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définition : maquillage

maquillage
■ (objet volé) Régularisation apparente d'un objet volé, transformation d'un objet volé (d'une voiture par ex.) ; ■ (transformation) transformation, truquage ; ■ (santé) simulation de maladie (ou fait de se rendre volontairement malade) (notamment en prison, au bagne) ; occultation d'une maladie, d'un mal (MST, pour prostituée) ; □ faux en écriture, acte de faussaire

maquillage & □ maquillage en écriture #nom masc.

■ (objet volé) Régularisation apparente d'un objet volé, transformation d'un objet volé (d'une voiture par ex.) ; ■ (transformation) transformation, truquage ; ■ (santé) simulation de maladie (ou fait de se rendre volontairement malade) (notamment en prison, au bagne) ; occultation d'une maladie, d'un mal (MST, pour prostituée) ; □ faux en écriture, acte de faussaire

↓ fréquence : 016 | registre ancien : 8 | registre moderne : 6

Citations
  • 1932 Elle avait été englobée dans de très louches affaires de faux papiers, de maquillage d'écritures sur des reconnaissances du Mont-de-Piété source : 1932. Le pourrissoir
  • 1955 un pote qui tenait un garage Et se défendait comme un lion, dans la fourgue et le maquillage des tires chouravées. source : 1955. Mollo sur la joncaille
  • 1884 Mais il y a une autre espèce de maquillage que le public ignore complètement et qui est pratiqué dans toutes les maisons de tolérance : c'est le maquillage des maladies vénériennes. […] Indépendamment de la visite officielle, il y a, dans chaque lupanar, la visite officieuse, visite préliminaire. Une ou deux heures avant l'arrivée du médecin envoyé par l'administration, un étudiant en médecine, appartenant à la bohème de la Faculté, – quelquefois c'est une sage-femme, – se présente, muni d'un spéculum et fait une première inspection. S'il trouve une fille malade, il la maquille. Un chancre se recouvre d'un minuscule fragment de baudruche adroitement collé avec de la gomme et coloré de carmin. Les ulcérations sont masquées par une simulation de menstrues ; la fille malade est barbouillée de sang, pour faire croire au médecin qui viendra ensuite qu'elle a ses règles, cas dans lequel l'examen est forcément incomplet, vu les difficultés qu'il présente. Aux filles qui ont des plaques muqueuses ou des ulcérations buccales ou pharyngiennes, on donne à manger quelques pastilles d'une espèce particulière, préparées avec du chocolat. De cette façon, les altérations les plus caractéristiques sont momentanément dissimulées, et le médecin officiel n'y voit que du feu. source : 1884. La prostitution contemporaine
  • 1899 On n'a pas les oreilles rebattues des mêmes conversations dont le sujet invariablement revient aux « maquillages ». L'un prône les cheveux passés en séton sous la peau des jambes, l'autre les piqûres de palmier, un autre pour provoquer l'oedème ne trouve rien de mieux que de s'écorcher et d'enduire la blessure d'une mixture hétéroclite de tartre de dent, de poussière et de râclure de mur, un autre vante les effets de la cantharide. source : 1899. Sous la casaque
  • 1899 J'ai déjà essayé plusieurs fois. Je me suis fait une infusion de feuilles de lauriers-roses, c'était bigrement amer, même, eh bien cela n'a pas pris, pas même un décime de fièvre ; une autre fois je me suis enfoncé dans le gras du pouce une pointe de feuille d'aloès, la pointe a disparu sans que rien ne vienne ; j'ai entretenu plus de quinze jours une écorchure à la jambe espérant la voir mal tourner, rien. […] Les maquillages avec les sétons de cheveux, le garou ou le sainbois, je ne m'y fie pas. À Gabès j'ai connu un type qui y a laissé sa peau. –C'est rudement embêtant ; y a bien aussi l'absinthe et le lait, le cigare trempé dans l'huile, mais ça ne produit quelque chose que momentanément… source : 1899. Sous la casaque
  • 1953 –Tu as l'intention de te suicider ? –Je ne suis tout de même pas fou, mon vieux, non ; mais, ceci dit entre nous, je serai dans un tel état qu'ils seront obligés de m'hospitaliser à l'infirmerie centrale et de me gracier par la suite… D'ailleurs regarde-moi et dis si ma maigreur ne te fait pas peur ? –En effet, ce fut ma première impression en te voyant. Mais alors c'est du maquillage que tu pratiques ? Et tu crois qu'ils se gêneront pour te flinguer ! source : 1953. Quartier des fauves
  • 1948 Une sombre affaire de « maquillage » fait grand bruit dans la Centrale. À l'aide d'une seringue chapardée à l'Infirmerie, trois détenus se sont injectés dans le bras quelques centimètres cubes d'un affreux pétrole dérobé à l'atelier. D'énormes abcès se sont formés. On se demande par quelle aberration ces fous, – dont deux sont dans un état grave, – ont choisi un si dangereux maquillage pour forcer les portes de l'Infirmerie, alors que tant de moyens inoffensifs s'offrent au tireur-au-flanc, fut-il néophyte. Je me souviens qu'un escroc, qui me voulait du bien, m'enseigna l'art de se donner une belle dyphtérie avec quelques pointes de feu adroitement réparties dans la gorge. Un autre me confia que rien n'était plus aisé que de se fabriquer un honnête chancre avec une brûlure de cigarette saupoudrée de bi-chromate de potasse. […] Tout bagnard digne de ce nom a une fièvre de cheval au fond de son sac à malices. source : 1948. Je sors du bagne
  • 1949 La pratique de ces « maquillages » n'allait pas sans risque : il va sans dire que si un détenu était pris à se livrer à ces manoeuvres, il se retrouvait rapidement au cachot. Un autre inconvénient résidait dans le traitement à subir : ne fallait-il pas pour avoir une simple « jaunisse » (maladie trop bénigne pour envisager une libération, mais qui valait un séjour à l'infirmerie), avaler un grand verre d'urine dans laquelle une carotte avait macéré pendant vingt-quatre heures ! Enfin et surtout, ces pratiques étaient extrêmement dangereuses : pour provoquer un abcès à la jambe, il fallait laisser un fil à coudre macérer dans une matière organique quelconque, durant plusieurs heures, passer ce fil sous la peau, où il devait rester deux jours. Le résultat ne se faisait pas attendre : une infection généralisée. Parfois, malheureusement, il devenait nécessaire d'amputer le patient, la gangrène ayant attaqué le membre où le fil avait séjourné. Un détenu qui ne pouvait supporter le régime des « prisons centrales » perdit un oeil, ayant contracté volontairement une grave affection de la vue par l'introduction journalière d'une graine d'huile de lin dans l'un de ses yeux. […] Toutes ces pratiques m'ont été enseignées par l'un de mes plus fidèles amis durant ces années de malheur : « Jo la Quille » un bandit que l'on disait « dangereux », mais qui me fit toujours profiter des fruits de sa longue expérience. source : 1949. Les révélations d'un inspecteur des Brigades spéciales anticommunistes
  • 1909 L'illusion de celui-ci sur l'authenticité du chef-d'oeuvre sera complète, grâce à un de ces artistiques maquillages auxquels on excelle dans certaines arrière-boutiques, où le vieillissement des toiles fraîches n'est plus qu'un jeu d'enfant source : 1909. Les bandes noires - Étude sur l'exploitation des vendeurs, producteurs, négociants, etc. (Les Plaies Sociales)
  • 1909 c'est de « marchands » et non de brocanteurs, le mot étant trop peu noble, que se traitent les chevaliers du bric-à-brac et du maquillage source : 1909. Les bandes noires - Étude sur l'exploitation des vendeurs, producteurs, négociants, etc. (Les Plaies Sociales)
  • 1929 et s'emploiera à les liquider après maquillage source : 1929. Je suis un geux
  • 1930 Le maquillage de la lèpre est autrement plus difficile. Il faut d'abord avoir séjourné dans les camps forestiers où il y a des lépreux […]. Le maquilleur est censé avoir eu des rapports intimes avec une lépreuse. source : 1930. La vie des forçats
  • 1930 Que sa peau frissonne aux piqûres répétées du major et ses immenses efforts seront perdus. Car, soupçonné de maquillage, il sera enfermé en cellule, gardé à vue, les taches disparaîtront et aussi l'insensibilité source : 1930. La vie des forçats
  • 1930 Il y a le maquillage des yeux. On met sous la paupière une graine de panacoco, ou une graine de ricin, ou encore du sulfate de cuivre. Quelques-uns ont ainsi perdu un oeil. source : 1930. La vie des forçats

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Chronologie et sources

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

1884 1899 1909 1929 1930 1932 1934 1948 1949 1953 1955 1955 1960 1969 1998 2012

Compléments