¶ eustache

  • eustache
    • Couteau ; couteau repliable à cran d'arrêt ou virole ; petit couteau grossier dit aussi jambette, (ciseaux) ; □ coup de couteau
    • fréquence : 032
    • id : 2998

eustache & Eustache ; ustache ; □ coup d'eustache n.m.

Définition

Couteau ; couteau repliable à cran d'arrêt ou virole ; petit couteau grossier dit aussi jambette, (ciseaux) ; □ coup de couteau

ALL : Messer / ANG : a slaying knife
fréquence : 032
registre ancien : 6

synonyme : couteau, poignard

Chronologie

La plus ancienne attestation connue est : 1772.

1835 1863 1876 1876 1883 1886 1889 1894 1898 1900 1901 1901 1903 1904 1907 1911 1915 1915 1916 1917 1917 1920 1929 1933 1935 1951 1957 1957 1960 1981 1981 2012

Citations

<5 citation(s)>

Sources utilisées

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

EUSTACHE, subst. masc. Vieilli. Couteau à lame unique, mobile et généralement muni d'une virole. Pointe d'un eustache. Le mendiant avait sur lui un eustache de trois sous, lame de fer, manche de bois noirci ([L'Héritier],Suppl. Mém. Vidocq, t. 1,1830,p. xxxviii). Il [Gamelin] (...) tira son couteau de sa poche, un eustache à manche de corne (France, Dieux ont soif, 1912, p. 83). − P. ext. Couteau à lame unique et à cran d'arrêt ; couteau de poche à plusieurs lames. C'était un véritable eustache, lame épaisse et longue, cran d'arrêt, manche de corne noire (Sartre, Âge de raison, 1945, p. 147). Plus tard on nous munit d'un long couteau à cran d'arrêt, l'eustache des assassins (Cendrars, Main coupée, 1946, p. 147) : Jacquot se donne une contenance en sortant de sa poche un gros couteau (...) avec des vilebrequins, des scies, des harpons. Il délivre une grande lame (...). D'un geste décidé, il lance son eustache contre un arbre. Queneau, Loin Rueil, 1944, p. 49. Prononc. et Orth. : [østaʃ]. Ds Ac. 1835-1932. Étymol. et Hist. [1782 (texte s. réf. ds Lar. 19e: un couteau connu sous le nom d'Eustache Dubois)] ; 1783 (Encyclop. méthod. Mécan., s.v. coutelier, t. 2, p. 38a : Parmi les couteaux qui se ferment (...) Eustache du Bois, d'un ancien et habile ouvrier de Saint-Étienne en Forez). Cf. ds Havard t. 2, p. 583, fig. 440 la reproduction d'un couteau se trouvant dans la coll. Sauvageot (no690) au musée du Louvre, et portant écrit sur le manche le nom d'Eustache Dubois. Fréq. abs. littér. : 37. Bbg. Chautard (É). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 592. − Sain. Arg. 1972 [1907], p. 116. − Sain. Lang. par. 1920, p. 119. (tlfi:eustache)

  • eustache n.m. Anthroponyme sur Eustache [nom d'un coutelier à St-Etienne au 18e s.] non conv. COUTELL. "couteau" - FEW (3, 250b), R, BW6, Lex.[75], PR[77], 1782 ; E, GLLF (rég.), DFNC (rég.), 1785 ; DG, 1789, Encycl. méth. ; TLF, cit. Mém. Vidocq, 1830 ; L, ø d. eustache Dubois - FEW, TLF, 1782 ; Ls, DG, GLLF, ND4, ø d.
    • 1772 - «EKINKOPH. [...] A défaut de poignard j'emploirai mon couteau. (Elle tire de sa poche un Eustache Dubois, ou un couteau à ôter la poudre.)» Théis, Le Tripot comique, 103 (Cailleau) - P.E.
  • Corr.ND4 (eustache ; 1779, Dorvigny)
    • 1779 - «SUZON. Pardine ! si m'en souvient ! témoin, que j'y ai t'oublié mon petit couteau que vous m'aviez donné, où ce que j'en ai t'eu ben du chagrin, allez. JANOT. Comment ? St ustache Dubois que je vous avois fait présent ? Ah ben ! voyez, c'est comme un sort !» Dorvigny, Janot, ou Les Battus payent l'amende, 14 (s.l.n.d.) - P.E. (bhvf)
  • Eustache, d'après Eustache Dubois, coutelier de Saint-Etienne (SAINXIX)
  • From the name of its maker
  • Périmé depuis longtemps (LB, Riff. chez les femmes)
  • L'eustache est un couteau à lame mobile, aussi peu propre à l'attaque qu'à la défense mais qui coupe la mie de pain et le fromage, parfois la pelure des pommes pour les meilleurs. de temps immémorial on en fabrique à Saint-Claude (d'où leur appellation de couteaux de Saint-Claude), à Thiers et ailleurs, part. à Saint-Germain-du-Crioult. Pour l'origine du nom : on dit que cela vient de son inventeur mais Nisard ne connaît personne de ce nom : probablement pas de filiation avec saint Eustache. Pour la forme, parfaire ressemblance entre le manche et un poteau, pieu pour tenir les tentes militaires, or on appelait ce pieu estache, ils étaient ornés comme les manches sont aussi enjolivés : ces estaches pourraient être les parrains des couteaux. Dans une note de bdp, Nisard convient d'être trompé : dans le Manuel du Coutelier, chez Roret on peut lire que ces couteaux sont connus dans une partie de la France sous le nom d'Eustache Dubois du nom d'un coutelier de Saint-Etienne. D'après ces renseignements c'est possible mais pas de preuve : c'est ce qu'on dit. Plus loin, Nisard, qui a pris connaissance d'un article de la Revue de Saint-Etienne sur l'eustache revient sur ses hypothèses et pose que l'un des fabricants désignés dans cet article se prénommait Eustache (Peyret) et qu'il vécut, dit-on, vers le milieu du XVIIIe, qu'il a eu des descendants, dont un Eustache Peyret-Dubois qui fit des couteaux comme son aïeul et qu'on dit que c'est ce dernier qui a donné son nom aux couteaux (NISparis)
  • De Eustache Dubois, coutelier à Saint-Étienne au XVIIIe (GR)
  • 1772, Enckell (bhvf)

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