Définition de : se toquer

se toquer (tableau rapide)
se toquer S'éprendre, tomber amoureux, s'engouer de qqun, aimer
synonyme aimer, apprécier, être amoureux
date 1642
fréquence 015

se toquer

& se toquer de

Définition

S'éprendre, tomber amoureux, s'engouer de qqun, aimer ALL : (sich in j. vergucken)

registre ancien : 5 registre moderne : 5

Synonyme : aimer, apprécier, être amoureux

Citations
1863 Je ne comprends plus qu'on se toque des hommes ; qu'on ait des béguins, à en perdre le boire et le manger, pour des êtres grossiers, qui ont la peau rude, des poils partout, qui puent le tabac source : 1863. Le Bout de l'an de la noce
1904 la petite s'était toquée de ma poire source : 1904. La Maison Philibert
1952 il n'est pas concevable qu'une fille si jeune et si splendide se soit toquée de moi source : 1952. Une fille du tonnerre
1918 de Beausieur se toque d'une jeune fille du meilleur monde. source : 1918. Loin de la rifflette
1974 Se toquer d'un tableau parce qu'il vaut une fortune, autant mettre une étiquette avec le prix dessus ! source : 1974. Le roman d'un turfiste

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Entrée relevée dans ces sources (sauf erreur) :

Compléments

Familier A. − Se toquer de/pour qqn, qqc. Se prendre d'une admiration, d'une passion excessive et souvent passagère pour quelqu'un, quelque chose. Synon. s'amouracher, s'emballer, s'engouer, s'enticher. Se toquer d'un auteur, d'une idée. Scholl dit à Jules qu'une jolie femme s'est toquée pour lui et l'engage à coucher avec elle (Goncourt, Journal, 1853, p. 119). Ce terrible juif allemand, ce brasseur d'affaires dont les mains fondaient les millions, devenait imbécile, lorsqu'il se toquait d'une femme: et il les voulait toutes, il n'en pouvait paraître une au théâtre sans qu'il l'achetât, si chère qu'elle fût (Zola, Nana, 1880, p. 1180). B. − Se toquer de + inf.S'entêter, s'obstiner à (faire quelque chose). Elle se toquait de connaître tel ou tel individu qui n'avait aucun titre à être reçu chez elle, parfois parce qu'elle l'avait trouvé beau (Proust, Guermantes 1, 1920, p. 186). Prononc. et Orth.: [tɔke], (il se) toque [tɔk]. Att. ds Ac. 1935. Étymol. et Hist. 1642 se toquer (de) « s'éprendre, s'engouer (de) » (D. Ferrand, Muse norm., éd. A. Héron, t. 2, p. 246, 15). De toquer1*.

De toquer « sonner les cloches », verbe apparenté à toucher, ou de toque, comme se coiffer, s'embéguiner de..., mais toque lui-même pourrait se rattacher à la série (GR) /

  • 1642, Ferrand (TLFi) / 1662 (GR) /

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