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pilon (définition)

pilon
■ Mendiant ; ■ type de petit industriel qui fait métier de mendier du pain chez les boulangers (pour le revendre) ; ■ mendiant (avec jambe de bois) ; type de mendiant qui profite d'une infirmité pour profiter de l'hôpital et de la maison de convalescence ; ■ qui demande de l'argent, qui emprunte ; (> terme de mépris général)

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pilon & (pillon) ; être pilon (1887) #nom masc.

■ Mendiant ; ■ type de petit industriel qui fait métier de mendier du pain chez les boulangers (pour le revendre) ; ■ mendiant (avec jambe de bois) ; type de mendiant qui profite d'une infirmité pour profiter de l'hôpital et de la maison de convalescence ; ■ qui demande de l'argent, qui emprunte ; (> terme de mépris général)

↓ fréquence : 015 | registre ancien : 8

30834_pilon_bruant_steinlen.jpg: 1024x1102, 249k (2020-03-26 01:15)
Citations
  • 1900 cette voie fourmillait de chiffonniers, de repris de justice et de mendiants, qu'en argot on appelle des pilons. source : 1900. Mémoires de Rossignol
  • 1900 c'est le Château-Rouge. Là aussi, les pilons se réunissent surtout pour la parade et recherchent les visiteurs, au lieu de les fuir. C'est l'exploitation à poche ouverte – moins immorale, après tout, et moins dangereuse que l'autre. source : 1900. Mémoires de Rossignol
  • 1900 Les pilons font métier de mendier du pain chez les boulangers – pour le revendre ensuite. source : 1900. Mémoires de Rossignol
  • 1914 Sais-tu seulement ce que c'est qu'un pilon ?… Un pilon, c'est moi, c'est-à-dire : un zig à la coule qui va de l'housteau à la maison de convalescence, pour retrouver l'housteau encore, quand il a pris l'air de Vincennes ! –T'es qu'une vermine, alors, à voler la place qu'il faudrait à un plus malade que toi… –Et ta soeur, dis ?… J'ai une maladie pour la science… ça vaut peut-être qu'on s'occupe de ma peau ! source : 1914. Le “pilon”, dans Racaille et parias
  • 1914 Chacun ressentait davantage sa maladie dont il pourrait mourir, quand le « pilon » vivait de la sienne. source : 1914. Le “pilon”, dans Racaille et parias
  • 1887 Il s'appelait… la « Négresse-des-Boulevards ». Eh oui, la Négresse-des-Boulevards n'était qu'un « pilon » de l'Hôtel-des-Ventes, c'est-à-dire un de ces portefaix marrons qui obstruent la sortie de la rue Rossini, guettant les acheteurs pour leur demander s'ils n'ont rien à faire porter en ville. Ces pilons n'ont pas le droit de pénétrer à l'intérieur de l'Hôtel, intérieur qui appartient aux portefaix officiels, patentés, à plaque et à tarifs, de gros messieurs auprès de ces bohèmes. Pour ne pas offrir de garanties estampillées, les pilons vous porteront tout aussi fidèlement (et à meilleur marché), vos emplettes à domicile ! Ils dorment où ils peuvent, dans des chambrées, ou sous les ponts, ou sur des bancs, pendant le jour, dans les squares. Ils ramassent aussi des bouts de cigares, vendent des contremarques, ouvrent les portières, crient des journaux. Leur langage habituel est l'argot et ils ont tous un nom de guerre afin de dépister les « vaches ». source : 1887. Émile Kapp [nécrologie] (Le cri du peuple)
  • 1904 Dieu qu't'es pilon, Marseillais ! T'es jamais content de c'qu'on t'donne source : 1904. La Maison Philibert
  • 1955 j'entendis le tatoué ronchonner : –Encore un pilon. –Sont tous les mêmes, articula le patron source : 1955. Les rats de Montsouris
  • 1929 le clochard y répond par une combine personnelle. Il devient un vieux pilon source : 1929. Je suis un geux

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Chronologie et sources

La plus ancienne attestation connue est : 1887. Amis visiteurs, si vous connaissez une date plus ancienne, vous êtes invités à la partager en discussion avec indication de la source exacte. Merci.

1887 1889 1900 1901 1904 1914 1915 1929 1949 1953 1955 1960 1975 1981 2012

Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments