Définition de : faramineux

faramineux& pharamineux ; pharamineux ! adj.

Définition

Étonnant ! ; incroyable, extraordinaire, admirable ; grand, anormalement important, énorme

ALL : aussergewöhnlich
registre moderne : 4

synonyme : étonnant, surprenant, extraordinaire, remarquable

Chronologie

1886 1900 1901 1909 1911 1911 1911 1912 1917 1927 1937 1953 1969 1976 1978 2003 2007

Citations

1976 J'ai découvert comment communiquent l'anus et le vagin. C'est faramineux. J'ai l'impression d'avoir un anus collé au vagin, une espèce de liaison nerveuse. Ce qui me fait le plus jouir en ce moment, c'est une langue autour de l'anus, c'est fantastique. source : 1976. Dire nos sexualités
1927 qu'vous en dites de celle-là ? –Épastrouillant ! […] –Pharamineux ! source : 1927. Nouvelles aventures des Pieds Nickelés, dans Les Pieds-Nickelés en Amérique (1921-1927)
1886 étaler un luxe de linge inouï dans un pharamineux cavalier seul source : 1886. Paris oublié
1937 Voici le pharamineux dada, le grand destrier de toute la race youtre ! source : 1937. Bagatelles pour un massacre
1937 La plus suprêmifique illusion du plus pharamineux Têtard qu'on aura jamais fourgué pour la surfusion des pyrites dans la prochaine Bacchanale ! source : 1937. Bagatelles pour un massacre
1978 payer leur loyer faramineux. source : 1978. Les garçons de passe - Enquête sur la prostitution masculine
1909 les plus échevelés, capables même de rivaliser avec les audacieuses contorsions de la Môme-Fromage et de Valentin-le-Désossé source : 1909. Ribouldingue se marie, dans La bande des Pieds Nickelés (1908-1912)

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

FARAMINEUX, EUSE, PHARAMINEUX, EUSE, adj. A. Fam. [En parlant d'une réalité concr.] Qui semble tenir du prodige. Synon. extraordinaire, fabuleux, fantastique (fam.), prodigieux. Agrafé presque aussitôt par une serre si puissante qu'il ne put aucunement comprendre à quel pharamineux autour elle appartenait (CLADEL, Ompdrailles, 1879, p. 43). Quelque pharamineux butin! ... (...) tous les trésors de Golconde! Galères! Frégates! Caravelles! Bisquines! pleines à craquer de rubis et Koh-I-Nors! De doublons « triples effigies » (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 515). B. P. ext., péj. [En parlant d'un inanimé abstr.] Qui est excessif. Prix faramineux. Synon. exagéré, exorbitant, outrancier. Des fades compliments en mots pharamineux (BARBIER, Satires, 1865, p. 68). Tout de même, c'est un peu « pharamineux » que la cervelle du docteur ait pu accepter un moment l'idée que la nièce de l'Empereur faisait dire une messe pour son amant dans le tombeau de l'Empereur (GONCOURT, Journal, 1893, p. 405). Le nombre faramineux de milliards ainsi dépensés en soins pharmaceutiques et médicaux, et en indemnités journalières remboursées (R. SCHWARTZ, Nouv. remèdes et mal. act., 1965, p. 132). Rem. La docum. atteste a) Le syntagme (bête) faramine, région. (Ouest et Centre). Animal fabuleux et féroce. La bête faramine, monstre certainement très horrifique, mais dont la forme et l'activité sont laissées au caprice de l'imagination (AYMÉ, Vouivre, 1943, p. 10). b) Le dér. pharamineusement, adv. rare. D'une manière pharamineuse. Quelque chose de « pharamineusement » paradoxal et d'éminemment drolatique (GONCOURT, Journal, 1885, p. 411). Prononc. et Orth. : [faraminø], fém. [-ø:z]. Certains dict. indiquent l'anc. graph. pharamineux en soulignant que l'étymol. ne la justifie nullement (cf. ROB. [qui rappelle que E. Rostand l'emploie dans Cyrano de Bergerac I, 4], FRANCE 1907, HANSE 1949, THOMAS 1956, COLIN 1971, DUPRÉ 1972). Étymol. et Hist. Av. 1521 faramineux « ? » (Très. anc. Cout. de Bret. ap. MICHEL SAUVAGEOT. Cout. de Bret., t. II ds GDF.); 1834-35 pharamineux « étonnant » (DECOURCHAMP, Souv. de la marquise de Créquy, II, 11 ds LITTRÉ Suppl.); 1892 faramineux (TIMM.). Dér. de faramine « bête nuisible » (XIVe s. Très ancienne coutume de Bretagne, éd. M. Planiol, Rennes, 1896, p. 273 § 293), attesté surtout dans la loc. bête faramine, en Bourgogne (JOSSIER et GUILLEMAUT) et dans l'Ouest (DOTTIN : bet faramin) pour désigner un animal fantastique que l'on craint, empr. à feramina plur. neutre (pris pour un fém. sing.) du b. lat. feramen, -inis « bête sauvage, gibier » (VIe-IXe s. ds NIERM.) dér. de fera « bête sauvage ». De feramen est issu l'a. fr. ferain (XIIe s. ds T.-L.) et l'a. prov. feram (RAYN.). Fréq. abs. littér. : 14. Bbg. SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p. 324; t. 3 1972 [1930], p. 420 (s.v. faramine). (TLFi) /

De (bête) faramine, nom d'un animal fantastique (XIVe), dans diverses régions de l'Ouest et du Centre (cf. Marcel Aymé, la Vouivre, p. 10), de feramina, plur. neutre du bas lat. feramen « bête sauvage », rad. lat. ferus « sauvage » (GR)

  • 1834, écrit pharamineux, une 1e fois mil. XVIe (?), répandu v. 1880-90 (GR)

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