emboucaner

emboucaner (tableau rapide)
emboucaner Puer, sentir mauvais, empuantir
synonyme puer, sentir mauvais
date 1878
fréquence 16

emboucaner

v. intr.

Définition

Puer, sentir mauvais, empuantir ALL : schlecht riechen

registre ancien : 7 registre moderne : 7

Synonyme : puer, sentir mauvais

Citations
1950 Et dégueulbic, avec ça, il baigne dans sa crotte. Il arrête pas de pisser et le reste dans son page, alors on finit par plus s'en occuper… au point où il est est, il est plus approchable, il emboucane toute l'infirmerie source : 1950. Ainsi soit-il
1918 « Et v'là la fumée, maintenant ; c'qu'elle peut puer ! –Ces veaux-là, mon vieux, ça leur suffit pas d'nous larder : i's nous emboucanent. » source : 1918. Au seuil des guitounes
1976 En centrale tu n'avais droit à rien. L'Administration te fournissait chaussettes, slip, chemise et mouchoir. Durant huit jours tu te devais d'éviter de trop transpirer afin de ne point emboucaner. source : 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza
1976 Le poulet qui rentra dans la chambre puait la mouise. […] La voix aussi emboucanait. source : 1976. Histoire criminelle de Rafaël Mendoza

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

EMBOUCANER, verbe. Populaire A.− Emploi intrans. Sentir mauvais, puer. Ah! triste chose que l'humanité. Incarcérée, elle ne sent pas la rose, dehors libérée, elle emboucane, elle fouette à vomir (Arnoux, Algorithme,1948, p. 221). B.− Emploi trans. Importuner par son odeur : ... j'ai été réveillé par la relève du 129equi a passé par là. Pas par le bruit, par l'odeur. Ah! tous ces gars avec leurs pieds à hauteur de ma gueule. (...) et c'est heureux (...) qu'ils m'ont réveillé en m'emboucanant. (...) j'ai ouvert les carreaux juste à temps pour me cramponner à ma toile de tente (...) qu'un de ces fumiers-là parlait de m'grouper. Barbusse, Le Feu,1916, p. 13. Étymol. et Hist. 1878 « sentir mauvais » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 129). Orig. obsc.; prob. altération de emboconner « empoisonner, puer » (cf. FEW t. 1, p. 582b), dér. avec préf. em- (en-*), dés. -er de boucon*, sous l'infl. de boucaner « faire le bouc » (v. boucan2), le bouc étant connu pour sa mauvaise odeur. Fréq. abs. littér. : 1. Bbg. Chautard (É.). La Vie étrange de l'arg. Paris, 1931, p. 193. − Sain. Lang. par. 1920, p. 379. (TLFi) / emboucaner v.intr. non conv. PERCEP. "sentir mauvais" - E, 1866 ; TLF, 1878, Rigaud ; FEW (1, 588b), ø d. *1884 - « Pas possib', mon garçon, avez ch... dans vot' culotte pour emboucanner de c'te façon ? » G. Frison, Les Aventures du colonel Ronchonot, 290 (s.l.n.d.) - G.S. (BHVF) /

Odeur de bouc (AYN) / De em- (en-), et boucaner, de bouc ; cf. emboconner, in Wartburg (GR1&2) /

  • 1878 Rigaud (GR 1&2) / 1878 « sentir mauvais » (Rigaud, Dict. jargon paris.), TLFi /

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