiques, 1946, p. 11). Prononc. : [epat]. Étymol. et Hist. 1846 (Féval, Fils diable, VI, 133 ds Fr. mod. t. 14, p. 58). Déverbal de épater*. Fréq. abs. littér. : 9. Bbg. Darm. 1877, p. 51. − Quem. 2es. t. 1 1970. − Sain. Lang. par. 1920, p. 102. (tlfi:épate)

  • couper les pattes, comme « amputer » (AYN)
  • 1846, Féval (TLFi)

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  • 178801 Ce n'est même pas le goût de l'aventure. C'est le goût de l'épate. Écoutez-les en cour d'assises. Rappelez-vous les mots prononcés devant la guillotine et si obligeamment
  • 178800 –Il a pris ses vingts ans de travaux, celui-là, murmura-t-il. Ça devait lui arriver. Je l'ai bien connu.
  • 1787799
  • 178799 L'une [des deux pièces] tendue de draperies multicolores, bondées de coussins, de brûle-parfums et de lampe bedonnantes coiffées d'immenses abat-jour, semblait meublée av
  • 31510 Tout fiers de tenir l'« Al Capone français », ces Messieurs de la police suisse cherchèrent à me mettre sur les reins tous les laissés-pour-compte des vols et crimes comm
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