soiffard

soiffard (tableau rapide)
soiffard Qui aime boire, qui boit trop, qui a toujours soif, ivrogne, gros buveur, buveur d'habitude, intempérant
synonyme ivrogne, alcoolique, buveur
date 1842
fréquence 26

soiffard

& soiffarde (fém.)

n.

Définition

Qui aime boire, qui boit trop, qui a toujours soif, ivrogne, gros buveur, buveur d'habitude, intempérant ALL : Säufer / ANG : a tippler

registre ancien : 7 registre moderne : 6

Synonyme : ivrogne, alcoolique, buveur Morphologie : -ard Usage : alcool, ivrognerie, boire

8126_que_tu_ne_deviennes_un_soiffard.jpg: 667x1052, 345k (24 mars 2018 à 20h57)

Citations
1969 Je veux bien être un soiffard, mais qu'on me prenne pour un type qui boit en juif, ça ne marche plus ! source : 1969. Perdus dans le djebel
1886 notre homme, au contraire, avec sa large figure couperosée, son nez bourgeonné, duquel, par tous les pores, s'exhalait une odeur de vieux vin et d'alcool, personnifiait le soiffard, l'homme qui met ses économies en bouteille source : 1886. Paris oublié
1892 De la fortune à moi, Soiffard Ier, roi des Goulots ? Putt… source : 1892. Le chiffonnier de Paris - Grand roman dramatique
1964 Monsieur Thomson s'adonnait au Pernicard ; il appartenait au clan des soiffards, des mauvais maris source : 1964. Les rues de Levallois
1857 Généralement, le soiffard est un homme des litres. source : 1857. Dictionnaire de la langue bleue ou glossaire franco-parisien, à l'usage des touristes peu familiarisés avec les beautés de l'idiome capitalesque, dans Paris à vol de canard - Impressions de voyage dans les 13 arrondissements de la capitale
1870 Le sénat de la mécanique […] a été longtemps tenu par le père Michel, soiffard de forte taille, estomac à trois cuvées, sac à vin de premier ordre source : 1870. Le sublime ou le travailleur comme il est en 1870, et ce qu'il peut être

<6 citation(s)>

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

SOIFFARD, -ARDE, SOIFFEUR, -EUSE, adj. et subst. Fam. (Personne) qui a toujours soif, qui boit trop. Synon. alcoolique, buveur, ivrogne, pochard (pop.), poivrot (pop.), soûlard (pop.). La mère Vergognat (...) indolente et soiffarde, (...) aggravait la pitoyable qualité des comestibles par sa façon déréglée de les cuire (Huysmans, Oblat, t. 1, 1903, p. 24). Il était assez gras, des saloperies dans le fond du teint, et avec ça soiffeur comme pas un. Il habitait autant le café des Arts que sa maison (Aragon, Beaux quart., 1936, p. 33). Prononc.: [swafa:ʀ], fém. [-aʀd]; [-œ:ʀ], fém. [-ø:z]. Var. soifard ds Rob. 1985. Étymol. et Hist. 1830 soiffeur ([L'Héritier], Suppl. aux Mém. Vidocq, t. 1, p. 187); 1842 soiffard (Flaub., Corresp., p. 9). Dér. de soif*; suff. -eur2*, -ard*. Bbg. Glaser (K.). Le Sens péj. du suff. -ard en fr. Rom. Forsch. 1910, t. 27, p. 963. − Quem. DDL t. 2, 6. (tlfi:soiffard) /

  • soiffard n.m. non conv. US. ALIM. - TLF, 1842, Flaubert (adj. ou n. ?) ; FEW, 1859 ; ND2, PR[67] (soifard), BW5, 1844, ø préc.
    • 1843 - «Lui, le fils de mon fils et ces petits soiffards, / Fils du dit, sont ergo[...] mes arrière-moutards.» Dupeuty et Langlé, Les Buses graves, I, viii - P.W.
  • soiffeur - TLF, 1830, L'Héritier ; GR[85], 1839 ; FEW, GLLF, 1842.
    • 1837 - «Le caporal. - C'est un fameux numéro que ce farceur-là !... J'en ai vu des soiffeurs... j'en ai bousculé, j'en ai bu avec, mais jamais de ce numéro-là... Oh ! Dieu ! est-il permis !» Le Cabinet de lecture, n° 250, 10 sept., 13 - P.E.
  • soifard - ø t. lex. réf. ; absent TLF.
    • 1841 - «[...] les soifards de France, d'Angleterre et d'Algérie [...]» Almanach comique [...] pour 1842, 34 (Warée) - P.E. (bhvf:soiffard) /

De soif, et suff. péj. -ard (GR) /

  • 1843 (mais : soiffeur, 1839 ; soiffeuse, 1843) (GR) / 1842, Flaubert (TLFi) /

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